Aller au contenu
Un changement de signalisation soudain provoque la colère du maire de Québec
Crédit: Side-by-side fusion: "Bruno Marchand TVA 13-06-24.jpg" by TVA Nouvelles licensed under CC BY 3.0 via Wikimedia Commons + "Québec Flag (14744342616).jpg" by Tony Webster from Portland, Oregon, United States licensed under CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Le choc d’une annonce express en Haute-Ville

Le vaste chantier du tramway dans la capitale nationale apporte son lot de bouleversements quotidiens. Récemment, l’implantation de changements de signalisation permanents dans le secteur de la Haute-Ville a pris les commerçants au dépourvu, déclenchant une vive réaction au sommet de l’administration municipale.

Le maire Bruno Marchand a ouvertement exprimé sa colère en constatant que les entrepreneurs locaux n’ont bénéficié que de trois jours pour se préparer à cette nouvelle réalité routière. Sa frustration initiale a été communiquée par le biais d’une publication sur le réseau social Facebook, un message qui a été retiré moins d’une heure plus tard.

Dans ce texte éphémère, l’élu a été sans équivoque : « Trois jours de préavis, ce n’est pas suffisant ». Cherchant à comprendre l’origine de cette situation précipitée, il a immédiatement ajouté : « J’ai demandé aux équipes qu’on m’explique rapidement ce qui s’est passé ».

Le bouleversement soudain de la rue Jacques-Parizeau

Comment s’adapter à une réorganisation urbaine majeure en un seul week-end ? C’est le défi imposé aux citoyens concernés, puisque la première alerte officielle a été distribuée le 13 mars dernier, offrant une marge de manœuvre extrêmement réduite.

Lors de cette journée, l’ensemble des occupants du complexe Saint-Amable, un édifice situé au 333, rue Jacques-Parizeau, ont reçu un avis formel en provenance de leur propriétaire. Le document détaillait une modification imminente et drastique de leur environnement immédiat.

La missive précisait que leur rue deviendrait un sens unique vers l’ouest dès le lundi suivant, soit le 16 mars. Cette nouvelle soudaine a rapidement semé la confusion chez la clientèle habituée à circuler librement dans ce périmètre.

Le désarroi des entrepreneurs locaux

Face à ce changement impromptu, les gens d’affaires du quartier n’ont pas tardé à partager leur incompréhension. Dans un reportage publié plus tôt samedi par le Journal, les conséquences directes sur leurs opérations ont été mises en lumière.

Roxanne Bourque, copropriétaire du salon de coiffure Mïst, a témoigné de l’impact sur sa clientèle fidèle : « On a des clientes qui viennent ici depuis des dizaines d’années et du jour au lendemain, elles n’ont plus le droit de stationner [dans] la rue et c’est devenu un sens unique… Tout le monde est complètement perdu ».

Un sentiment partagé par Amélie Rhéaume-Parent, copropriétaire du restaurant Le Quarante7, qui juge la méthode employée par la Ville de « cavalière ». Selon l’entrepreneure, cette façon d’annoncer les choses « n’est pas rassurante pour la suite du projet de tramway ».

Les engagements de l’administration municipale

Conscient de l’inquiétude grandissante, Bruno Marchand souhaite désormais adopter un ton apaisant. L’élu municipal reconnaît les défis à venir tout en maintenant un discours protecteur envers ses concitoyens affectés par les travaux.

S’il admet lucidement que « la période qui commence sera difficile », le maire assure fermement que la Ville prendra soin de son monde tout au long du processus de construction.

Dans une déclaration officielle, et en attendant de faire un point complet sur la situation au début de la semaine, il s’est engagé à corriger le tir pour l’avenir : « On va vite identifier ce qui n’a pas fonctionné comme prévu et on va faire beaucoup mieux les prochaines fois ».

Les aveux du service des communications

Dans le sillage des déclarations du maire, l’appareil municipal a dû fournir des explications concernant ce délai administratif particulièrement court. Les représentants de la municipalité n’ont pas cherché à nier la transmission tardive de la directive.

Jean-Pascal Lavoie, le porte-parole de la Ville de Québec, a officiellement reconnu que l’avis a été transmis avec retard aux commerçants touchés par ces modifications de signalisation. Lors de son intervention plus tôt au Journal, il a détaillé la mécanique interne de ces annonces.

Il a justifié la situation actuelle tout en promettant d’ajuster le tir : « On va vers les citoyens et les gens d’affaires dès qu’on a l’information et, dans ce cas-ci, c’est vrai que ça laissait peu de temps. On va tenter d’accélérer le processus pour prévenir les citoyens et les commerçants le plus tôt possible dans le prochain cas ».

Selon la source : tvanouvelles.ca

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu