Une déclaration fracassante
C’est une affirmation directe qui a secoué l’actualité diplomatique. Le président américain, Donald Trump, a prédit un changement majeur et imminent à Cuba. Lors d’une interview accordée vendredi matin, il a utilisé des termes sans équivoque pour décrire l’avenir du régime cubain, qu’il estime au bord de la rupture.
Cette prise de parole n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une série de déclarations faites sur deux jours consécutifs, renforçant l’idée d’une pression accrue exercée par Washington. Le message est clair : pour l’administration Trump, la situation actuelle à Cuba n’est plus tenable.
L’interview qui met le feu aux poudres
C’est au cours d’un entretien téléphonique avec la journaliste Dana Bash de la chaîne CNN que Donald Trump a livré son analyse. Selon le média américain, ses propos étaient nets et précis. Le président a déclaré : « Cuba va tomber très bientôt ».
Développant sa pensée, il a insisté, comme pour balayer d’autres sujets d’actualité : « Cuba va tomber très bientôt, en passant, sur un autre sujet, mais Cuba va tomber aussi. Ils veulent tellement conclure une entente ». Cette phrase suggère, selon lui, une volonté de négociation de la part des autorités cubaines, signe d’une fragilité interne.
La veille, un premier avertissement
La déclaration du vendredi matin faisait écho à des commentaires tenus la veille. Dès le jeudi, lors d’une réception organisée à la Maison-Blanche, Donald Trump avait déjà abordé le sujet cubain. Il avait alors affirmé que le retour d’un changement sur l’île n’était qu’une « question de temps ».
Dans un contexte plus large, il avait pris soin de hiérarchiser les priorités de sa politique étrangère. Faisant référence à la situation avec l’Iran, il avait précisé : « Nous voulons résoudre, finir d’abord celle-là [l’offensive en Iran], mais ce n’est qu’une question de temps avant que vous et beaucoup de personnes incroyables soyez de retour à Cuba ».
Marco Rubio, l’homme clé du dossier
Lors de son allocution à la Maison-Blanche, le président américain semblait s’adresser directement à une figure centrale de sa diplomatie : Marco Rubio. En le désignant comme le chef de la diplomatie sur ce dossier, il lui a lancé : « Vous avez accompli un travail fantastique dans un endroit appelé Cuba. »
Cette confiance a été réaffirmée le lendemain matin au micro de CNN. Interrogé sur la stratégie à venir, Donald Trump a explicitement mentionné le rôle qu’il entendait confier à Marco Rubio. Il a ainsi déclaré à la journaliste qu’il comptait « mettre Marco [Rubio] là-bas » avant d’ajouter, de manière plus évasive, qu’ils allaient « voir comment ça va se passer ».
Un message de fermeté répété
En l’espace de vingt-quatre heures, le président des États-Unis a donc martelé à deux reprises sa conviction d’un effondrement imminent du pouvoir en place à Cuba. Les déclarations, faites dans des cadres différents – une réception officielle puis une interview médiatique – convergent vers la même conclusion.
En liant cette perspective à l’action de son chef de la diplomatie sur le sujet, Marco Rubio, et en affirmant que les Cubains cherchent à négocier, Donald Trump dresse le portrait d’un régime aux abois. Reste à savoir comment ces déclarations se traduiront concrètement dans la politique étrangère américaine des prochains mois.
Selon la source : journaldequebec.com