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Iran : pourquoi Donald Trump s’en prend à son « allié formidable »
Crédit: The White House, Wikimedia Commons (Public domain)

Une attaque frontale sur les réseaux sociaux

La tension monte entre Washington et Londres. Dans une sortie cinglante sur sa plateforme Truth Social, le président américain Donald Trump a vivement critiqué son homologue britannique, Keir Starmer, au sujet du conflit en Iran. Qualifiant le Royaume-Uni de « notre autrefois formidable allié », il a publiquement remis en question la solidité du soutien britannique dans la crise qui secoue le Moyen-Orient.

Le message du président américain est direct. Il y affirme que les États-Unis ont « déjà gagné » la guerre en Iran et qu’il se « souviendra » du manque de soutien de son partenaire historique. Cette déclaration fait suite à la décision du Premier ministre Keir Starmer de ne pas se joindre aux frappes initiales menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui ont eu lieu samedi dernier.

Des renforts britanniques jugés superflus

Le point de friction semble être le timing de l’engagement britannique. Donald Trump a ironisé sur la lenteur de la décision de Londres. « Le Royaume-Uni, notre autrefois formidable allié, peut-être le plus grand de tous, songe enfin sérieusement à envoyer deux porte-avions au Moyen-Orient », a-t-il écrit sur Truth Social. Une offre qu’il a immédiatement balayée d’un revers de main.

Sa conclusion est sans appel : « C’est bon, Premier ministre Starmer, nous n’en avons plus besoin. Mais nous nous souviendrons. » Il a ensuite enfoncé le clou avec une formule lapidaire : « Nous n’avons pas besoin de gens qui se joignent aux guerres après que nous les ayons déjà gagnées ! ». Cette déclaration intervient alors même que la Grande-Bretagne avait autorisé les États-Unis à utiliser ses bases militaires pour des frappes défensives sur des installations iraniennes.

Starmer, « pas un Winston Churchill » selon Trump

Les critiques de Donald Trump ne se sont pas limitées aux réseaux sociaux. Interrogé à bord de l’avion présidentiel Air Force One sur l’utilisation des bases britanniques, il a persisté. « Nous n’en avons pas besoin », a-t-il répété. « Ce n’est pas le bon moment. Ça aurait été bien de les avoir il y a deux semaines. »

Pour marquer davantage son mécontentement, le président américain a lancé une comparaison historique, affirmant que le dirigeant britannique n’était « pas Winston Churchill ». Une pique destinée à souligner ce qu’il perçoit comme un manque de leadership et de réactivité de la part de son allié. Une question se pose alors : la relation si spéciale entre les deux pays est-elle réellement menacée ?

La défense du Premier ministre britannique

Face à ces attaques, Keir Starmer a tenu à rassurer sur la solidité des liens transatlantiques. Lors d’une conférence de presse, il a insisté sur le fait que la relation privilégiée avec les États-Unis restait intacte. « La relation spéciale est opérationnelle en ce moment même », a-t-il affirmé. Il a maintenu sa décision de ne pas participer aux frappes directes.

Le Premier ministre a détaillé la coopération en cours : « Nous travaillons ensemble dans la région, les Américains et les Britanniques, pour nous protéger mutuellement dans les bases communes où nous sommes installés conjointement, et nous partageons des renseignements 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, comme d’habitude. » Dans une tribune pour le journal le Mirror, il a également souligné que « dans des moments comme celui-ci, le pays a besoin de sérieux, pas de jeux politiques ».

L’engagement militaire du Royaume-Uni sur le terrain

Pour appuyer les propos du Premier ministre, un porte-parole du ministère de la Défense a fourni des précisions sur l’implication militaire britannique. « Depuis le début des frappes, nous avons eu des avions de chasse britanniques dans le ciel qui ont abattu des drones et nous avons envoyé des moyens supplémentaires dans la région pour renforcer davantage nos défenses aériennes, y compris plus de Typhoons et d’hélicoptères Wildcat équipés de missiles anti-drones. »

Le porte-parole a également rappelé que le renforcement de la présence militaire au Moyen-Orient n’est pas nouveau. « Nous renforçons notre présence militaire britannique au Moyen-Orient depuis janvier, et nous avons déjà déployé des capacités pour protéger le peuple britannique et nos alliés dans la région, notamment des Typhoons, des avions F-35, des systèmes de défense aérienne et 400 personnels supplémentaires à Chypre. »

Enfin, concernant la force navale, le ministère se veut clair : « Le HMS Prince of Wales a toujours été en état de préparation très élevé et nous augmentons la préparation du porte-avions, réduisant le temps qu’il faudrait pour prendre la mer en vue de n’importe quel déploiement. »

Selon la source : ladbible.com

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