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La Lune rétrécit : de nouvelles preuves confirment une activité géologique insoupçonnée
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une activité sismique toujours présente

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Contrairement aux idées reçues, la Lune n’est pas un astre mort sur le plan sismique. Bien qu’aucun autre monde dans notre système solaire ne possède de plaques tectoniques et de tremblements de terre comparables à ceux de la Terre, cela ne signifie pas pour autant que le sol lunaire ne tremble pas. Cette activité est connue des scientifiques depuis l’ère des missions Apollo, qui ont permis de détecter l’existence de tremblements de lune.

Depuis environ une quinzaine d’années, nous savons également que notre satellite naturel rétrécit. Il a ainsi perdu 50 mètres (soit 165 pieds) de rayon au cours des 200 derniers millions d’années. Aujourd’hui, de nouveaux éléments viennent renforcer ces constatations et confirmer que l’activité géologique lunaire est bel et bien une réalité tangible.

Ces découvertes remettent en perspective notre compréhension de l’évolution de l’astre. Loin d’être une relique figée, la Lune continue d’évoluer physiquement sous l’effet de forces internes, modifiant lentement mais sûrement sa topographie.

Le mécanisme de contraction et les hautes terres

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La Lune était autrefois beaucoup plus active géologiquement. Cependant, avec le temps, son intérieur a commencé à se refroidir et à se solidifier. Ce processus thermique entraîne une conséquence mécanique directe : à mesure que la couche interne se contracte, la croûte située au-dessus se fissure et se déforme sous la contrainte.

Ce phénomène donne naissance à des falaises de faille, appelées escarpements lobés. Ces structures géologiques spécifiques ont été identifiées par Tom Watters et ses collègues dans les hautes terres lunaires. Ces régions se distinguent visuellement par leur couleur gris clair brillante, contrastant avec le reste de la surface de l’astre.

Ces escarpements témoignent des forces compressives qui s’exercent sur la croûte lunaire. Ils sont la manifestation visible en surface d’un corps céleste qui se recroqueville littéralement sur lui-même en refroidissant.

Découverte majeure dans les mers lunaires

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De nouvelles observations de la Lune ont permis de repérer de petites crêtes, connues sous le nom de small mare ridges (SMR). Ces failles sont situées dans les mers lunaires (les maria), ces vastes plaines de basalte sombre que nous appelons communément « mers », à l’image de la Mer de la Tranquillité où Apollo 11 a atterri.

L’équipe de recherche a finalisé un catalogue recensant ces SMR, découvrant 1 114 nouvelles crêtes, ce qui porte leur total connu à 2 634. L’analyse révèle que les SMR et les escarpements lobés ont des âges proches : une moyenne de 124 millions d’années pour les premiers et de 105 millions d’années pour les seconds. De plus, l’équipe a constaté que ces deux types de formations sont souvent physiquement connectés là où le terrain transitionne des hautes terres vers les mers.

Cette connexion physique et temporelle suggère une origine commune. L’activité de contraction de la Lune est très probablement responsable de la formation simultanée de ces deux caractéristiques géologiques distinctes mais liées.

Une vision globale de la tectonique lunaire

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Ces travaux permettent d’unifier la compréhension de la géologie lunaire. Tom Watters, co-auteur de l’étude et scientifique émérite au Centre d’études terrestres et planétaires, a déclaré dans un communiqué : « Notre détection de jeunes et petites crêtes dans les mers lunaires, et notre découverte de leur cause, complètent une image globale d’une Lune dynamique et en contraction. »

Cole Nypaver, auteur principal de l’étude et également membre du Centre d’études terrestres et planétaires, précise l’importance de cette avancée : « Depuis l’ère Apollo, nous connaissons la prévalence des escarpements lobés à travers les hautes terres lunaires, mais c’est la première fois que des scientifiques documentent la prévalence généralisée de caractéristiques similaires à travers les mers lunaires. »

Il ajoute ensuite : « Ce travail nous aide à acquérir une perspective globalement complète sur la tectonique lunaire récente, ce qui conduira à une meilleure compréhension de son intérieur, de son histoire thermique et sismique, et du potentiel de futurs tremblements de lune. »

Implications pour le programme Artemis et l’exploration future

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L’exploration humaine et robotique future de la Lune pourrait apporter des connaissances nouvelles et plus détaillées sur l’activité qui règne en son intérieur. Le programme Artemis a pour ambition de ramener des humains à la surface d’ici la fin de la décennie, bien que des complications existent concernant cet objectif. Selon les prévisions actuelles mentionnées, Artemis II devrait espérons-le être lancé dans quelques semaines, une mission qui emmènera des humains autour de la Lune pour observer des zones qu’aucun œil humain n’a encore vues.

Cole Nypaver conclut sur une note enthousiaste : « Nous vivons une période très excitante pour la science et l’exploration lunaires. Les programmes d’exploration lunaire à venir, tels qu’Artemis, fourniront une mine de nouvelles informations sur notre Lune. Une meilleure compréhension de la tectonique lunaire et de l’activité sismique bénéficiera directement à la sécurité et au succès scientifique de ces missions et des futures. »

L’ensemble de ces résultats et conclusions a fait l’objet d’un article publié dans le Planetary Science Journal.

Selon la source : iflscience.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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