Une annonce inattendue depuis les airs
Le président des États-Unis, Donald Trump, a pris la parole ce dimanche lors d’un vol à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Devant les journalistes présents, le chef d’État a fait une annonce inattendue concernant l’avenir des relations diplomatiques entre Washington et La Havane.
Selon ses déclarations, l’île caribéenne serait désireuse de trouver un terrain d’entente avec le gouvernement américain. Il a formulé la situation en ces termes : « Cuba souhaite également conclure un accord, et je pense que très bientôt, soit nous parviendrons à un accord, soit nous ferons ce qu’il faut ». L’issue de ce dossier interviendrait « très bientôt » selon le président.
La primauté du dossier iranien
L’agenda diplomatique américain semble toutefois suivre un ordre précis. Le dirigeant a formellement confirmé que les discussions étaient lancées en indiquant : « Nous sommes en pourparlers avec Cuba ».
Il a néanmoins tenu à préciser la chronologie de l’action gouvernementale sur la scène internationale. La question moyen-orientale reste prioritaire sur le dossier caribéen, le président soulignant que « nous allons nous occuper de l’Iran avant Cuba ».
Malgré cette hiérarchisation des priorités, le locataire de la Maison-Blanche a réitéré sa conviction concernant l’imminence d’une évolution de la situation cubaine. Il a complété son propos par ces mots : « Je pense qu’il va se passer quelque chose à Cuba très bientôt ».
Le Vatican dans son rôle d’intermédiaire historique
Du côté de La Havane, une communication officielle est venue appuyer les propos présidentiels américains dès le vendredi précédent. Les autorités cubaines ont effectivement confirmé être engagées dans des pourparlers avec les États-Unis.
Cette démarche diplomatique s’accompagne d’un acte politique majeur : la libération de prisonniers politiques par le gouvernement cubain. Cette décision complexe s’inscrit dans le cadre d’un accord facilité par une institution religieuse de premier plan.
Le Vatican a ainsi opéré comme médiateur dans ce dossier délicat. Le Saint-Siège remplit ici son rôle historique d’intermédiaire privilégié entre ces deux nations, considérées de longue date comme des ennemis idéologiques sur la scène mondiale.
Un revirement dans la communication bilatérale
Les déclarations de ce dimanche marquent une évolution singulière dans la communication de l’administration américaine. Donald Trump s’est en effet illustré par une multiplication de déclarations offensives à l’encontre de Cuba au fil des derniers mois.
Le dirigeant américain assurait pourtant depuis la mi-janvier que des négociations étaient concrètement en cours avec de hauts responsables de l’île caribéenne. Ces affirmations présidentielles se heurtaient jusqu’alors à une communication tout à fait différente de la part du gouvernement cubain.
La Havane avait systématiquement démenti l’existence de tels contacts avec l’administration de Washington. La confirmation officielle survenue vendredi représente donc un tournant notable dans la posture des autorités de l’île.
La pression énergétique au cœur de la stratégie
Les tensions géopolitiques entre les deux pays se mesurent de même à l’aune de décisions économiques récentes. Depuis le mois de janvier, Washington impose un blocus énergétique de facto à l’encontre de Cuba, pesant lourdement sur l’île.
Pour justifier cette mesure coercitive sur le plan international, l’administration américaine invoque une « menace exceptionnelle » que le gouvernement cubain ferait peser sur la sécurité nationale des États-Unis.
Un argument fondé en grande partie sur la proximité géographique immédiate des deux territoires. Les côtes cubaines ne se situent en effet qu’à 150 kilomètres de distance du littoral de l’État de la Floride, rendant cet espace maritime particulièrement stratégique.
Selon la source : journaldemontreal.com