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Trump menace de faire sauter le plus grand gisement de gaz naturel au monde
Crédit: Shutterstock / lanature.ca (image IA)

Une spirale de violence au cœur des infrastructures énergétiques

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La tension au Moyen-Orient a franchi un nouveau seuil. Mercredi, l’Iran a lancé des missiles balistiques sur la cité industrielle de Ras Laffan, au Qatar. Cette riposte faisait suite à un bombardement par Israël du champ gazier de South Pars, en Iran. Une escalade qui a immédiatement fait flamber les prix de l’énergie sur les marchés mondiaux.

Selon la compagnie d’État QatarEnergy, l’attaque iranienne a provoqué des « dégâts considérables », nécessitant le déploiement d’équipes d’intervention d’urgence pour maîtriser les incendies. Heureusement, aucune victime n’a été signalée. Le site de Ras Laffan n’est pas anodin : il abrite la plus grande installation d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde.

Les frappes ne se sont pas arrêtées là. Aux premières heures de jeudi, QatarEnergy a confirmé que plusieurs autres de ses installations de GNL avaient été touchées par des missiles, entraînant d’importants incendies et des dommages étendus. Une nouvelle fois, des mesures d’urgence ont dû être mises en place pour contenir la situation.

L’avertissement sans équivoque de Donald Trump

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Face à cette escalade, le président américain Donald Trump a lancé un avertissement direct à Téhéran. Mercredi, il a déclaré que si l’Iran continuait de viser les installations énergétiques du Qatar, l’Amérique allait « faire exploser massivement la totalité du champ gazier de South Pars ». Une menace d’une rare intensité.

Donald Trump a par ailleurs nié toute connaissance préalable de l’attaque israélienne sur South Pars, balayant les rumeurs selon lesquelles cette frappe aurait été coordonnée et approuvée par son administration. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a été catégorique : « Les États-Unis ne savaient rien de cette attaque particulière, et le pays du Qatar n’a été impliqué d’aucune manière, forme ou façon, et n’avait aucune idée que cela allait se produire ».

Le président américain a également exhorté Israël à cesser ses attaques sur le site gazier, à moins que l’Iran ne décide « imprudemment » de s’en prendre de nouveau au Qatar. Dans ce cas de figure, il a réitéré sa menace, promettant que les États-Unis allaient « faire exploser massivement la totalité du champ gazier de South Pars avec une force et une puissance que l’Iran n’a jamais vues ou connues auparavant ».

L’Europe appelle à la désescalade pour éviter le chaos

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Les capitales européennes, inquiètes des répercussions mondiales, ont rapidement réagi pour tenter d’enrayer la spirale. Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec l’émir du Qatar et avec Donald Trump. Il a ensuite appelé à un arrêt immédiat des frappes visant les infrastructures civiles.

Dans un message publié jeudi sur la plateforme X, il a déclaré : « Il est de notre intérêt commun de mettre en œuvre, sans délai, un moratoire sur les frappes visant les infrastructures civiles, en particulier les installations d’approvisionnement en énergie et en eau ». De son côté, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a mis en garde contre une « crise de la plus haute gravité » si les chaînes d’approvisionnement mondiales continuaient d’être perturbées. Selon des médias locaux, il a plaidé mercredi pour une désescalade et une cessation des hostilités une fois les objectifs militaires américains et israéliens atteints.

La sonnette d’alarme est tirée par les monarchies du Golfe

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Dans la région, l’inquiétude est palpable. Les Émirats arabes unis ont qualifié le ciblage des installations liées au champ de South Pars de « grave escalade », y voyant « une menace directe pour la sécurité énergétique mondiale » aux conséquences environnementales sévères. Le ministère des Affaires étrangères émirati a également qualifié l’attaque iranienne contre son installation gazière de Habshan et son champ pétrolier de Bab d' »attaque terroriste » risquant de provoquer une « escalade dangereuse ».

Le Qatar, directement visé, a réagi avec fermeté. Son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a décrit la frappe israélienne sur South Pars comme « une mesure dangereuse et irresponsable » dans un contexte de tensions régionales croissantes. En guise de sanction, la nation du Golfe a déclaré les attachés militaires et de sécurité iraniens ainsi que leur personnel à l’ambassade de Doha « persona non grata », leur ordonnant de quitter le pays dans les 24 heures.

L’Arabie saoudite a également durci le ton. Son ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan Al Saud, aurait déclaré que « le peu de confiance qui existait auparavant avec l’Iran a été complètement brisé ». Il a ajouté que des réponses politiques et non politiques à l’Iran restaient sur la table.

L’Iran promet des représailles, les marchés mondiaux retiennent leur souffle

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Loin de reculer, l’Iran a menacé d’étendre le conflit. Mercredi, le Corps des Gardiens de la révolution islamique a averti qu’il ciblerait les installations pétrolières et gazières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar. Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a condamné les frappes sur les infrastructures énergétiques de son pays, affirmant sur X qu’elles « pourraient avoir des conséquences incontrôlables, dont l’ampleur pourrait engloutir le monde entier ».

Ces attaques ont aggravé les perturbations d’approvisionnement déjà déclenchées par le conflit, qui a débuté le 28 février. Les conséquences économiques sont immédiates : le baril de Brent pour livraison en mai a grimpé de 4% pour atteindre 111,77 dollars, tandis que le West Texas Intermediate américain pour avril a progressé de plus de 1,3% à 97,56 dollars. Parallèlement, le trafic des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, un point de passage vital pour un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole, s’est effondré, la voie navigable étant de fait fermée à la plupart des navires commerciaux.

Pour ajouter à l’incertitude, l’agence Reuters a rapporté jeudi que le gouvernement américain envisageait de déployer des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient, faisant craindre une nouvelle escalade. Une situation que Michael O’Hanlon, de la Brookings Institution, résume en estimant que la fin de la guerre en Iran est encore loin.

Selon la source : cnbc.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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