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Le Royaume-Uni refuse la demande de Trump : aucun navire de guerre ne sera envoyé dans le détroit d’Hormuz
Crédit: shutterstock / Photo : Richard Townshend, Keir Starmer official portrait, 2020, sous licence CC BY 3.0, via Wikimedia Commons.

Washington essuie un nouveau refus sur le front naval

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Le torchon brûle-t-il entre alliés historiques ? Après la France, c’est au tour du Royaume-Uni de décliner la proposition américaine de participer à une coalition navale dans le détroit d’Hormuz. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a personnellement refusé une demande directe du président américain Donald Trump visant à déployer des navires de la Royal Navy dans cette voie maritime stratégique.

Cette décision met en lumière des frictions grandissantes au sein de la « relation spéciale » qui lie Londres et Washington, alors que le conflit entre les États-Unis et l’Iran ne cesse de s’intensifier. Le refus britannique intervient dans un contexte de haute tension, le détroit étant devenu le point névralgique d’une crise aux répercussions mondiales.

La doctrine Trump : « ceux qui profitent doivent protéger »

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L’insistance de Donald Trump repose sur un argument simple : les nations dont l’économie dépend massivement du pétrole du Moyen-Orient doivent assumer la responsabilité première de la sécurisation des routes maritimes. Le président américain a ainsi explicitement ciblé le Royaume-Uni, la Chine, le Japon, la France et la Corée du Sud, les exhortant à s’engager militairement.

Cette pression s’exerce dans un climat de crise énergétique aiguë. Depuis le début des hostilités le 28 février, le détroit d’Hormuz est de fait bloqué, provoquant une flambée des prix du pétrole qui ont franchi la barre des 100 dollars le baril. Pour Washington, il est donc impératif de mettre en place une force multinationale pour garantir la liberté de navigation.

Le Royaume-Uni entre dialogue et prudence militaire

Photo : Richard Townshend, Keir Starmer official portrait, 2020, sous licence
CC BY 3.0, via
Wikimedia Commons.

Malgré le refus d’engagement naval, le dialogue n’est pas rompu. Keir Starmer s’est entretenu avec le président Trump le dimanche 15 mars pour discuter de « l’importance de la réouverture » de la voie navigable. Cependant, cette discussion n’a pas abouti à un engagement concret de la part du Royaume-Uni, qui se garde bien de joindre une mission d’escorte sous commandement américain.

L’hésitation du Premier ministre britannique traduit un malaise plus large à Londres face à l’escalade du conflit. Ce n’est pas le premier point de friction entre les deux alliés. Par le passé, le gouvernement britannique avait déjà refusé aux forces américaines l’autorisation de mener des frappes offensives depuis des bases situées sur le sol du Royaume-Uni.

Une coalition qui peine à trouver des volontaires

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La Maison Blanche ne baisse pas les bras et préparerait l’annonce formelle d’une coalition navale dès cette semaine. Pourtant, sur la scène internationale, l’enthousiasme est loin d’être au rendez-vous. La plupart des grands alliés de Washington ont réagi avec une extrême prudence, laissant les États-Unis relativement isolés.

Les réponses sont sans équivoque. L’Australie a d’ores et déjà exclu l’envoi de navires. De son côté, le Japon a déclaré qu’il n’envisageait pas pour le moment de participer à des opérations de sécurité maritime, invoquant des contraintes constitutionnelles et légales. L’appétit international pour une telle opération semble donc, pour l’heure, très limité.

Sur le terrain, un blocus qui ne dit pas son nom

Quelle est la situation réelle dans le détroit ? Les versions divergent. Les responsables iraniens affirment que la voie maritime n’est pas fermée mais placée sous « contrôle ». Selon Téhéran, seuls les navires liés aux États-Unis et à Israël se voient actuellement interdire le passage.

Cependant, pour les compagnies maritimes, la réalité est tout autre. Des informations font état du déploiement par les forces iraniennes de mines marines et de drones pour perturber le trafic commercial. Dans les faits, les acteurs du transport mondial sont confrontés à ce qui s’apparente à un blocus fonctionnel, paralysant l’une des artères les plus vitales de l’économie mondiale.

Selon la source : wionews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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