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Iran met en garde Donald Trump en affirmant avoir un « plan spécial » pour lui
Crédit: shutterstock

Un dialogue de sourds sur fond de guerre

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La tension est à son comble entre l’Iran et les États-Unis. Quelques heures seulement après que Donald Trump a évoqué des discussions « très bonnes et productives » avec la nation du Moyen-Orient, Téhéran a répliqué par un avertissement au ton menaçant. Ce nouvel épisode s’inscrit dans un contexte de conflit ouvert : la guerre conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran dure depuis près d’un mois, avec un bilan humain estimé à des milliers de morts et des conséquences dévastatrices pour les prix mondiaux du pétrole et du gaz.

Pourtant, une lueur d’espoir semblait poindre le 23 mars. Ce jour-là, l’ancien président américain publiait une déclaration sur son réseau social, Truth Social. Il y affirmait avoir eu des conversations fructueuses avec ses homologues iraniens, allant jusqu’à prétendre avoir ordonné au Département de la Guerre américain de « reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes ».

Mais cette main tendue, si elle en était une, a été violemment repoussée. L’agence de presse d’État iranienne, Fars, a rapidement qualifié la déclaration de « fake news », affirmant qu’il n’y avait eu aucun « contact direct ou indirect » avec Donald Trump. Le fossé entre les deux versions semble abyssal.

La menace des « plans spéciaux » iraniens

Loin d’en rester là, les autorités iraniennes ont surenchéri, durcissant leur position. Dans une déclaration ultérieure, elles ont averti de l’existence de « plans spéciaux » visant le dirigeant américain. Des plans qui, selon elles, viseraient à « ôter complètement l’espoir de négociations ». La rhétorique se fait plus précise et plus inquiétante.

Une source s’est confiée à l’agence de presse Fars dans la nuit du 23 mars, des propos rapportés par LBC. « Ce soir, des événements spéciaux sont prévus pour Tel Aviv et certains alliés régionaux des États-Unis et d’Israël qui ôteront complètement l’espoir de négociations de l’esprit des agresseurs », a affirmé cette source. La menace ne vise donc plus seulement les intérêts américains, mais aussi directement leurs alliés dans la région.

Le détroit d’Ormuz, enjeu stratégique majeur

lanature.ca (image IA)

L’agence Fars a également diffusé un message sur sa chaîne Telegram pour nier une nouvelle fois tout contact avec les États-Unis. Le message va plus loin en posant des conditions non négociables à une éventuelle désescalade. « Des responsables informés en Iran ont annoncé qu’il n’y avait eu aucune négociation et ont souligné que tant que les États-Unis ne se retireraient pas complètement, n’évacueraient pas leurs bases dans la région, ne paieraient pas de compensations et ne recevraient pas de garanties valables de ne pas répéter l’agression, ni la guerre ne prendrait fin, ni le détroit d’Ormuz ne serait rouvert. »

Le sort du détroit d’Ormuz est un point crucial. Ce passage maritime stratégique voit transiter un quart du commerce mondial de pétrole. L’agence iranienne a ajouté que même une cessation des hostilités ne garantirait pas un retour à la normale. « Selon ce rapport, même après la fin éventuelle de la guerre, la situation dans le détroit d’Ormuz ne reviendra pas à la situation d’avant-guerre », précise le communiqué.

Un enchaînement de déclarations contradictoires

shutterstock / Tasnim News Agency via wikimedia CC BY 4.0

Le flou persiste, alimenté par des récits qui s’opposent frontalement. Avant le démenti cinglant de Téhéran, Donald Trump avait insisté sur la réalité de ces pourparlers. S’exprimant à Memphis, il avait déclaré : « nous avons maintenant de très bonnes discussions ». Il avait précisé : « Elles ont commencé hier soir, un peu, la nuit d’avant. Je pense qu’elles sont très bonnes. Ils veulent la paix. Ils ont accepté de ne pas avoir d’arme nucléaire. Mais nous verrons. »

Ces affirmations ont été balayées par le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a martelé qu' »aucune négociation » n’avait eu lieu avec les États-Unis. Dans une autre déclaration, Trump avait affirmé que l’Iran avait « une opportunité de plus de mettre fin à ses menaces contre l’Amérique et nos alliés » et qu’ils étaient « sérieux », citant à nouveau les « très bonnes discussions » sans donner plus de détails.

Encore une fois, la réponse iranienne fut un démenti. Selon ITV News, le ministère iranien des Affaires étrangères aurait nié ces propos. La télévision d’État iranienne a même suggéré que Trump avait reculé « suite à l’avertissement ferme de l’Iran ».

La Maison Blanche reste évasive

lanature.ca (image IA)

Face à cette cacophonie diplomatique, quelle est la position officielle de l’administration américaine ? Pour l’heure, Donald Trump n’a pas réagi aux dernières déclarations iraniennes. Il semblerait que le report de cinq jours des frappes américaines sur les sites énergétiques soit toujours en vigueur. Cependant, un rapport cité par The Guardian précise que cette pause ne concerne pas les autres infrastructures iraniennes, qui pourraient donc toujours être la cible d’attaques.

De son côté, la Maison Blanche a qualifié la situation avec l’Iran de « fluide », un terme qui souligne l’incertitude du moment. Elle a également précisé qu’aucune réunion formelle n’avait été annoncée, laissant planer le doute sur la nature et même l’existence des contacts évoqués par l’ancien président. Entre les affirmations de l’un et les démentis catégoriques de l’autre, la vérité reste difficile à cerner.

Selon la source : cbsnews.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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