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Trump contre-attaque : hausse des tarifs douaniers au lendemain du verdict de la Cour suprême
Crédit: The White House, Wikimedia Commons (Public domain)

Une riposte immédiate après le verdict de la Cour suprême

Donald Trump n’a pas tardé à réagir. Au lendemain d’une décision défavorable de la Cour suprême concernant sa politique tarifaire emblématique, l’ancien président, âgé de 79 ans, a annoncé son intention d’augmenter le taux global des droits de douane. Cette déclaration, faite le samedi 21 février, marque une escalade immédiate dans son bras de fer avec les institutions judiciaires.

La veille, la plus haute juridiction des États-Unis avait pourtant invalidé son précédent programme. Les juges avaient estimé que la méthode employée par le président était illégale, non pas en raison de la nature même des tarifs, mais parce qu’il s’était appuyé sur une loi d’urgence économique pour imposer ces taxes à grande échelle.

Loin de se laisser démonter par ce revers juridique, Donald Trump a choisi la plateforme Truth Social pour contre-attaquer. Il y affirme sa volonté de porter les droits de douane sur les importations de tous les pays à 15 %, contournant ainsi l’obstacle posé par la Cour suprême vingt-quatre heures plus tôt.

L’invocation inédite de la section 122 du Trade Act

Pour justifier cette nouvelle offensive commerciale, Donald Trump s’appuie sur un levier législatif précis : la section 122 du Trade Act de 1974. Ce texte permet au président d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 15 % pour répondre à ce qui est qualifié de « déficit important et grave de la balance des paiements ».

L’utilisation de cet article de loi constitue un fait historique. En effet, Donald Trump devient le tout premier président à invoquer cet acte spécifique. Cette disposition lui confère un pouvoir d’action rapide, mais limité dans le temps : la mesure peut légalement rester en vigueur pour une durée maximale de 150 jours sans nécessiter l’approbation du Congrès.

Cette stratégie juridique vise à contourner les motifs qui ont conduit à l’annulation de son précédent programme, en changeant la base légale de l’intervention tout en maintenant, voire en augmentant, la pression tarifaire sur les partenaires commerciaux des États-Unis.

Les déclarations cinglantes sur Truth Social

Dans son message publié sur Truth Social, Donald Trump n’a pas mâché ses mots pour exprimer sa position. Il a écrit : « Sur la base d’un examen minutieux, détaillé et complet de la décision ridicule, mal écrite et extraordinairement anti-américaine sur les tarifs douaniers rendue hier, après DE NOMBREUX mois de réflexion, par la Cour suprême des États-Unis, veuillez considérer cette déclaration comme signifiant que je, en tant que président des États-Unis d’Amérique, vais, avec effet immédiat, augmenter le tarif mondial de 10 % sur les pays ».

Il a poursuivi en justifiant cette hausse par le comportement de certaines nations étrangères : « Dont beaucoup arnaquent les États-Unis depuis des décennies, sans représailles (jusqu’à ce que j’arrive !), au niveau de 15 % entièrement autorisé et légalement testé ».

Le président a conclu son message en réaffirmant ses objectifs politiques : « Au cours du prochain petit nombre de mois, l’administration Trump déterminera et émettra les nouveaux tarifs légalement admissibles, qui poursuivront notre processus extraordinairement réussi pour Rendre sa grandeur à l’Amérique. PLUS GRAND QUE JAMAIS AUPARAVANT !!! Merci de votre attention sur ce sujet ».

L’indépendance affichée de la Cour suprême

La décision de la Cour suprême qui a déclenché cette réaction a été rendue par un vote de 6 contre 3. Ce verdict a réuni une coalition inhabituelle composée de trois juges conservateurs et de trois juges libéraux. Fait notable, deux des juges ayant voté contre le programme tarifaire initial avaient été nommés par Donald Trump lui-même.

Cette configuration du vote suggère une volonté de la Cour d’agir de manière indépendante plutôt que de suivre des lignes purement politiques. Les magistrats ont sanctionné l’usage inapproprié d’une loi d’urgence économique pour justifier des tarifs larges, posant ainsi une limite procédurale au pouvoir exécutif.

Cependant, cette indépendance affichée n’a pas été du goût de l’ancien président, qui voit dans ce jugement une entrave directe à sa capacité de manœuvre économique et une trahison de la part de certains membres de l’institution judiciaire.

Colère et accusations d’ingérence étrangère

Avant même son annonce de samedi, Donald Trump avait exprimé sa frustration dès vendredi dans la salle de presse. Il s’était plaint de la situation en déclarant : « J’ai le droit de détruire le pays, mais je ne peux pas leur facturer une petite taxe. Je peux leur faire tout ce que je veux, mais je ne peux pas facturer d’argent ».

Sa critique s’est faite plus personnelle et virulente à l’égard des juges. « La décision de la Cour suprême sur les tarifs douaniers est profondément décevante et j’ai honte de certains membres de la Cour », a-t-il ajouté, précisant être « absolument honteux qu’ils n’aient pas eu le courage de faire ce qui est juste pour notre pays ».

Il a enfin livré son interprétation des motivations de la Cour : « C’est mon opinion que la cour a été influencée par des intérêts étrangers et un mouvement politique qui est bien plus petit que ce que les gens ne penseraient jamais ». Pour l’heure, l’annonce faite samedi n’a pas encore été officiellement mise en œuvre par la Maison Blanche.

Selon la source : ladbible.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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