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Une fillette de 11 ans en larmes après un incident de sécurité avec Chappell Roan
Crédit: Instagram/@jorginhofrello

Un petit-déjeuner qui tourne au vinaigre à São Paulo

Instagram/@catcavelli

Une simple rencontre supposée dans un hôtel de São Paulo a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux. Au cœur de l’affaire : une fillette de 11 ans, Ada, qui se serait retrouvée en larmes après un incident impliquant le service de sécurité de la chanteuse américaine Chappell Roan. L’histoire a éclaté lorsque le beau-père de la jeune fille, le footballeur Jorginho, a pris la parole sur Instagram, rapidement suivi par la mère de l’enfant, Catherine Harding.

Les faits se sont déroulés pendant le festival Lollapalooza Brazil. Catherine Harding, qui a eu sa fille Ada avec l’acteur Jude Law à la suite d’une brève relation, séjournait par « coïncidence » dans le même hôtel que Chappell Roan. L’enthousiasme d’une jeune fan a alors basculé en une situation que son beau-père qualifie de « très bouleversante », poussant chaque partie à livrer sa propre version des événements.

La charge de Jorginho : « Sans vos fans, vous ne seriez rien »

Jorginho, ancien joueur de Chelsea aujourd’hui à Flamengo, a été le premier à rendre l’affaire publique. Dans un message enflammé, il a expliqué que sa belle-fille Ada était « extrêmement secouée et a beaucoup pleuré » après qu’un agent de sécurité a parlé « d’une manière extrêmement agressive » à l’enfant et à sa mère. Le footballeur a décrit l’excitation initiale de sa fille : « Ce matin, ma fille s’est réveillée incroyablement excitée, elle a même fait une pancarte tellement elle était heureuse de voir une artiste qu’elle admire beaucoup, ou qu’elle admirait. »

Selon lui, l’incident s’est produit au petit-déjeuner. La chanteuse de 28 ans, connue pour son tube « Pink Pony Club », est passée près de leur table. Ada, « excitée », a simplement voulu s’assurer que c’était bien elle. « Et le pire, c’est qu’elle ne l’a même pas approchée », a insisté Jorginho. « Elle est simplement passée devant la table de la chanteuse, a regardé pour confirmer que c’était bien elle, a souri, et est retournée s’asseoir avec sa mère. Elle n’a rien dit, n’a rien demandé. » La réaction qui a suivi a été, selon lui, « complètement disproportionnée ». Un grand agent de sécurité serait venu leur dire de ne pas « manquer de respect » ou « harceler » les autres, menaçant même de « déposer une plainte » auprès de l’hôtel.

Visiblement bouleversé, le sportif a ajouté : « Ma fille était extrêmement secouée et a beaucoup pleuré. Je vis avec le football, l’exposition publique et les gens connus depuis de nombreuses années, et je comprends très bien ce que sont le respect et les limites. Ce qui s’est passé là n’avait rien à voir avec ça. C’était juste une enfant qui admirait quelqu’un. » Concluant sur une note amère à l’adresse de Chappell Roan, il a écrit en majuscules : « SANS VOS FANS, VOUS NE SERIEZ RIEN. ET AUX FANS, ELLE NE MÉRITE PAS VOTRE AFFECTION. »

Catherine Harding, la mère, entre incertitude et quête de responsabilité

(Instagram/@chappellroan

Catherine Harding, chanteuse et compositrice de 34 ans connue sous le nom de Cat Cavelli, a également partagé sa version sur Instagram. « Je ne pensais pas que ça deviendrait aussi fou », a-t-elle commencé, avant de reconnaître la réponse de la chanteuse : « Je sais que Chappell a répondu, disant que ce n’était pas sa sécurité et qu’elle ne l’avait pas fait. » Cependant, elle maintient un doute sur l’identité de l’agent : « À 100 %, cet agent de sécurité n’était pas un agent de l’hôtel… Je ne sais pas s’il était son garde du corps personnel, mais il était avec elle. C’est tout ce que je sais. L’a-t-elle envoyé le faire ? Encore une fois, je ne sais pas. »

La mère de famille a souligné la question de la responsabilité des célébrités. « Je pense que vous avez une responsabilité lorsque vous êtes une célébrité de vous assurer, je suppose, que les gens qui travaillent pour vous et qui agissent en votre nom le font correctement », a-t-elle déclaré. Elle raconte que la famille prenait son petit-déjeuner lorsqu’ils ont aperçu une femme aux longs cheveux roux et bouclés. Harding a alors demandé à sa fille : « Penses-tu que c’est Chappell Roan ? ». Ada s’est alors dirigée vers un jardin voisin pour mieux voir. « Elle n’avait pas son téléphone, elle n’a pas essayé de prendre une photo, elle n’a pas essayé de l’approcher. Elle n’a littéralement rien fait. », précise sa mère.

C’est après le retour d’Ada à table que l’agent les aurait « réprimandés et grondés » avec un « ton très agressif », allant jusqu’à dire que sa fille était « mal éduquée ». Harding lui a expliqué que sa fille est habituée aux personnalités publiques en raison de leur métier, et qu’en tant que clients de l’hôtel, ils étaient libres de circuler. L’incident a eu une conséquence concrète : le cadeau d’anniversaire d’Ada, des billets pour le concert de Chappell Roan à Lollapalooza, a été « en partie gâché » car ils ont fini par manquer le spectacle. « Si ce n’était pas elle [qui a envoyé l’agent], j’espère qu’elle apprendra à ne peut-être pas laisser les gens qui travaillent pour elle traiter les gens comme ça », a-t-elle conclu.

La défense de Chappell Roan : « Je n’ai rien vu, je suis désolée »

 

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Face à la polémique grandissante, Chappell Roan a pris la parole à son tour dans une vidéo publiée sur ses stories Instagram le dimanche 22 mars, s’adressant à ses près de huit millions d’abonnés. « Je vais juste raconter ma moitié de l’histoire de ce qui s’est passé aujourd’hui avec une mère et un enfant qui ont été impliqués avec un agent de sécurité qui n’est pas ma sécurité personnelle », a-t-elle déclaré d’emblée.

La chanteuse a affirmé n’avoir été témoin de rien. « Je n’ai même pas vu, je n’ai même pas vu de femme et d’enfant… personne ne s’est approché de moi, personne ne m’a dérangée, j’étais juste assise au petit-déjeuner dans mon hôtel », a-t-elle expliqué. Elle a ajouté qu’elle n’avait donné aucune instruction à un quelconque agent : « Je n’ai pas demandé à l’agent de sécurité d’aller parler à cette mère et cet enfant, je ne l’ai pas fait. » Elle a jugé la situation injuste : « Il est injuste que la sécurité suppose simplement que quelqu’un n’a pas de bonnes intentions alors qu’il n’y a aucune raison de le croire, car aucune action n’a même été entreprise. »

Chappell Roan a tenu à clarifier sa position vis-à-vis de son public. « Je ne déteste pas les gens qui sont fans de ma musique. Je ne déteste pas les enfants – c’est fou », a-t-elle martelé. Elle a conclu par un message d’excuses directement adressé à la famille : « Je suis désolée pour la mère et l’enfant que quelqu’un ait supposé quelque chose, que vous feriez quelque chose, et que… si vous vous êtes sentis mal à l’aise, cela me rend vraiment triste. Vous ne méritiez pas ça. »

Parole contre parole : une controverse encore à éclaircir

(Instagram/@chappellroan

L’affaire laisse le public face à trois récits distincts qui, s’ils ne se contredisent pas entièrement sur le fond de l’incident, divergent sur les responsabilités. D’un côté, le témoignage poignant d’un père et d’une mère décrivant la détresse de leur enfant face à un agent de sécurité jugé trop zélé et agressif. De l’autre, la défense d’une artiste qui affirme être totalement étrangère à l’incident, tout en présentant ses excuses pour le malaise ressenti par la famille.

Au centre de l’équation reste une inconnue de taille : l’identité et le statut exact de l’agent de sécurité. Travaillait-il pour Chappell Roan, pour le festival, pour l’hôtel, ou a-t-il agi de sa propre initiative ? Tant que cette question restera sans réponse, la controverse risque de perdurer, laissant une jeune fan avec un souvenir amer d’une rencontre qu’elle espérait magique.

Selon la source : rollingstone.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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