L’IA dévoile qui gagnerait l’élection présidentielle américaine si Trump affrontait Obama en 2028
Auteur: Simon Kabbaj
Un duel virtuel au mépris de la Constitution

L’intelligence artificielle s’est penchée sur un scénario qui relève de la pure fiction politique, mais qui fascine les observateurs : que se passerait-il si Barack Obama et Donald Trump s’affrontaient pour la présidence des États-Unis en 2028 ? Cette hypothèse, bien que juridiquement impossible à l’heure actuelle, a été modélisée pour déterminer un vainqueur clair.
La chaîne YouTube populaire « I Ask AI » a partagé une vidéo explorant cette élection hypothétique. Le point de départ de cette simulation nécessite un changement législatif majeur où un troisième mandat présidentiel serait autorisé, permettant ainsi à Donald Trump de se présenter à nouveau. Bien que le 22e amendement de la Constitution américaine l’interdise formellement, l’auteur de la simulation par IA n’a pas pu résister à l’envie de voir ce qui se produirait si cette barrière légale tombait.
Le présentateur de la vidéo invite d’ailleurs les spectateurs à faire abstraction de la réalité juridique pour se plonger pleinement dans l’exercice. Il déclare : « Alors pour les 15 prochaines minutes, oubliez tout ce qui concerne le 22e amendement. Mettez-le simplement de côté ou quelque part. »
Obama, l’unique adversaire crédible selon l’IA

Une fois l’obstacle constitutionnel levé par l’imagination, la question de l’adversaire se pose. Selon l’analyse proposée, si Donald Trump briguait un nouveau mandat, la conversation se tournerait inévitablement vers un unique opposant potentiel. La rivalité historique entre les deux hommes semble dicter ce choix scénaristique.
L’hôte de la chaîne YouTube explique cette logique implacable : « Et une fois que vous ouvrez cette porte, il n’y a vraiment qu’un seul nom que les gens évoquent. Oui, cet homme. Chaque fois que Trump parle d’un troisième mandat, le nom de Barack Obama surgit instantanément. » C’est donc bien le 44e président des États-Unis qui est désigné par l’intelligence artificielle comme le challenger naturel.
La simulation s’est ensuite attardée sur les spécificités des deux campagnes. Les questions posées à l’IA incluaient les promesses que feraient les candidats aux électeurs, le ressenti général du pays face à cette élection inédite, et bien sûr, l’identité de celui qui finirait par l’emporter.
Stratégie de campagne : le contrepoids institutionnel

L’intelligence artificielle a prédit que la campagne de Barack Obama serait entièrement construite en opposition à celle de son rival. Elle serait centrée sur des notions de réparation et de retour en arrière, avec un accent spécifique sur l’idée de « défaire, corriger ou stabiliser ce qu’il décrirait comme les dommages d’une ère Trump prolongée. »
L’analyse va plus loin dans la description de la posture qu’adopterait l’ancien président démocrate. L’IA précise : « Il se présenterait comme le contrepoids, stable là où Trump est conflictuel, institutionnel là où Trump est perturbateur, faisant de la course un référendum direct sur deux styles de gouvernance très différents. »
Cette stratégie viserait à capitaliser sur le contraste frappant entre les personnalités et les méthodes des deux hommes. L’objectif serait de transformer l’élection non pas en un choix de programme, mais en un choix de vision de la fonction présidentielle elle-même.
Verdict : une victoire claire dans un pays épuisé

Le contexte national imaginé par l’IA pour cette élection de 2028 est celui d’une Amérique épuisée. En raison des conflits, tels que les scandales et les protestations, les conditions classiques d’une réélection ne seraient pas réunies. Cette lassitude de l’électorat jouerait un rôle déterminant dans l’issue du scrutin.
Selon les prédictions algorithmiques, cet environnement conduirait à une victoire sans appel. La vidéo conclut sur cette prévision nette : « Dans cet environnement, je ne verrais pas cela comme un écart minime. Je pencherais pour une victoire assez confiante d’Obama. »
Loin d’être un scrutin serré qui tiendrait le pays en haleine jusqu’à la dernière minute, l’IA envisage donc un rejet assez large du style Trump au profit de la stabilité incarnée par Obama, dans ce scénario fictif où la fatigue politique pèse lourd dans la balance.
Le rappel à la réalité constitutionnelle
Ce type d’élections hypothétiques a également fait son apparition sur la plateforme X, anciennement connue sous le nom de Twitter. Des utilisateurs des réseaux sociaux ont interrogé le robot d’intelligence artificielle du site, Grok, sur des scénarios potentiels similaires, témoignant de l’intérêt du public pour ces fictions politiques.
Toutefois, la réalité juridique reste infranchissable. Le mandat de Donald Trump s’achèvera en janvier 2029 et il ne pourra pas être réélu, même s’il a fait allusion à la possibilité de tenter un troisième mandat. Le texte de loi est sans équivoque à ce sujet.
Comme le rappelle le National Constitution Center, le 22e amendement stipule : « Nul ne pourra être élu à la fonction de président plus de deux fois, et nul ne pourra être élu à la fonction de président plus d’une fois s’il a occupé la fonction de président ou agi en tant que président pendant plus de deux ans d’un mandat pour lequel une autre personne a été élue président. »
Créé par des humains, assisté par IA.
