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Carney : le Canada soutient l’action contre l’Iran, sans engagement militaire
Crédit: shutterstock

Le Canada affiche son soutien à Washington

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World Economic Forum from Cologny, Switzerland, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

C’est une prise de position claire et sans équivoque. Samedi, le Premier ministre Mark Carney a déclaré que le Canada soutenait les actions entreprises par les États-Unis pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Il s’exprimait depuis Mumbai, en Inde, où il dirige actuellement une délégation commerciale.

Dans sa déclaration, le dirigeant canadien a qualifié l’Iran de « principale source d’instabilité et de terreur dans tout le Moyen-Orient », tout en pointant du doigt son bilan en matière de droits de l’homme. Une position qui aligne Ottawa sur la stratégie de son voisin américain face à ce qu’ils perçoivent comme une menace grandissante.

Une déclaration officielle et un appui à Israël

Side-by-side fusion: « January 2025 Official Presidential Portrait of Donald J. Trump.jpg » by Daniel Torok (Public domain) via Wikimedia Commons + « Prime Minister Mark Carney June 2025 (cropped).jpg » by Prime Minister’s Office licensed under GODL-India via Wikimedia Commons

Pour dissiper tout doute sur la position de son gouvernement, Mark Carney a formulé son soutien en des termes précis. « Le Canada soutient les États-Unis dans leurs actions visant à empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire et à empêcher son régime de menacer davantage la paix et la sécurité internationales », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a également exprimé le soutien du Canada envers le peuple iranien. Dans le même temps, il a validé le rôle joué par Israël dans les frappes menées dans la région, ajoutant une dimension supplémentaire à la position canadienne. « Et nous réaffirmons le droit d’Israël à se défendre », a-t-il conclu sur ce point.

Un soutien diplomatique, mais pas d’implication militaire

Lea-Kim, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Le soutien du Canada est-il le prélude à un engagement sur le terrain ? Le Premier ministre a été très clair sur ce point : une implication militaire n’est pas à l’ordre du jour. Il a pris soin de tracer une ligne nette entre l’appui politique et la participation active à une éventuelle escalade.

« Nous n’avons pas participé à la montée en puissance militaire, ni à la planification militaire de cette opération », a précisé Mark Carney. Il a ensuite offert une projection sans ambiguïté pour l’avenir : « Il n’est donc pas envisagé que nous y participions à l’avenir. »

Un historique de pressions diplomatiques

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Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de la diplomatie canadienne. Mark Carney a rappelé que son pays n’a cessé d’appeler le régime iranien à mettre un terme à son programme nucléaire. Un message martelé lors de divers sommets internationaux, notamment celui du G7 que le Canada a accueilli l’été dernier à Kananaskis, en Alberta.

Le Premier ministre a également rappelé que le Canada a officiellement inscrit le Corps des Gardiens de la révolution islamique sur sa liste des organisations terroristes. Il a justifié la fermeté actuelle par l’échec des tentatives de dialogue : « Malgré de nombreux efforts diplomatiques, l’Iran n’a ni complètement démantelé son programme nucléaire, ni mis fin à toutes ses activités d’enrichissement, ni cessé son soutien aux groupes terroristes régionaux par procuration. »

Consignes de sécurité pour les Canadiens dans la région

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Au-delà des déclarations politiques, le gouvernement canadien a émis des consignes claires pour ses ressortissants se trouvant dans la zone de tension. Le Premier ministre Carney a ainsi exhorté les Canadiens présents en Iran à rester à l’abri. Un conseil qui reflète la gravité de la situation sur place.

De son côté, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, avait anticipé la situation avant même les premières frappes. Elle a fortement encouragé les Canadiens se trouvant en Israël, en Palestine et au Liban à envisager de quitter ces territoires tant que des options commerciales de transport sont disponibles. Elle a également lancé un avertissement spécifique pour ceux en Iran, soulignant que la capacité du Canada à leur porter assistance sera « extrêmement limitée », « surtout pendant un conflit actif », en raison de l’absence de présence diplomatique canadienne dans le pays.

Selon la source : politico.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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