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Ce trait de personnalité qui pourrait garder votre cerveau jeune pendant des décennies
Crédit: lanature.ca (image IA)

Au-delà du régime et de l’exercice : le secret d’une longue vie

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Pour optimiser sa santé, la plupart d’entre nous connaissent la recette de base : une alimentation équilibrée, peu d’aliments transformés, une activité physique régulière, et une consommation modérée d’alcool et de tabac. Mais que se passerait-il si un autre facteur, souvent négligé, jouait un rôle crucial dans notre longévité et la clarté de notre esprit ?

Les traits de personnalité ne figurent généralement pas sur la liste des éléments à surveiller pour vivre plus longtemps. Pourtant, des scientifiques viennent de faire une découverte de taille concernant les personnes extraverties et celles qui cultivent des liens sociaux riches. Il semblerait que posséder des traits de caractère plus extravertis pourrait non seulement prolonger l’espérance de vie, mais aussi préserver des fonctions cérébrales saines bien plus longtemps.

L’étude des « Superagers », ces aînés à la mémoire exceptionnelle

Emily Rogalski, PhD neurology.uchicago.edu

Au cœur de cette révélation se trouve l’étude « Superager », un projet de recherche mené depuis le début des années 2000 par la neurologue Emily Rogalski. L’objectif est simple mais ambitieux : identifier les caractéristiques spécifiques qui définissent un vieillissement réussi. Le terme « superager » désigne une personne âgée de 80 ans ou plus qui possède une capacité de mémorisation équivalente à celle d’un individu de vingt à trente ans plus jeune.

Pour la professeure Rogalski, l’enjeu est de taille. Comme elle l’explique à Science Focus : « Il y a quelque chose de spécial dans le fait de pouvoir vivre jusqu’à 80 ans et d’avoir encore les performances cognitives d’une personne de 60 ans ». Pour percer ce mystère, son équipe a exploré une multitude de pistes. « Nous avons examiné les facteurs liés au mode de vie. Nous avons examiné les facteurs génétiques. Nous avons examiné la structure et la fonction du cerveau. Nous avons maintenant des superagers qui portent des capteurs dans leur vie quotidienne afin de mieux comprendre le sommeil, l’activité, mais aussi le lien social. »

Plus que l’extraversion : un cocktail de curiosité et de résilience

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Les recherches ont rapidement mis en évidence un point commun chez ces aînés exceptionnels : un engagement social constant. Mais la professeure Rogalski apporte une nuance importante. « Nous voyons que les superagers sont souvent engagés. Pour moi, cependant, c’est plus que de l’extraversion. C’est la curiosité, la résilience et, pour beaucoup, le lien qui les unit est qu’ils apprécient cette connexion avec les autres. »

Il ne s’agit donc pas nécessairement d’être l’âme de toutes les fêtes ou d’avoir un carnet d’adresses démesuré. Si vous êtes de nature plus introvertie, la bonne nouvelle est que les bénéfices s’appliquent aussi aux personnes qui interagissent régulièrement avec un groupe plus restreint. L’essentiel réside dans la qualité et la régularité des liens, plutôt que dans leur quantité.

Pourquoi les liens sociaux sont une gymnastique pour le cerveau

lanature.ca (image IA)

L’inverse de cette dynamique est tout aussi parlant. La solitude et l’isolement social ont été maintes fois associés à un risque accru de développer une démence. Bien que les études varient sur les chiffres exacts, l’Alzheimer’s Society explique que l’isolement social peut augmenter le risque de démence d’environ 60 %. Mais comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi le contact humain est-il si bénéfique pour nos neurones ?

Emily Rogalski propose une explication limpide : « Nos cerveaux adorent être mis au défi. Et si vous pensez à ce qu’il faut pour être socialement connecté, c’est en fait beaucoup de travail. Je vous parle en ce moment. Je sais que vous allez me poser une autre question, mais je ne sais pas exactement quelle sera cette question. Et mon cerveau doit faire beaucoup de gymnastique mentale pour décider comment répondre. C’est vraiment bon pour mon cerveau. » Sur le plan biologique, l’équipe a noté que le cortex cingulaire antérieur des superagers est plus épais et qu’ils possèdent davantage de cellules cérébrales appelées neurones de Von Economo.

À 111 ans, elle prépare du vin maison pour ses amis

Pour illustrer ce que signifie être un « superager » actif, la professeure Rogalski partage une anecdote marquante concernant la doyenne de leur étude, une femme âgée de 111 ans. Loin de l’image que l’on pourrait se faire d’une personne de cet âge, cette participante est la preuve vivante de l’importance de rester engagé et actif.

« Je suis sûre que vous vous imaginez à quoi ressemble une personne de 111 ans », raconte la chercheuse. « Mais je vais vous dire, nous avons célébré son anniversaire et elle criait après sa fille parce qu’elle n’avait pas apporté les bons ingrédients pour son pain à la banane et les fraises enrobées de chocolat qu’elle voulait faire pour ses amis. Elle nous a fait du vin maison. » Une conclusion qui se passe de commentaires. « Donc, ce n’est pas une personne de 111 ans qui reste assise à ne rien faire. Elle est très active. »

Selon la source : news.uchicago.edu

Créé par des humains, assisté par IA.

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