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Minnesota : Barack Obama dénonce des méthodes dignes de « dictatures »
Crédit: (DoD photo by Mass Communication Specialist 1st Class Vanessa White), Wikimedia Commons (Public domain)

Une condamnation ferme sur les ondes

L’ancien président des États-Unis, Barack Obama, est sorti de sa réserve ce samedi pour adresser une critique virulente aux opérations menées par la police de l’immigration (ICE) dans l’État du Minnesota. C’est au cours d’un entretien diffusé dans le podcast du commentateur politique de gauche, Brian Tyler Cohen, que l’ex-chef de l’État a partagé son indignation face aux événements récents.

Sans détour, Barack Obama a établi un parallèle historique lourd de sens, comparant les agissements des forces de l’ordre sur le terrain à des comportements observés « dans les dictatures ». Il a tenu à souligner la gravité de la situation actuelle en qualifiant les actions des agents fédéraux de dérives inacceptables pour une démocratie.

Lors de cet échange, il a déclaré textuellement : « Le comportement dévoyé d’agents du gouvernement fédéral est profondément préoccupant et dangereux ». Pour le démocrate, ces méthodes rappellent celles « que nous avons vus par le passé dans des pays autoritaires et dans des dictatures ».

Tensions et tragédies à Minneapolis

Le contexte de cette prise de parole est marqué par une vaste opération de sécurité menée à Minneapolis, la plus grande ville du Minnesota. Depuis plusieurs semaines, des milliers d’agents de la police fédérale de l’immigration (ICE) ainsi que de la police des frontières ont été déployés sur place. L’administration Trump a justifié ces raids massifs en affirmant qu’ils ciblaient spécifiquement des criminels.

Cependant, le bilan de ces interventions dépasse le simple cadre de la lutte contre la criminalité étrangère. Si un grand nombre de migrants ont été interpellés, plusieurs citoyens américains ont également été arrêtés avant que l’opération ne prenne fin cette semaine. La situation a atteint un point de rupture dramatique le mois dernier avec la mort de deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti.

Ces deux individus, qui tentaient de s’opposer aux actions de l’ICE, ont été tués par balles par des agents fédéraux. Ce double drame a immédiatement déclenché une vague d’indignation à travers le pays et provoqué d’importantes manifestations de colère dans la région.

L’appel au sursaut citoyen

Ce n’est pas la première fois que Barack Obama exprime son inquiétude face à la tournure des événements. Déjà le mois dernier, l’ex-président démocrate, qui a dirigé le pays de 2009 à 2017, avait critiqué les agissements de cette police spécialisée. Il avait alors appelé à un « sursaut » de la part des citoyens, estimant que les valeurs fondamentales de la nation étaient « attaquées ».

Dans le podcast diffusé samedi soir, il a réitéré son soutien à ceux qui choisissent de s’opposer à ces démonstrations de force. Il a salué la mobilisation de la population civile qui refuse de laisser ces méthodes s’installer sans contestation.

Il a ainsi expliqué sa vision de cette opposition : « Ce sont des citoyens qui disent, de manière systématique et organisée: +ce n’est pas l’Amérique en laquelle nous croyons+, et nous allons résister, nous allons riposter avec la vérité, et avec des caméras et avec des manifestations pacifiques ».

L’espoir malgré le froid

Barack Obama a tenu à mettre en lumière le courage des manifestants qui, malgré des conditions climatiques difficiles, continuent de faire entendre leur voix. Pour lui, cette persévérance est un signal positif pour l’avenir du pays et la préservation de ses idéaux démocratiques.

« Ce type de comportement héroïque et persistant de la part de gens ordinaires, malgré les températures négatives, c’est ce qui devrait nous donner de l’espoir », a ajouté Barack Obama lors de l’interview. Il a conclu sur une note d’optimisme prudent quant à la capacité de résilience de la société américaine.

Il a affirmé avec conviction : « Tant que nous avons des gens qui font ça, je pense que nous allons nous en sortir ». Ces propos visent à galvaniser une base militante éprouvée par les récents événements tragiques.

Fin de l’opération et bras de fer politique

Sur le plan opérationnel, Tom Homan, considéré comme le bras droit du président Donald Trump, a annoncé jeudi la fin officielle de cette opération controversée dans le Minnesota. Toutefois, cette annonce ne met pas fin aux revendications de l’opposition démocrate qui exige désormais des changements structurels profonds.

Les démocrates réclament de vastes réformes du fonctionnement de l’ICE. Leurs demandes incluent la fin des patrouilles volantes, l’interdiction formelle pour les agents de dissimuler leur visage lors des interventions, ainsi que l’obligation d’obtenir un mandat judiciaire avant de procéder à l’arrestation d’un migrant.

Pour donner du poids à ces exigences, les chefs démocrates au Congrès ont engagé un bras de fer budgétaire. Ils menacent désormais de ne pas approuver le projet de financement 2026 du ministère de la Sécurité intérieure (DHS) si ces conditions ne sont pas prises en compte.

Selon la source : tvanouvelles.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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