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Trump en Iran : après la frappe éclair, le spectre du chaos
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une intervention sans préambule

La méthode de Donald Trump en matière de conflit armé est comparée à une action menée sans préliminaires, directe et expéditive. Une approche qui ne s’embarrasse ni d’une approbation du Congrès, ni d’un consentement de la communauté internationale. L’idée serait d’agir vite : les missiles sont tirés, le dossier est clos, et l’on passe à autre chose sans plus de cérémonie.

Cette rapidité soulève une question fondamentale, laissée sans réponse dans la foulée de l’action : que se passe-t-il après ? La stratégie à long terme ne semble pas avoir été une priorité. La question reste donc en suspens : quelle est la suite, Monsieur le Président ?

Le fantôme des interventions passées

Soyons clairs : peu de voix s’élèveront pour pleurer la chute du régime qualifié de « sanguinaire des mollahs ». Cette affirmation est posée malgré les images, relayées par certains médias qualifiés « de gauche », montrant des Iraniennes en deuil après la mort de Khamenei. Mais cet acte initial n’est qu’un début. Pour reprendre les mots de Churchill, abattre son ennemi n’est pas la fin, ni même le commencement de la fin, mais simplement la fin du commencement.

L’interrogation, popularisée par la chanson de Gilbert Bécaud, demeure : « Et maintenant, que vais-je faire ? » La démonstration de virilité étant faite, la crainte est de voir l’histoire se répéter. Les exemples des interventions des prédécesseurs de Trump en Syrie, en Libye et en Afghanistan sont présents dans tous les esprits. Le risque est de laisser le pays aux mains de milices radicales ou de le voir sombrer dans une interminable guerre civile. Comme le dit l’adage, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Encore faut-il s’assurer que la cuisine ne prendra pas feu une fois le four allumé.

Calcul politique ou libération des peuples ?

Certaines analyses suggèrent que l’offensive contre l’Iran visait à faire remonter Donald Trump dans les sondages ou à détourner l’attention du scandale Epstein. Mais face à cette hypothèse, la réponse fuse : « Peut-être, et alors ? » Car selon cette vision, ce ne sont pas les Iraniens qui s’en plaindront, et encore moins les Iraniennes.

Le texte met en lumière le combat de ces femmes, qui ont « courageusement combattu le patriarcat islamiste qui les opprimait dans l’indifférence quasi générale des féministes de gauche drapées dans leur keffieh ». Dans cette optique, toutes les raisons, y compris les plus opportunistes, seraient valables pour faire tomber un tyran. Pour citer un autre proverbe : « À cheval donné, on ne regarde pas la bride ».

L’hydre islamiste et la menace de vengeance

Faire tomber un régime ne suffit pas. L’avertissement est clair : si l’on entreprend ce travail, il faut le mener à son terme. Il faut s’assurer que l’hydre terrassée est véritablement anéantie, et que trois têtes ne repousseront pas à la place de celle qui a été coupée. Il serait dangereux de se mettre la tête dans le sable face aux conséquences.

La perspective d’une vengeance est jugée probable. Les islamistes, décrits comme ceux qui « rêvent de rejoindre leur chef spirituel déchu auprès de ses 72 vierges lascives – et probablement prépubères – », chercheront probablement à riposter. Les cibles potentielles sont nommées : Paris, New York, Londres. Et Jérusalem. Ce qui vient de se produire n’est peut-être que « le prologue de la préface de l’introduction de l’avant-propos ». Pour citer le joueur de baseball Yogi Berra : « C’est pas fini tant que c’est pas fini ».

Un acte isolé ou le début d’une nouvelle ère ?

Donald Trump est connu pour son goût de l’action unilatérale et son peu d’appétit pour la coopération internationale. Pourtant, pour que l’Iran puisse se relever, un effort collectif sera indispensable. Il faudra, selon l’analyse, que tout le monde s’y mette. La métaphore utilisée est directe : n’importe quelle superpuissance peut lancer une attaque. C’est ce qui vient après qui détermine la véritable valeur d’un leader.

La dernière question, sans filtre, est alors posée directement à l’intéressé. Faut-il voir dans cette opération une simple impulsion, une « p’tite vite sur le comptoir de la cuisine » ? Ou s’agit-il, au contraire, du véritable début d’une « grande histoire » ? L’avenir le dira.

Selon la source : journaldemontreal.com

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