L’Iran lance une menace d’assassinat directe contre Trump après l’escalade des tensions
Auteur: Simon Kabbaj
Une menace directe dans un climat de guerre

La tension entre Washington et Téhéran a atteint un nouveau sommet. L’Iran a formulé une menace d’assassinat explicite à l’encontre de l’ancien président américain Donald Trump. Cette déclaration explosive s’inscrit dans un contexte de bombardements américains continus sur le territoire iranien.
Cet avertissement survient peu de temps après la mort du Guide Suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. Il aurait été tué lors de frappes aériennes menées conjointement par les États-Unis et Israël. Face à la perte de son plus haut dirigeant, le régime iranien semble déterminé à rendre la pareille.
Un nouveau Guide Suprême à la tête de l’Iran

Le défunt Ali Khamenei n’était que la deuxième personne à occuper le poste de Guide Suprême. Il avait succédé en 1989 au fondateur du régime, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. Sa disparition marque la fin d’une ère pour la République islamique.
Pour lui succéder, le choix s’est porté sur son propre fils, Mojtaba Khamenei. Cette nomination est historique à plus d’un titre. C’est en effet la première fois que le Guide Suprême n’a pas été un acteur direct de la révolution de 1979, l’événement fondateur qui a vu le régime islamiste chiite prendre le pouvoir.
La déclaration iranienne, mot pour mot

C’est par la voix d’Ali Ardashir Larijani, secrétaire du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale, que la menace a été publiquement formulée. Il a partagé ce message en réaction à une publication de Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social.
Le message de Larijani est sans équivoque : « La nation Ashura d’Iran n’a pas peur de vos menaces vaines. Même ceux qui étaient plus grands que vous n’ont pas pu éliminer la nation iranienne. Faites attention à ne pas être éliminé ! ».
La signature elle-même est lourde de sens : « Conseil Suprême de la Sécurité Nationale d’Iran, Téhéran, 19 mars 1404 – 10 jours après le martyre de Sa Sainteté le Grand Ayatollah Seyyed Ali Khamenei. » L’Iran rappelle ainsi au monde sa longue histoire et sa capacité de résilience face aux envahisseurs.
Trump avait anticipé une riposte

Cette menace iranienne ne semble pas prendre Donald Trump au dépourvu. S’exprimant depuis le Bureau Ovale en février 2025, il avait déjà évoqué l’éventualité d’être pris pour cible par l’Iran ou ses alliés. Sa réponse se voulait alors dissuasive.
Il avait déclaré que si un tel assassinat se produisait, « ils seraient anéantis ». Il a ensuite précisé sa pensée : « Ce serait la fin. J’ai laissé des instructions. S’ils le font, ils seraient anéantis. Il ne resterait plus rien. » Par le passé, Trump avait également menacé de frapper l’Iran « vingt fois plus fort » si le pays tentait de perturber les approvisionnements en pétrole dans le détroit d’Ormuz.
Le détroit d’Ormuz, un enjeu économique mondial

Le détroit d’Ormuz est bien plus qu’un simple point sur la carte. Il s’agit d’un passage maritime étroit situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, bordé par l’Iran au nord et la péninsule des Émirats Arabes Unis au sud. C’est une artère commerciale vitale pour des pays comme le Koweït, le Bahreïn, le Qatar, l’Arabie saoudite et l’Irak. Il leur permet d’exporter leurs marchandises soit vers l’ouest via le canal de Suez, soit vers l’est en direction du Pakistan et de l’Inde.
Son importance est cruciale : environ 20 % de la production mondiale de pétrole transite par ce détroit. La guerre a déjà provoqué une flambée des prix, qui ont grimpé jusqu’à 119 dollars le baril. Le trafic, qui atteint normalement une centaine de navires par jour, s’est effondré.
Selon le journal The Guardian, seuls quelques rares navires non liés à l’Iran ou à la Russie osent encore s’y aventurer. L’un d’eux a coupé son transpondeur jusqu’à être bien engagé sur sa route vers Mumbai, tandis qu’un autre a signalé être la propriété et l’équipage de Chinois. Cette chute du trafic persiste malgré les tentatives de Donald Trump de rassurer les armateurs, notamment via un plan de réassurance de 20 milliards de dollars et en exhortant les équipages des pétroliers à « montrer un peu de cran ».
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