Trafic humain dans le Grand Toronto : des fillettes de 11 ans parmi les victimes
Auteur: Simon Kabbaj
Coup de filet dans le Grand Toronto : des mineures ciblées

La police régionale de Peel a annoncé l’arrestation de quatre individus dans le cadre d’une enquête majeure. Les faits reprochés concernent des allégations de trafic d’êtres humains et d’exploitation dans la région du Grand Toronto (RGT). Cette opération vise à mettre un terme à un réseau présumé opérant sur plusieurs municipalités.
Les enquêteurs ont révélé des détails particulièrement préoccupants concernant l’âge des personnes ciblées par ce réseau. Selon les forces de l’ordre, plusieurs jeunes filles ont été identifiées comme victimes. L’âge de ces dernières varie entre 11 et 14 ans seulement, ce qui confère à cette affaire une gravité particulière.
Une enquête débutée en janvier : coercition et menaces

Le point de départ de cette affaire remonte au mois de janvier 2024. C’est à cette période que les officiers de la police régionale de Peel ont reçu les premières informations signalant des activités suspectes. L’enquête a rapidement mis en lumière que plusieurs victimes de sexe féminin étaient victimes de trafic à travers toute la région.
Les méthodes employées par les suspects pour maintenir leur emprise sur les victimes ont été détaillées par les autorités. D’après les enquêteurs, le groupe aurait eu recours à la coercition et à la manipulation psychologique pour asseoir son autorité.
En plus de ces pressions psychologiques, des menaces de violence physique auraient été proférées pour contrôler les jeunes filles. L’objectif final de ces manœuvres était, selon la police, de tirer profit de leur exploitation au sein de l’industrie du sexe.
Identité des suspects : trois jeunes adultes accusés

Trois des quatre suspects arrêtés sont des adultes et ont été formellement identifiés par les services de police. Il s’agit de Mohamad Omar Al-Saleh, âgé de 21 ans et résidant à Toronto, ainsi que de Mustafa Abdo, âgé de 22 ans, également originaire de Toronto.
Le troisième adulte impliqué a été identifié comme étant Yousif Al-Gburi. Ce jeune homme de 20 ans est quant à lui résident de la ville de Mississauga. Les autorités ont diffusé leurs identités dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.
Ces trois hommes font face à une série d’accusations lourdes liées à la nature des faits reprochés. Leur comparution permettra de faire la lumière sur leur rôle exact dans ce réseau présumé d’exploitation.
Un mineur impliqué et le détail des charges

Un quatrième individu a été inculpé dans cette affaire, mais son profil diffère de celui de ses coaccusés. Il s’agit d’un adolescent de 15 ans. En raison de son âge, son identité est strictement protégée par les dispositions de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) et ne peut être divulguée.
Les charges retenues contre les trois adultes sont nombreuses et précises : trois chefs d’accusation pour proxénétisme sur une personne de moins de 18 ans, deux chefs pour avoir tiré un avantage du trafic de personnes, et deux chefs pour avoir bénéficié matériellement de services fournis par une personne de moins de 18 ans. Ils sont aussi accusés d’avoir exercé un contrôle, une direction ou une influence (trois chefs) et de trafic de personnes de moins de 18 ans (deux chefs).
L’adolescent de 15 ans fait face à ses propres chefs d’accusation. Il est poursuivi pour obtention de services moyennant rétribution auprès d’une personne de moins de 18 ans, agression sur une femme de moins de 16 ans, et contacts (interférence).
L’enquête se poursuit : la crainte d’autres victimes

Malgré ces quatre arrestations, le travail des forces de l’ordre n’est pas terminé. La police régionale de Peel a précisé que l’enquête demeurait active à ce jour. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour s’assurer que l’ensemble du réseau a été démantelé.
Les autorités craignent que l’ampleur de l’affaire ne soit plus vaste que ce qui a été établi jusqu’à présent. La police croit fermement qu’il pourrait y avoir d’autres victimes qui ne se sont pas encore manifestées auprès des services compétents.
Un appel implicite est lancé à toute personne détenant des informations ou ayant été victime de ces agissements. La protection des victimes reste une priorité centrale pour les services d’enquête dans ce type de dossier sensible.
Créé par des humains, assisté par IA.