Un pays sous le feu des frappes
Le conflit au Moyen-Orient a pris une tournure dramatique pour l’Iran. Le pays subit des pertes qualifiées de catastrophiques sous les frappes conjointes des forces américaines et israéliennes. Plus de 153 villes et au-delà de 2000 sites ont déjà été touchés, endommageant lourdement les infrastructures clés du pays. Cette offensive a considérablement affaibli les capacités de défense iraniennes, offrant une domination aérienne totale à ses adversaires.
Pour justifier sa participation à l’attaque israélienne, l’ancien président américain Donald Trump a évoqué la nécessité de protéger les États-Unis d’une frappe iranienne qu’il présentait comme imminente. Cependant, aucun élément concret ne vient étayer cette affirmation. Sur le terrain, la réalité est celle d’une puissance militaire mise à rude épreuve, bien loin du scénario d’une agression planifiée de sa part.
La surprenante faiblesse d’une armée colossale
Face à l’assaut, la résistance iranienne a déçu les attentes de nombreux analystes militaires, qui ont été surpris par la faiblesse de ses défenses. La riposte de Téhéran est même jugée « désorganisée » et s’est avérée bien moins efficace que ce qui était anticipé. Les frappes israélo-américaines ont eu un effet dévastateur sur les forces militaires du pays, touchant précisément les radars, les bases de drones et une part significative des rampes de lancement de missiles balistiques. Le coup le plus dur reste sans doute la destruction complète de sa marine.
Ce constat est d’autant plus saisissant que l’Iran est considéré comme la septième puissance militaire de la planète. Ses forces régulières comptent entre 350 000 et 420 000 membres. À cet effectif s’ajoute le Corps des gardiens de la révolution, fort de 120 000 à 200 000 combattants. Au total, plus de 600 000 hommes composent son armée, sans même compter la milice Bassidj et ses millions de volontaires, prête à mener une guerre de guérilla si des « bottes sur le terrain » américaines ou israéliennes foulaient le sol iranien.
Le soutien stratégique et discret de la Russie
Malgré les revers importants, l’Iran se déclare prêt à mener une guerre longue. Pour tenir, Téhéran s’appuie sur des alliés puissants, au premier rang desquels la Russie. Moscou avance cependant avec prudence, soucieux d’éviter une confrontation directe avec les États-Unis. Le soutien russe n’en est pas moins concret et vital pour l’effort de guerre iranien.
La Russie fournit ainsi des hélicoptères d’attaque, des systèmes de défense aérienne et des avions de combat. Son aide s’étend même à l’espace, où elle contribue au renforcement des capacités orbitales de Téhéran en lançant plusieurs satellites iraniens. Leur mission : surveiller les bases israéliennes et américaines dans la région. Des spécialistes russes ont également formé des équipes en Iran et seraient toujours présents sur place dans le cadre d’un partenariat militaire stratégique. En contrepartie, l’Iran livre des drones et des missiles à la Russie pour sa propre guerre en Ukraine.
La Chine, un partenaire de l’ombre entre pétrole et armement
La Chine est l’autre pilier du soutien extérieur à l’Iran. Pékin et Téhéran sont liés par un accord pragmatique de type « pétrole-contre-armes ». Le principe est simple : la Chine achète le pétrole iranien, fournissant en échange des armes et des renseignements cruciaux. Tout comme la Russie, la Chine se montre prudente pour ne pas envenimer ses relations avec Washington, mais son aide est tangible.
Un exemple concret de cette coopération est la présence observée du navire-espion chinois Da Yang Yi Hao en mer d’Arabie. Ce bâtiment spécialisé est capable de surveiller les sous-marins, de collecter des données sonar et de suivre à la trace les mouvements des navires de guerre américains. Pékin offre aussi une aide militaire discrète, qui inclut la fourniture de missiles. La Chine dote également l’Iran de capacités informatiques avancées, lui donnant les moyens de lancer des cyberattaques contre les infrastructures critiques des États-Unis.
L’ultime recours : la guerre asymétrique
Avec des forces conventionnelles affaiblies, les experts redoutent que l’Iran ne se tourne vers des méthodes de guerre asymétriques pour frapper des cibles internationales. Considéré comme le principal État soutenant le terrorisme, le pays dispose d’un vaste réseau d’agents clandestins capables de viser les intérêts israéliens et américains, ou même les citoyens de pays adverses, qu’il considère comme des « cibles légitimes ».
Au Moyen-Orient, Téhéran peut compter sur son « axe de la résistance ». Ce réseau est composé de puissantes milices chiites pro-iraniennes qui agissent comme ses relais dans la région. On y retrouve le Hezbollah au Liban, les forces du Hachd al-Chaabi en Irak, ainsi que les Houthis au Yémen. Ces groupes représentent une menace diffuse mais bien réelle, capable de déstabiliser l’ensemble de la région et de poursuivre le combat par d’autres moyens.
Selon la source : journaldemontreal.com