Une escalade inattendue dans le Golfe

De nouvelles images révèlent ce qui semble être une tactique inédite de la part de l’Iran, une stratégie aux répercussions potentiellement mondiales. Une vidéo circulant en ligne montre d’épaisses colonnes de fumée noire s’échappant d’un navire de transport en flammes, illustrant un tournant majeur dans le conflit qui secoue la région.
Le conflit a débuté le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des missiles en direction de l’Iran. La nation du Moyen-Orient a riposté en frappant Israël et des pays voisins, ciblant fréquemment des bases militaires américaines. L’escalade a été marquée par une série de frappes réciproques qui ont finalement coûté la vie au Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
Dans ce climat de tension extrême, de nombreux pays de la région ont fermé leur espace aérien par mesure de sécurité. Des aéroports, des ambassades américaines et des hôtels emblématiques du Moyen-Orient ont été touchés par des frappes de drones de représailles, bloquant des milliers de voyageurs.
Une guerre « terminée » qui ne dit pas son nom

Malgré la poursuite des hostilités, le président américain Donald Trump a affirmé que la guerre avec l’Iran était désormais « très terminée », une déclaration faite à la suite d’un appel avec le président russe Vladimir Poutine. Il avait alors précisé sa pensée : « Leurs drones se font exploser partout, y compris dans leurs usines de fabrication. Si vous regardez bien, il ne leur reste rien. Il ne reste rien au sens militaire. »
Pourtant, cette affirmation semble loin de la réalité du terrain. En dépit de sa menace de « reddition ou la mort », l’Iran continue non seulement de riposter, mais aussi d’innover dans ses méthodes de confrontation. La vidéo du navire en feu vient contredire l’idée d’un conflit achevé et met en lumière une nouvelle stratégie iranienne particulièrement préoccupante.
Les pétroliers, nouvelle cible de Téhéran
JUST IN – American owned oil tanker struck by explosive drone boats near Iraqi waters, preliminary reports indicate — TankerTrackers pic.twitter.com/Tpu1tXje6u
— Disclose.tv (@disclosetv) March 11, 2026
La nouvelle tactique de Téhéran est claire : cibler les pétroliers dans le golfe Persique afin de restreindre l’accès au détroit d’Ormuz, un point de passage vital pour le commerce mondial. Selon les informations disponibles, un membre d’équipage a été tué lors de l’attaque d’un des tankers. Cette stratégie vise à créer un étranglement économique pour faire pression sur l’Occident.
Farhan al-Fartousi, directeur général de la Compagnie générale des ports d’Irak, a confirmé que cet incident s’est produit alors que les navires opéraient dans les eaux territoriales irakiennes. Il a déclaré : « Deux pétroliers étrangers transportant du fioul irakien ont été la cible d’attaques non identifiées dans les eaux territoriales, ce qui a provoqué leur incendie. » Al-Fartousi a ensuite précisé que les pétroliers avaient été visés par des bateaux iraniens chargés d’explosifs.
Face à la violence des flammes, les autorités irakiennes ont rapidement évacué les équipages des deux navires. Au total, 25 personnes ont été mises en sécurité pendant que les équipes d’urgence s’efforçaient de maîtriser les incendies. Tôt le matin du 12 mars, un troisième porte-conteneurs aurait également pris feu au large des côtes des Émirats arabes unis après avoir été touché par un « projectile inconnu ». En conséquence, les responsables irakiens ont confirmé l’arrêt des opérations de tous les ports pétroliers, bien que les ports commerciaux restent ouverts.
Le choc économique : le baril de pétrole s’envole

Les conséquences de cette nouvelle stratégie ne se sont pas fait attendre. En raison des restrictions imposées au détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole brut, les prix ont grimpé en flèche. Le baril a de nouveau dépassé la barre des 100 dollars (75 £). Par précaution, de nombreux navires ont été détournés de la zone.
L’impact pourrait être encore plus sévère. Selon le journal The Independent, l’Iran aurait averti le monde de se préparer à un pétrole atteignant 200 dollars (149 £) le baril. Cette menace montre la détermination de Téhéran à utiliser l’arme économique pour infliger un maximum de dommages à ses adversaires.
La guerre des mines, l’autre front naval
Parallèlement aux attaques de tankers, un autre front s’est ouvert dans les eaux stratégiques de la région : celui des mines navales. Donald Trump avait affirmé plus tôt dans la semaine que les forces américaines avaient neutralisé 16 navires mouilleurs de mines iraniens dans le détroit d’Ormuz, après avoir mis en garde l’Iran contre le minage de cette voie navigable cruciale.
Cependant, selon un rapport de CNN, l’Iran aurait déjà placé « quelques dizaines de mines » dans la région, avec « la capacité d’en semer des centaines d’autres ». Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran avait de son côté lancé un avertissement sans équivoque : pas « un seul litre de pétrole » ne serait autorisé à passer par le détroit si Donald Trump ne cessait pas ses attaques.
Le président américain a réagi sur son réseau social, Truth Social, en déclarant : « Si l’Iran a posé des mines dans le détroit d’Ormuz, et nous n’avons aucune information indiquant qu’ils l’ont fait, nous voulons qu’elles soient retirées, IMMÉDIATEMENT ! » Pour appuyer ses dires, l’armée américaine a d’ailleurs partagé des séquences vidéo montrant la destruction de navires mouilleurs de mines dans la zone.
Créé par des humains, assisté par IA.