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Trump critique Obama et désigne le “pire président de l’histoire” selon lui
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Un discours centré sur l’unité face à des sondages en baisse

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Donald Trump a pris la parole pendant une heure lors du dîner de collecte de fonds du National Republican Congressional Committee à Washington, D.C. Face à des sondages affichant des cotes de popularité en chute libre, l’homme politique de 79 ans a profité de cette tribune pour appeler les membres de son parti à maintenir leur cohésion. Ce rassemblement a également été l’occasion pour lui de recevoir une distinction inédite. En effet, le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, lui a remis le tout premier « America First Award » annuel.

S’adressant à l’audience rassemblée dans la capitale fédérale, le dirigeant a galvanisé ses soutiens en martelant ses objectifs pour le pays. « Nous rendrons l’Amérique forte à nouveau. Nous rendrons l’Amérique fière à nouveau. Nous rendrons l’Amérique sûre à nouveau, et plus important encore, nous rendrons l’Amérique grande à nouveau », a-t-il déclaré, reprenant la rhétorique de ses campagnes précédentes. Il a ensuite conclu cette parenthèse en s’adressant directement à ses troupes : « Merci beaucoup les Républicains, sortez et gagnez les élections de mi-mandat ! »

Barack Obama et Joe Biden ciblés par de vives critiques

shutterstock / Official White House Photo by Pete Souza

Fidèle à ses habitudes lors de ses prises de parole publiques, Donald Trump n’a pas manqué de fustiger l’action de ses prédécesseurs à la Maison Blanche.  Il a rapidement qualifié Barack Obama de président « terrible ». Cependant, selon l’ancien homme d’affaires, un autre président démocrate détient le titre du « pire président de l’histoire ».

Dans son discours, les attaques se sont précisées : « Si vous remontez à Obama, il était un grand diviseur. Il a divisé cette nation. Il était un président minable. Le pire président de l’histoire était Biden. Mais Obama était un président terrible. » Cette hostilité envers ses deux prédécesseurs s’est déjà manifestée physiquement par le passé. Donald Trump est allé jusqu’à ajouter des plaques qualifiées de « divisives » sous les portraits de Barack Obama et Joe Biden, situés dans le Presidential Walk of Fame de la Maison Blanche.

La fracture partisane et la vision de l’Amérique

lanature.ca (image IA)

Au-delà des attaques personnelles, le discours a pris une dimension plus large en ciblant l’ensemble du Parti démocrate. Selon les affirmations de Donald Trump, le camp adverse mène une politique qui « place l’Amérique en dernier ». Il a tenu à opposer cette prétendue vision à celle de son propre parti politique, affirmant que l’approche républicaine est strictement inverse à celle des Démocrates dans la gestion des affaires du pays.

Pour illustrer cette dichotomie, il a défini le positionnement de sa formation politique. « Les Républicains sont le parti de chaque patriote travailleur », a-t-il poursuivi devant l’assemblée du National Republican Congressional Committee. Il a ensuite conclu sur ce point en réaffirmant le nom de la récompense qu’il venait de recevoir : « Et nous faisons quelque chose de très différent d’eux. Nous mettons l’Amérique en premier. »

La dénonciation de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015

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Le dossier iranien a occupé une place importante dans l’argumentaire déployé par Donald Trump, qui a accusé Barack Obama d’avoir « tout » donné à l’Iran. Il a notamment déclaré : « Il a donné à l’Iran le droit d’avoir une arme nucléaire au plus haut niveau dans un laps de temps très court. J’ai mis fin à cet accord dès mon arrivée au pouvoir. » Ces propos font écho à une précédente réunion électorale où il avait déjà affirmé que l’ancien président démocrate avait « signé l’un des pires accords jamais conclus avec l’Iran ».

Cet accord, officiellement nommé le Joint Comprehensive Plan of Action (ou accord sur le nucléaire iranien), a été négocié en 2015. Sous l’impulsion de Barack Obama, ce texte a été signé par plusieurs nations occidentales. Son objectif principal était de restreindre le programme d’armement nucléaire de l’Iran, en proposant en contrepartie un allègement des sanctions économiques qui pesaient sur le pays du Moyen-Orient.

La situation au Moyen-Orient et les tractations avec l’Iran

lanature.ca (image IA)

Plus tôt dans son allocution, Donald Trump a fait le point sur la guerre au Moyen-Orient, un mois après une frappe militaire conjointe des États-Unis et d’Israël sur le territoire iranien. Qualifiant ce conflit d' »opération militaire », il a affirmé que les États-Unis étaient en train de « décimer » l’Iran, ajoutant qu' »il y a de grands triomphes militaires contre l’Iran [qui] ne peuvent pas être montrés à la télévision ». Selon lui, la situation pousse Téhéran à vouloir négocier, bien que ses dirigeants soient « effrayés de le dire ».

« Personne n’a jamais rien vu de tel que ce que nous faisons au Moyen-Orient avec l’Iran. Et ils négocient, d’ailleurs, et ils veulent tellement conclure un accord, mais ils ont peur de le dire, parce qu’ils se disent qu’ils seront tués par leur propre peuple », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Ils ont aussi peur d’être tués par nous. Il n’y a jamais eu un chef de pays qui voulait moins ce poste que d’être le chef de l’Iran. » Il avait déjà mentionné ces discussions plus tôt dans la semaine, affirmant que l’Iran souhaitait « conclure un accord » et que des pourparlers avaient eu lieu avec un dirigeant iranien.

Toutefois, la partie iranienne a fermement démenti l’existence de pourparlers directs avec les États-Unis. Le mercredi 25 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a précisé, par le biais de l’agence Reuters, que divers messages avaient effectivement été échangés, mais que ces communications s’étaient déroulées exclusivement par l’intermédiaire de tiers.

Selon la source : europesays.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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