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Le Covid-19 sévère pourrait augmenter le risque de cancer du poumon
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un lien surprenant entre infections respiratoires et cancer

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À mesure que le temps passe, les effets à long terme du Covid-19 commencent à se dévoiler. Une nouvelle recherche suggère qu’une forme sévère de Covid-19, mais aussi de grippe, pourrait augmenter le risque de développer un cancer plus tard dans la vie. Des scientifiques ont mis en lumière un mécanisme inquiétant qui pourrait transformer une infection pulmonaire grave en un terrain favorable à une maladie potentiellement mortelle.

L’étude a d’abord porté sur des souris de laboratoire. Les chercheurs ont découvert que les rongeurs ayant subi des infections pulmonaires sévères étaient plus susceptibles de développer des cancers par la suite. En comparant ces résultats avec des données humaines, ils ont observé une tendance similaire, que l’infection initiale soit le Covid-19, la grippe ou une pneumonie. Ce constat ouvre une nouvelle perspective sur les séquelles laissées par ces maladies virales.

L’étude qui met en lumière un danger à long terme

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Cette recherche a été menée par le Carter Center de l’Université de Virginie (UVA). Les conclusions sont claires : le risque le plus élevé concerne les personnes qui ont été hospitalisées pour l’une de ces affections respiratoires. Les données, collectées à la fois sur les souris et sur les sujets humains, révèlent que les infections graves dues au Covid-19, à la grippe ou à la pneumonie provoquaient des dommages durables aux poumons.

Le mécanisme à l’œuvre se situe au niveau cellulaire. Les changements les plus notables ont été observés dans les cellules immunitaires, en particulier les neutrophiles et les macrophages. Ces cellules sont normalement en première ligne pour défendre les poumons contre les infections. Cependant, après une agression virale sévère, les chercheurs ont noté que certains neutrophiles commençaient à « se comporter anormalement », aggravant l’inflammation au lieu de la combattre.

Quand l’inflammation chronique prépare le terrain

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Cette inflammation anormale et persistante crée ce que les scientifiques ont appelé un environnement « pro-tumoral ». Autrement dit, l’état inflammatoire chronique des poumons facilite l’apparition et le développement de tumeurs des mois, voire des années après l’infection initiale. C’est un héritage silencieux laissé par la maladie.

Jie Sun, un scientifique de la faculté de médecine de l’UVA, résume le processus : « Un cas grave de COVID ou de grippe peut laisser les poumons dans un état ‘enflammé’ durable qui facilite l’implantation d’un cancer par la suite. » L’infection aiguë est passée, mais les cicatrices immunitaires, elles, demeurent et peuvent avoir des conséquences redoutables.

Le vaccin, un bouclier contre les séquelles

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Face à ce constat, une nouvelle positive émerge de l’étude : la vaccination avant l’infection semble prévenir cette inflammation pulmonaire dangereuse. Jie Sun souligne cet aspect crucial : « La nouvelle encourageante est que la vaccination prévient en grande partie ces changements nocifs pour la croissance du cancer dans les poumons. » Les chercheurs ont constaté que les individus vaccinés qui n’ont développé qu’une infection légère n’ont pas montré ce risque élevé.

Plus précisément, l’étude a révélé une augmentation de 1,24 fois des cas de cancer du poumon chez les patients ayant été hospitalisés pour le Covid-19. Ce risque accru a été observé indépendamment du fait qu’ils aient fumé ou souffert d’autres pathologies à risque. À l’inverse, chez les personnes vaccinées, les chercheurs ont même observé une légère diminution du développement de cancers du poumon. Jie Sun insiste : « Nous pensons que les vaccins ne préviennent pas seulement l’hospitalisation aiguë après avoir contracté le virus. Ils pourraient également réduire les retombées à long terme d’une infection grave, y compris le type de cicatrices immunitaires qui peut augmenter le risque de cancer. »

Vers une surveillance accrue pour les patients à risque

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Forts de ces découvertes, les chercheurs formulent des recommandations claires. Ils préconisent que les personnes ayant souffert de formes sévères de ces infections virales fassent l’objet d’un suivi attentif et d’un dépistage régulier. L’objectif est de détecter au plus tôt toute évolution anormale.

Dans leurs écrits, les experts précisent leur pensée : « Les personnes se remettant d’une pneumonie virale grave, en particulier celles ayant des antécédents de tabagisme, pourraient bénéficier d’une surveillance renforcée du cancer du poumon et de la prévention des infections graves. » La vigilance devient donc un enjeu majeur pour les années post-pandémie, afin de gérer les conséquences au long cours de l’infection par le virus.

Disclaimer : Cet article présente des résultats de recherche scientifique récents sur les liens possibles entre infections respiratoires sévères et risque de cancer. Il ne constitue pas un avis médical et ne doit pas être utilisé pour poser un diagnostic ou décider d’un traitement. Les conclusions de l’étude concernent principalement les infections graves et les données préliminaires issues de modèles animaux et d’analyses humaines. Pour toute question sur votre santé ou vos risques personnels, consultez un professionnel de santé qualifié.

Selon la source : news.virginia.edu

Créé par des humains, assisté par IA.

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