Trump : Nous avons détruit l’Iran, et les navires doivent faire preuve de courage en passant par le détroit d’Hormuz
Auteur: Simon Kabbaj
Haute tension dans le Golfe : des navires attaqués

La situation s’est brusquement enflammée ce mercredi dans le détroit d’Ormuz. Au moins trois navires y ont été la cible d’attaques, quelques jours seulement après une déclaration remarquée du président américain Donald Trump. Ce dernier avait en effet exhorté les équipages des pétroliers à continuer de naviguer dans cette zone sous haute tension, leur demandant de « faire preuve d’un peu de cran ».
Ces incidents surviennent dans un climat de confrontation verbale intense entre Washington et Téhéran, transformant ce passage maritime stratégique en une véritable poudrière. Les faits semblent donner une nouvelle dimension aux menaces qui planaient sur la région depuis plusieurs semaines.
Le détroit d’Ormuz, un point de passage vital pour le pétrole mondial

Pourquoi ce bras de mer concentre-t-il autant d’attention ? Le détroit d’Ormuz est une voie navigable étroite mais d’une importance stratégique capitale. Il relie le golfe Persique au golfe d’Oman, et donc à la mer d’Arabie. Dans sa partie la plus resserrée, le détroit ne mesure que 21 miles de large, soit environ 34 kilomètres. Le trafic y est canalisé dans deux couloirs de navigation, un pour chaque sens, larges de seulement 2 miles chacun.
Son importance est avant tout économique. Près de 20 % du commerce mondial de pétrole transite par ce goulot d’étranglement. Une éventuelle fermeture, même temporaire, provoquerait très probablement une flambée des prix du pétrole à l’échelle planétaire, avec des conséquences économiques en cascade.
Une escalade de menaces entre Washington et Téhéran

Avant les attaques de mercredi, la tension était déjà palpable. Le trafic maritime dans le détroit avait considérablement chuté après que l’Iran a menacé d’attaquer tout navire circulant dans la zone, cherchant de fait à bloquer l’accès à cette voie d’eau. La réponse américaine ne s’était pas fait attendre. S’adressant à la chaîne CBS News plus tôt cette semaine, Donald Trump avait lancé un avertissement sans équivoque.
Le président américain avait déclaré que si l’Iran tentait de faire « quoi que ce soit de mal [dans le détroit], ce serait la fin de l’Iran et vous n’entendriez plus jamais ce nom ». De leur côté, les Gardiens de la Révolution islamique d’Iran avaient affirmé que pas « un seul litre de pétrole » ne sortirait de la région, promettant un blocage total.
Un navire thaïlandais en feu, l’image du chaos
Ce mercredi, les menaces se sont donc concrétisées. Parmi les trois navires de charge attaqués, un navire thaïlandais a été touché au large des côtes des Émirats Arabes Unis. Des images diffusées par les autorités thaïlandaises montrent le bâtiment, le Mayuree Naree, en proie aux flammes, dégageant d’immenses panaches de fumée noire.
La photo, publiée par la marine thaïlandaise sur Facebook, a rapidement fait le tour du monde, illustrant la violence de l’incident. La plupart des 23 membres d’équipage qui se trouvaient à bord ont pu être secourus par les autorités d’Oman.
L’appel au « cran » de Donald Trump

Ces frappes résonnent de manière particulière au vu des récents propos du président américain. Selon le journaliste Brian Kilmeade de Fox News, Donald Trump lui aurait confié : « Ces navires devraient traverser le détroit d’Ormuz et faire preuve d’un peu de cran, il n’y a rien à craindre… Ils n’ont pas de marine, nous avons coulé tous leurs navires ».
Donald Trump a ainsi affirmé que la République islamique ne disposait plus de marine. Brian Kilmeade a également rapporté sur l’émission Fox & Friends que le président lui avait précisé : « il y a un risque dans la région, la région est volatile, leurs lanceurs, il n’en reste qu’environ 150, ce qui représente à peu près 20 % du total, ils ne peuvent pas se régénérer, ils ne peuvent plus en fabriquer ». Parallèlement, les États-Unis ont annoncé avoir détruit 16 poseurs de mines iraniens près du détroit d’Ormuz ce mardi.
L’avertissement de l’armée américaine et la vision du président

En réponse directe aux événements, le Commandement central américain (CENTCOM) a émis ce mercredi un avertissement public. Il exhorte les civils en Iran à se tenir à l’écart des ports situés le long du détroit d’Ormuz. La raison invoquée : les forces iraniennes utiliseraient des installations commerciales pour organiser des opérations militaires qui menacent la navigation internationale.
Le CENTCOM a précisé que la présence de navires et d’équipements militaires iraniens dans des ports civils met en danger les travailleurs, les équipages et les résidents des environs. Le commandement a rappelé qu’en vertu du droit international, les sites civils utilisés à des fins militaires perdent leur statut de protection et peuvent devenir des cibles légitimes. De son côté, Donald Trump a déclaré mercredi que la guerre avec l’Iran approchait de sa conclusion, affirmant que lui seul déciderait de la fin du conflit. Dans une brève interview téléphonique avec Axios, il a conclu : « Des petites choses par-ci par-là… Dès que je voudrai que ça se termine, ça se terminera ».
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