Un groupe sanguin présente le risque le plus faible de crise cardiaque et de caillots sanguins
Auteur: Simon Kabbaj
Ce que votre sang dit de vous

Connaître son groupe sanguin est une information précieuse, notamment pour recevoir la transfusion la plus adaptée en cas de besoin. Mais ce marqueur biologique peut aussi vous en apprendre beaucoup sur votre propre santé. Si vous ignorez le vôtre, une simple question lors de votre prochaine prise de sang ou d’un don de sang suffit à le découvrir. Et l’enjeu est de taille : un groupe sanguin spécifique est associé à un risque plus faible de caillots sanguins, de crises cardiaques et même de certains cancers.
Il existe quatre grands groupes sanguins : A, B, AB et O. Chacun se subdivise ensuite en rhésus positif ou négatif, ce qui signifie qu’un groupe A positif est différent d’un A négatif. Ce signe « + » ou « – » indique la présence ou l’absence de la protéine rhésus, souvent appelée protéine Rh, à la surface de vos globules rouges.
La majorité de la population a un rhésus positif, mais avoir un rhésus négatif n’a rien d’anormal. La seule précaution majeure concerne les personnes Rh négatif qui pourraient développer des anticorps si elles recevaient accidentellement du sang Rh positif. Cette situation est particulièrement surveillée durant la grossesse.
Groupe O : un avantage pour le cœur et contre les caillots

Selon Northwestern Medicine, une institution médicale de premier plan, les personnes du groupe sanguin O, qu’il soit positif ou négatif, présentent le risque le plus bas de subir une crise cardiaque ou de développer des caillots sanguins. Comment l’expliquer ? Les scientifiques pensent que cela est dû à des niveaux plus faibles de facteurs de coagulation dans leur sang.
Ces facteurs sont des protéines qui provoquent la coagulation du sang, c’est-à-dire son épaississement jusqu’à former une masse solide. Ce processus, bien qu’utile pour stopper une hémorragie, peut devenir dangereux s’il forme des caillots dans les vaisseaux. Par conséquent, les personnes des groupes A, B et AB, qui possèdent des niveaux plus élevés de ces protéines, sont encouragées à adopter un mode de vie particulièrement bénéfique pour la santé cardiaque.
Une protection relative contre certains cancers

L’avantage du groupe O ne s’arrête pas là. Des études ont également révélé que les personnes des groupes A, B et AB présentent un risque plus élevé de développer un cancer de l’estomac. À l’inverse, le groupe O est à nouveau associé à un risque moindre pour cette maladie, ainsi que pour divers cancers colorectaux. Durant la pandémie de Covid-19, il a aussi été observé que les individus du groupe A étaient plus susceptibles de souffrir de formes graves de la maladie s’ils la contractaient.
Le Dr Sanjay Aggarwal, médecin généraliste au Holistic Healthcare Centre de Delhi, apporte une précision sur le sujet. Il a clarifié que « Il serait peut-être plus exact de dire que les personnes du groupe sanguin O présentent un risque plus faible de cancer du pancréas, étant donné le travail que les chercheurs effectuent sur les infections bactériennes. »
Répartition au Royaume-Uni : le groupe O positif en tête

Selon les données du site NHS Donate Blood, le service de don de sang britannique, le groupe O positif est le plus répandu au Royaume-Uni. Il représente entre 35 % et 36 % de la population. C’est donc plus d’un tiers des Britanniques qui bénéficient potentiellement des avantages associés à ce groupe sanguin.
Être du groupe O positif signifie non seulement faire partie du groupe le plus commun, mais aussi de celui qui est lié à une meilleure santé cardiovasculaire. Ce groupe partage les bénéfices généraux du type O, comme un risque réduit de formation de caillots sanguins dangereux.
Le groupe A positif, deuxième plus fréquent

Juste derrière le O positif, le groupe A positif est le deuxième plus courant au Royaume-Uni. Il concerne entre 28 % et 30 % de la population. Une part significative qui, selon les recherches, devrait être plus attentive à sa santé cardiaque.
Contrairement au groupe O, les personnes du groupe A ont des niveaux de facteurs de coagulation naturellement plus élevés. Cela les expose à un risque statistique légèrement supérieur de caillots et de problèmes cardiaques, ainsi qu’à un risque accru de certains cancers comme celui de l’estomac.
Le groupe O négatif, le donneur universel

Le groupe O négatif est présent chez 13 % à 14 % de la population britannique. Bien qu’il soit moins fréquent que sa contrepartie positive, il joue un rôle crucial dans la médecine transfusionnelle. En effet, il est souvent qualifié de « donneur universel ».
Ses globules rouges peuvent être transfusés à n’importe quel patient, quel que soit son groupe sanguin, car ils ne portent ni l’antigène A, ni le B, ni la protéine Rhésus. En plus de cette caractéristique vitale, les porteurs du groupe O négatif partagent le profil de risque réduit pour les maladies cardiaques et certains cancers.
Les groupes A négatif et B positif

Le groupe A négatif est relativement moins courant, représentant 8 % de la population au Royaume-Uni. Comme pour le A positif, il est associé à des niveaux plus élevés de facteurs de coagulation, ce qui invite à la vigilance sur le plan cardiovasculaire.
Le groupe B positif, quant à lui, concerne entre 8 % et 10 % des Britanniques. À l’instar des groupes A et AB, il ne partage pas le profil de risque diminué du groupe O. Adopter un mode de vie sain pour le cœur est donc particulièrement recommandé pour les personnes de ce groupe.
Les groupes sanguins plus rares : B négatif et AB positif
En descendant dans le classement de la fréquence, on trouve le groupe B négatif. Il n’est présent que chez 2 % à 3 % de la population britannique, ce qui en fait l’un des groupes les plus rares.
Le groupe AB positif est encore plus rare, avec seulement 2 % de la population. Les personnes de ce groupe possèdent à la fois les antigènes A et B, mais pas les anticorps correspondants, ce qui en fait des « receveurs universels » pour le plasma. Toutefois, sur le plan des risques, ils se rangent aux côtés des groupes A et B, avec une prédisposition statistique plus élevée aux caillots sanguins.
Le plus rare de tous : le groupe AB négatif

Au sommet de la rareté se trouve le groupe AB négatif. Il ne concerne qu’environ 1 % de la population au Royaume-Uni, ce qui en fait le groupe sanguin le plus difficile à trouver pour les transfusions.
Ce groupe combine les caractéristiques du groupe AB (présence des deux antigènes A et B) et du rhésus négatif (absence de la protéine Rh). Comme les autres groupes non-O, il est associé à un risque cardiovasculaire et de caillots légèrement plus élevé, renforçant l’importance d’une hygiène de vie préventive.
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