Fidélité au parti, quel que soit le résultat
L’issue du vote ne changera rien à son engagement. Bernard Drainville, candidat à la direction de la Coalition Avenir Québec (CAQ), assure qu’il ne quittera pas la formation politique s’il est battu par son adversaire, Christine Fréchette. L’élection à la tête du parti doit se tenir le 12 avril prochain.
C’est lors d’une entrevue accordée vendredi à TVA Nouvelles que le député de Lévis a clarifié ses intentions. Il a affirmé sans détour son souhait de se présenter à nouveau lors des prochaines élections provinciales, même s’il n’obtient pas le poste de chef de la CAQ. Une manière de couper court aux spéculations sur son avenir politique.
Le « candidat du changement » face au « statu quo »
Pour Bernard Drainville, son avenir est clair : « C’est ça le plan de match. Moi, je suis un fier député, le député de Lévis. J’ai fait beaucoup de choses pour mon comté. Il y a beaucoup de projets qui avancent, il y en a d’autres qui s’en viennent. Puis je veux finir le travail », a-t-il déclaré. Son ambition affichée est de prendre part activement à la suite des événements pour son parti.
Se positionnant comme l’acteur d’une nécessaire transformation, il insiste sur sa vision. « Je veux participer à la relance du parti et pour ça il faut être candidat. Donc, je suis le candidat du changement, je pense qu’il faut changer les choses », a-t-il expliqué. Il a ensuite ajouté une formule pour marquer sa différence : « Je ne suis pas le candidat du statu quo et du ron ron, petit patapon ».
La polémique « Je m’en fous »
La campagne a aussi été marquée par une déclaration qui a fait réagir. La veille de son entrevue, Bernard Drainville avait affirmé qu’il « se foutait » d’être comparé à la figure politique de Donald Trump. Vendredi, il est revenu sur cette sortie pour en préciser le sens.
« Tout ce que j’ai dit, c’est que les insultes qu’on peut me lancer, que ce soit Trump ou autre chose, ce n’est pas ça qui va m’empêcher d’aller de l’avant et puis de les faire, ces changements-là », a-t-il argumenté, cherchant à recentrer le débat sur sa volonté de réforme plutôt que sur les étiquettes qu’on pourrait lui coller.
La riposte mesurée de Christine Fréchette
La réponse de son adversaire ne s’est pas fait attendre. Quelques heures après le « Je m’en fous » lancé par Bernard Drainville sur les ondes de LCN, Christine Fréchette a utilisé ses réseaux sociaux pour décocher quelques flèches. Sa publication adoptait un ton résolument différent : « Moi, je ne m’en fous pas ».
La députée de Sanguinet a ensuite développé son propos en évoquant les enjeux actuels. « Notre nation traverse une période charnière. L’économie est attaquée de toutes parts, les tensions géopolitiques se multiplient et les décisions prises ailleurs dans le monde ont des conséquences bien réelles dans nos régions, dans nos entreprises et sur le portefeuille des familles », a-t-elle écrit. Elle a conclu en soulignant que le prochain chef de la CAQ et du gouvernement devait faire preuve d’un « grand sens des responsabilités » plutôt que de céder à des « sauts d’humeur ».
Un « choc » perçu comme normal dans la course
Interrogé sur cette contre-offensive de sa rivale, Bernard Drainville a choisi de ne pas envenimer la situation. Il a relativisé la portée des propos de Christine Fréchette, les inscrivant dans la dynamique habituelle d’une compétition politique interne.
« Tout ce qu’elle a dit sur moi […] ça fait partie de la course. Une course au leadership, c’est un débat d’idées, puis parfois oui, il y a un choc et c’est normal », a martelé le député de Lévis. Selon lui, cette confrontation est même la preuve d’un véritable enjeu démocratique. « Si on n’était pas en désaccord, parfois, ce ne serait pas une course, ce ne serait pas un débat d’idées », a-t-il conclu.
Selon la source : tvanouvelles.ca