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L’IA d’Elon Musk prédit déjà le vainqueur de la présidentielle américaine de 2028
Crédit: shutterstock

Une simulation détaillée des prochaines élections américaines

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C’est une projection qui fait grand bruit sur les réseaux sociaux et dans les cercles d’observateurs politiques. Un créateur de contenu sur YouTube, opérant la chaîne « Election Time », a utilisé les capacités de calcul de Grok pour modéliser l’issue de l’élection présidentielle américaine de 2028. Grok est le robot d’intelligence artificielle développé par Elon Musk, couramment utilisé sur sa plateforme sociale X (anciennement Twitter).

Cette analyse ne se contente pas de désigner un vainqueur. La vidéo publiée en ligne offre une ventilation minutieuse, détaillant les résultats État par État, les projections des primaires et les cotes des marchés de paris. L’objectif de cette démarche technologique est de déterminer non seulement qui s’installera dans le Bureau ovale, mais aussi l’ampleur précise de son triomphe électoral à travers le pays.

Alors que le paysage politique américain est en perpétuelle mutation, cette utilisation de l’intelligence artificielle offre un aperçu fascinant des scénarios possibles, basés sur des données massives et des tendances actuelles. L’exercice tente de répondre à la question que tout le monde se pose : à quoi ressemblera l’Amérique politique dans quatre ans ?

L’obstacle constitutionnel et les forces en présence

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Donald Trump a longtemps laissé entendre qu’il pourrait tenter de briguer un troisième mandat. Cependant, la loi américaine est formelle sur ce point. Comme le souligne le National Constitution Center, le 22e amendement de la Constitution des États-Unis pose une barrière infranchissable. Le texte stipule précisément : « Nul ne pourra être élu à la présidence plus de deux fois, et nul ayant occupé la présidence ou agi en tant que président pendant plus de deux ans d’un mandat pour lequel une autre personne a été élue président ne pourra être élu à la présidence plus d’une fois. »

Puisque Donald Trump ne pourra légalement pas participer au scrutin de 2028, l’IA a dû sélectionner d’autres protagonistes. Pour les besoins de la simulation Grok, la chaîne YouTube a soumis une liste de candidats potentiels souvent cités par CNN. Du côté démocrate, les noms incluent Kamala Harris, Gavin Newsom, Pete Buttigieg, Alexandria Ocasio-Cortez, Josh Shapiro, JB Pritzker, Cory Booker et Tim Walz.

Dans le camp républicain, les personnalités testées sont tout aussi nombreuses. Outre le vice-président actuel JD Vance, la liste comprenait Donald Trump Jr., Marco Rubio, Ron DeSantis, Robert Kennedy Jr., Nikki Haley, Ted Cruz et Vivek Ramaswamy. C’est à partir de ce vivier de personnalités politiques que l’intelligence artificielle a construit son scénario de duel final.

Les favoris désignés par les sondages et les cotes

President Joe Biden greets Vice President Kamala Harris in the West Wing of the White House, Monday, March 14, 2022, before entering the White House Situation Room for a National Security Briefing. (Official White House Photo by Adam Schultz)

Pour affiner sa prédiction, l’analyse s’est appuyée sur des données chiffrées précises datant du 12 février. Selon les premiers sondages des primaires démocrates partagés à cette date, Kamala Harris menait la course avec 32 % des voix de l’électorat démocrate. Elle était suivie de près par Gavin Newsom, crédité de 23,8 %. Au moment de la publication de la vidéo, les probabilités que Kamala Harris fasse campagne pour être à nouveau la candidate démocrate s’élevaient à 56 %.

L’examen du camp républicain révèle une hiérarchie plus tranchée. Le vice-président JD Vance apparaît comme le favori incontesté. Toujours à la date du 12 février, il recueillait 49,2 % des intentions de vote dans les sondages, laissant Donald Trump Jr. loin derrière à la seconde place avec 19,5 %.

Ces tendances sont corroborées par les marchés de prédiction. La plateforme d’échange et de prévision Kalshi estime qu’il y a 46 % de chances que JD Vance décroche l’investiture républicaine. C’est donc fort logiquement que Grok a retenu l’affiche suivante pour son élection virtuelle : Kamala Harris contre JD Vance.

La carte électorale : les bastions de chaque candidat

shutterstock / Portrait officiel de l’investiture de JD Vance / la Bibliothèque du Congrès des États-Unis / Domaine public via wikimedia

Selon les calculs de l’intelligence artificielle, la géographie électorale de 2028 conserverait des lignes de fracture bien connues. Pour JD Vance, les États considérés comme « solides » incluent une large partie du centre et du sud du pays. La liste comprend l’Utah, l’Idaho, le Montana, le Wyoming, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Nebraska (à l’exception de son deuxième district), le Kansas, l’Oklahoma, le Missouri, l’Arkansas, la Louisiane, le Mississippi, l’Alabama, le Tennessee, le Kentucky, la Virginie-Occidentale, l’Indiana, la Caroline du Sud et l’Ohio.

De son côté, Kamala Harris conserverait ses bastions traditionnels. Ses États solides ressembleraient à ceux de sa campagne de 2024, englobant la Californie, l’État de Washington, Hawaï, le Vermont, le Massachusetts, le Connecticut, le Delaware, le Maryland, le district de Columbia ainsi que le premier district du Maine.

Une nuance importante apparaît cependant dans cette projection comparativement à 2024 : le Delaware et le Connecticut sont spécifiquement prédits comme étant des États solides pour la candidate démocrate lors de cette future échéance, consolidant ainsi sa base sur la côte Est.

Le verdict final de l’IA et le contexte politique actuel

JDVance/X

Le résultat final de la simulation est sans appel. Les prévisions du robot Grok attribuent 326 grands électeurs à JD Vance contre 212 pour Kamala Harris. Si cette projection se réalisait, les États-Unis connaîtraient quatre années supplémentaires de gouvernance républicaine. JD Vance ferait même mieux que son mentor : il est prédit qu’il remporterait 14 sièges de plus que Donald Trump en 2024, en gagnant tous les États remportés par ce dernier, auxquels s’ajouteraient le Minnesota et le New Hampshire.

Cette prédiction intervient pourtant dans un contexte difficile pour le parti au pouvoir. Au moment de la rédaction de cet article, un sondage Economist/YouGov indique que 55 % des Américains estiment que Donald Trump fait du mauvais travail en tant que président. Les mêmes sondeurs ont constaté que 60 % de la population pense que le pays est sur la mauvaise voie.

Bien que Donald Trump ait accordé peu de temps au pessimisme des instituts de sondage, ces chiffres suggèrent que les Républicains pourraient faire face à une bataille difficile pour se maintenir au pouvoir, malgré l’optimisme affiché par l’intelligence artificielle d’Elon Musk.

Selon la source : pulptastic.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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