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Affaire Epstein : Bill Clinton réagit à la photo polémique prise dans un jacuzzi
Crédit: Département de la Justice

Un ancien président sur le gril

U.S. National Archives and Records Administration / Wikimedia

C’est une affaire qui continue de faire des vagues. Le vendredi 27 février, Bill Clinton, le 42ème président des États-Unis, a témoigné à New York lors d’une déposition à huis clos. Organisée par la commission de surveillance de la Chambre des représentants, cette audition s’inscrivait dans le cadre du dossier Jeffrey Epstein. L’ancien chef d’État a dû s’expliquer pendant six longues heures, notamment sur une photographie controversée publiée dans les documents judiciaires liés à l’affaire.

Ce témoignage s’est déroulé au Chappaqua Performing Arts Center. Il suivait de près celui de son épouse, Hillary Clinton, qui avait elle-même été entendue la veille, le jeudi 26 février. Pour Bill Clinton, il s’agissait de clarifier la nature de ses liens avec le financier déchu et de répondre à des questions précises sur des clichés devenus publics.

Au cœur de l’interrogatoire : la photo du jacuzzi

Le point central de l’interrogatoire concernait une image le montrant dans un jacuzzi en compagnie d’une femme non identifiée. Les membres de la commission ont pressé l’ancien président sur la nature de sa relation avec cette personne. La réponse de Bill Clinton a été catégorique : il a nié toute relation sexuelle avec elle.

Plus encore, il a affirmé ne pas savoir qui était cette femme. Une version des faits qui contraste avec les propos tenus par son épouse plus tôt dans le mois. Interrogée par des journalistes, Hillary Clinton avait en effet affirmé que la photo en question avait été prise lors d’un voyage à but caritatif.

D’autres clichés et une relation à éclaircir

Department of Justice

La photo du jacuzzi n’était pas la seule pièce du dossier. D’autres images issues des archives judiciaires ont été présentées. L’une d’elles montre Bill Clinton en train de nager dans une piscine avec Ghislaine Maxwell, ainsi qu’une autre femme non identifiée. Une autre photographie, dont le lieu de prise de vue reste incertain, le montre avec son bras autour de la taille d’une femme assise sur le rebord de son siège.

Durant les six heures de déposition, l’ancien président a donc été interrogé non seulement sur ces clichés, mais aussi, plus largement, sur ses liens avec Jeffrey Epstein. L’objectif de la commission était de faire la lumière sur l’ensemble de leurs interactions passées.

La défense de Clinton : « Je n’ai rien vu, et je n’ai rien fait de mal »

Clinton figurait dans les dossiers Epstein (Département de la Justice).

Face aux questions, Bill Clinton a maintenu sa ligne de défense. « Je n’ai rien vu, et je n’ai rien fait de mal », a-t-il déclaré pendant l’audition. Il a insisté sur le fait que, même avec le recul, rien ne l’avait alerté à l’époque : « Même avec le recul d’aujourd’hui, je n’ai rien vu qui m’ait fait hésiter ».

Avant de poursuivre, il a tenu à aborder la convocation de son épouse, se montrant très personnel. « Mais avant de commencer, je dois être personnel. Vous avez fait venir Hillary. Elle n’avait rien à voir avec Jeffrey Epstein. Rien », a-t-il lancé aux membres de la commission. « Que vous ayez assigné 10 personnes ou 10 000, l’inclure n’était tout simplement pas juste ».

Selon lui, si cette affaire a pris une telle ampleur, c’est en raison de la capacité de Jeffrey Epstein à dissimuler ses activités criminelles. « Nous sommes seulement ici parce qu’il l’a si bien caché à tout le monde pendant si longtemps. Et au moment où cela a été révélé avec son plaidoyer de culpabilité de 2008, j’avais depuis longtemps cessé de le fréquenter », a-t-il expliqué.

Un passé lointain et des réponses « peu satisfaisantes »

L’ancien président a toutefois prévenu que ses réponses pourraient être « peu satisfaisantes », arguant d’un manque de souvenirs précis sur des événements anciens. « Tout cela remonte à très longtemps. Et je suis tenu par mon serment de ne pas spéculer, ou de deviner », a-t-il précisé.

Il a ensuite ajouté que cette prudence n’était pas uniquement dans son propre intérêt. « Ce n’est pas seulement pour mon bénéfice, mais parce que cela ne vous aide pas que je joue au détective 24 ans plus tard », a-t-il conclu sur ce point. Bill et Hillary Clinton avaient tous deux accepté de se plier à cette obligation de témoigner.

Un témoignage historique et des réactions politiques

shutterstock

Cette déposition marque un précédent. Bill Clinton est en effet le premier ancien président des États-Unis à être contraint de témoigner devant une commission parlementaire. Un événement qui n’a pas manqué de faire réagir la sphère politique.

Depuis l’extérieur de la Maison-Blanche, Donald Trump a commenté la situation. « Je l’aime bien », a-t-il déclaré à propos de son prédécesseur. « Je n’aime pas le voir déposer, mais ils s’en sont certainement pris à moi ». Une remarque qui replace cette audition dans un contexte politique plus large, au-delà des seuls faits du dossier Epstein.

Selon la source : unilad.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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