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Un médecin classe les interventions médicales les plus douloureuses au monde
Crédit: lanature.ca (image IA)

Au-delà de l’anesthésie : quelles sont les chirurgies les plus douloureuses ?

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La gestion de la douleur a parcouru un chemin considérable. Fini le temps où elle se résumait à une gorgée d’eau-de-vie et une lanière de cuir à mordre. Pourtant, même avec les avancées médicales, certaines interventions chirurgicales restent associées à une douleur et un inconfort intenses. La chirurgie par cœlioscopie, par exemple, a grandement contribué à réduire la souffrance post-opératoire. Pour retirer un rein, les chirurgiens n’ont plus besoin de pratiquer une large incision ; un orifice beaucoup plus petit suffit désormais.

Le Dr Dean Eggitt, consultant en médecine de premier recours, s’est penché sur la question. Il a établi un classement des procédures qu’il considère comme les plus pénibles, tout en soulignant que les médecins et les professionnels de la rééducation, comme les kinésithérapeutes, mettent tout en œuvre pour minimiser cette douleur.

S’exprimant auprès du Daily Mail, il explique : « Bien que chacun ressente la douleur différemment, il existe sans aucun doute des interventions plus douloureuses que d’autres, comme la fusion vertébrale, la chirurgie à thorax ouvert et la prothèse totale du genou. Toutes ces procédures affectent les os et les nerfs et ne permettent pas une immobilisation totale par la suite. Ainsi, même si l’opération en elle-même n’est pas forcément trop douloureuse, la kinésithérapie intensive requise pour une guérison complète peut l’être énormément. »

La biopsie de la moelle osseuse : un prélèvement à vif

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Une biopsie consiste à prélever un échantillon de tissu corporel pour l’examiner et poser un diagnostic. Les cellules de la moelle osseuse sont particulièrement précieuses, car elles fonctionnent comme des cellules souches. Si un prélèvement cutané peut être relativement indolore, la situation est tout autre lorsqu’il faut extraire un échantillon provenant littéralement de l’intérieur des os.

La procédure est invasive : les chirurgiens doivent insérer une aiguille directement dans l’os pour aspirer les cellules liquides de la moelle osseuse. Et le détail qui change tout : le patient est conscient pendant toute l’opération. Une anesthésie locale est administrée, mais il est fréquent de ressentir une sensation de « traction ». Les suites sont souvent marquées par des douleurs persistantes pendant plusieurs jours, une plaie de ponction et des ecchymoses.

La ponction lombaire, aussi appelée rachicentèse

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Connue également sous le nom de rachicentèse, la ponction lombaire est une autre procédure impliquant l’insertion d’aiguilles dans les os, mais cette fois-ci, au niveau de la colonne vertébrale. L’élément le plus angoissant ? Le patient doit impérativement rester éveillé pour que l’intervention puisse se dérouler correctement. Elle est pratiquée soit pour prélever du liquide céphalo-rachidien, soit pour administrer des anesthésiques.

Les conséquences pour les patients peuvent être lourdes et variées. Outre les maux de tête, saignements et gonflements, des douleurs dorsales chroniques peuvent s’installer. Plus grave encore, des lésions nerveuses peuvent survenir, entraînant potentiellement une perte de sensibilité dans les bras et les jambes, une vision double, la formation de caillots sanguins ou encore une perte d’audition.

La chirurgie à cœur ouvert : une convalescence éprouvante

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La présence de cette intervention dans le classement n’étonnera personne. Heureusement, elle est réalisée sous anesthésie générale. Cependant, la douleur réside principalement dans la longue et difficile période de convalescence. Pour accéder au cœur, les chirurgiens doivent traverser la cage thoracique, une étape traumatisante pour le corps.

La récupération peut prendre jusqu’à 12 semaines. Cette période est marquée par l’impact de l’opération sur les ligaments, le sternum et la cicatrisation des plaies. La douleur est donc une composante majeure du processus de guérison, même si, comme le précise l’article source, la situation s’améliore progressivement avec le temps.

L’hystéroscopie : une exploration jugée ‘insupportable’

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L’hystéroscopie consiste à insérer un dispositif dans l’utérus afin d’en examiner l’intérieur. Le suffixe « -oscopie » indique une visualisation interne, à l’instar de la « gastroscopie » pour l’estomac via la gorge ou de la « coloscopie » par l’autre extrémité. De nombreuses patientes ayant subi cette procédure l’ont qualifiée d' »insupportable ».

Ces témoignages sont corroborés par des données chiffrées. Selon le Royal College of Obstetricians and Gynecologists, environ un tiers des patientes évaluent la douleur ressentie à sept sur dix ou plus. Face à ce constat, l’institution recommande d’ailleurs qu’une anesthésie locale ou générale soit systématiquement proposée aux patientes.

La prothèse totale du genou : la plus commune et redoutée

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Voici l’intervention courante qui peut s’avérer extrêmement douloureuse. Les articulations sont par nature des zones complexes, en raison de leurs parties mobiles. Mais les genoux présentent un défi supplémentaire : ils doivent être suffisamment robustes pour supporter l’intégralité du poids du corps. La mise en place d’une prothèse totale est donc une opération lourde.

Pour ne rien arranger, le succès de l’intervention dépend en grande partie de l’implication du patient. Il faut être très proactif après la chirurgie pour en récolter tous les bénéfices, ce qui implique une rééducation souvent pénible. « La meilleure chose à faire pour aider à récupérer d’une prothèse totale du genou est de tout planifier à l’avance », conseille le Dr Eggitt.

Il insiste sur la préparation : « Ne pensez pas seulement aux analgésiques, mais aussi à l’aménagement des sièges, aux dispositions pour dormir et aux activités quotidiennes. Mais ce ne sera pas sans douleur, car l’intervention est extrêmement traumatisante pour les os et les nerfs. »

Selon la source : britbrief.co.uk

Créé par des humains, assisté par IA.

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