Aller au contenu
Trump persiste et signe : pourquoi nomme-t-il Mark Carney « gouverneur » du Canada ?
Crédit: Side-by-side fusion: "Mark Carney in 2020 Modified with Flag.png" by CarletonU, Faculty of Public and Global Affairs licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons + "Donald Trump official portrait.jpg" by Shealeah Craighead (Public domain) via Wikimedia Commons

Une publication qui sème le doute

credit : Capture d’écran | Truth Social

Ce mardi, une nouvelle déclaration de Donald Trump sur les réseaux sociaux a attiré l’attention. Dans un message publié sur sa plateforme, Truth, le président américain a une nouvelle fois utilisé une terminologie peu commune pour désigner une figure politique canadienne, qualifiant cette fois Mark Carney de « futur gouverneur du Canada ».

Cette appellation a été employée dans le cadre d’un sujet a priori bien éloigné des joutes diplomatiques : la lutte contre la carpe asiatique. Le contexte précis de cette sortie et la répétition de ce titre soulèvent des questions sur la sémantique employée par le dirigeant américain à l’égard de ses voisins du nord.

La carpe asiatique, un prétexte inattendu

Le message de Donald Trump portait sur ses efforts pour éradiquer la carpe asiatique, une espèce envahissante, des Grands Lacs. Il y détaillait sa collaboration avec plusieurs gouverneurs d’États américains impliqués dans ce projet écologique. C’est au détour de cette énumération qu’il a glissé la référence au Canada.

Le président a écrit qu’il travaillait avec ces élus « et bien sûr avec le futur gouverneur du Canada, Mark Carney, qui, je sais, sera content de contribuer à cette bonne cause ». Cette mention place directement Mark Carney comme son interlocuteur privilégié sur ce dossier, sous un titre qui n’a pas de correspondance officielle dans le système politique canadien.

Un vocabulaire qui n’est pas nouveau

L’utilisation du terme « gouverneur » pour parler de Mark Carney n’est pas une première pour Donald Trump. Un précédent notable remonte au mois de janvier. À l’époque, le contexte était bien plus tendu, marqué par des menaces économiques directes.

Le président américain avait brandi la possibilité d’imposer des tarifs douaniers de 100 % à l’endroit du Canada. Cette menace faisait suite à une entente commerciale conclue entre le Canada et la Chine. C’est dans ce climat de friction qu’il avait déjà fait référence à Mark Carney en utilisant ce même titre de « gouverneur ».

Justin Trudeau, le prédécesseur aussi concerné

Cette habitude sémantique ne se limite pas à Mark Carney. Avant lui, son prédécesseur, Justin Trudeau, a également fait les frais de cette appellation récurrente. Donald Trump avait en effet, et à plusieurs reprises, désigné le premier ministre canadien par le titre de « gouverneur Trudeau ».

Ce choix de mots constant suggère une grille de lecture particulière du système politique canadien de la part du président américain, ou du moins une volonté d’utiliser une terminologie qui lui est familière. Cela établit une continuité dans sa manière de s’adresser publiquement aux dirigeants du pays voisin.

Un enjeu écologique bien réel

Au-delà de l’anecdote politique, le sujet de fond de la publication de Donald Trump demeure une préoccupation partagée par les deux pays. La carpe asiatique est officiellement considérée comme une espèce envahissante par le gouvernement du Canada.

Face à la menace qu’elle représente pour les écosystèmes locaux, les autorités canadiennes ont mis en place des mesures de vigilance. Le gouvernement recommande d’ailleurs au public de jouer un rôle actif en signalant systématiquement toute présence de ce poisson lorsqu’il est aperçu dans les cours d’eau du pays.

Selon la source : journaldequebec.com

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu