Quand un ancien premier ministre posait la question du « trop »
En 2008, une phrase de Jacques Parizeau avait marqué les esprits. Commentant le rapport Bouchard-Taylor et la question du poids de l’immigration au Québec, l’ancien premier ministre avait déclaré sans détour : « Ça existe, la notion de trop ». Pour lui, le constat était clair.
Il voyait dans la multiplication des demandes d’accommodements raisonnables le symptôme d’une société qui accueillait plus de nouveaux arrivants qu’elle n’avait la capacité d’en intégrer. Une analyse qui, près de vingt ans plus tard, trouve un écho particulier dans le débat public québécois actuel.
Le soir du référendum de 1995 : des mots plus durs
Cette sortie de 2008 n’était pas la première du genre. Jacques Parizeau avait déjà abordé ce sujet le 30 octobre 1995, le soir même de la défaite référendaire. Ses termes étaient alors décrits comme moins pondérés. Il avait alors avancé que la politique d’immigration menée par le gouvernement fédéral avait pour effet de créer un véritable verrou démographique.
Selon son analyse de l’époque, cette politique visait à empêcher le Québec de pouvoir un jour accéder à son indépendance. Il observait également ce qu’il considérait comme un alignement systématique du vote issu de l’immigration sur celui de la communauté anglophone. À ses yeux, c’était la preuve d’un échec d’intégration qui, finalement, servait les intérêts du régime canadien.
Février 2026 : un sentiment partagé par une majorité
Le calendrier indique février 2026, et le débat semble loin d’être clos. Un récent sondage de la firme Léger, dont Le Journal se faisait l’écho un vendredi, vient quantifier le sentiment d’une partie de la population. Les chiffres sont parlants : 52 % des Québécois estiment que le Québec a accueilli trop d’immigrés au cours des dernières années.
Ce résultat est interprété comme une marque de bon sens populaire. Il est aussi vu comme le signe d’une résistance de l’opinion publique face à ce qui est qualifié de « propagande immigrationniste », menée ces dernières semaines autour de la question des « travailleurs temporaires ».
Le récit des « temporaires » face à l’immigration de masse
La perception du phénomène migratoire semble complexe. Le Québécois francophone moyen, qui ne suit pas ce dossier dans ses moindres détails, pourrait se laisser influencer par le discours sur les travailleurs « temporaires ». Il se percevrait alors comme une personne accueillante, un « bon gars » qui rend service, sans forcément mesurer toutes les implications de ce statut.
Cependant, la perspective change lorsque la discussion passe de cas individuels à une vision d’ensemble. Face au concept d' »immigration massive », la compréhension évoluerait. C’est à ce moment que naîtrait le sentiment que « rien ne va plus » et que la « noyade s’accélère ».
De Montréal à Québec, une inquiétude grandissante
Ce sentiment de dépossession serait particulièrement palpable dans certaines zones géographiques. À Montréal, le Québécois francophone ne se sentirait « plus chez lui ». Le même constat s’appliquerait à Laval. Une projection est faite pour l’avenir, suggérant que ce sera bientôt le cas dans les banlieues du « 450 » et même dans la ville de Québec.
À ce sujet, il est mentionné que le maire de Québec, Bruno Marchand, verrait cette évolution avec enthousiasme, un point qui mériterait d’être développé ultérieurement. La conclusion tirée est que les Québécois comprennent la situation et ne se laisseraient ni intimider ni endoctriner, malgré la pression de certaines élites pour imposer une immigration massive « à tout prix ».
Selon la source : journaldemontreal.com