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La metformine, prescrite à 120 millions de patients, aurait un impact surprenant sur le cerveau
Crédit: lanature.ca (image IA)

Le mystère persistant d’un traitement sexagénaire

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La metformine est estimée être prescrite à environ 120 millions de personnes à travers le monde. Depuis plus de soixante ans, ce médicament est typiquement délivré aux patients pour traiter le diabète de type 2 ainsi que le diabète gestationnel. Il est également administré aux personnes présentant un risque élevé de diabète de type 2 pour tenter de prévenir son apparition, et il est pris pour améliorer la fertilité chez les personnes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).

Son rôle premier est d’améliorer la façon dont le corps gère l’insuline afin d’abaisser les niveaux de sucre dans le sang. Pourtant, bien que les patients prennent de la metformine depuis des décennies, toute l’étendue de ce qu’elle fait au corps humain n’est pas encore connue des scientifiques. Ces derniers n’ont en effet jamais été totalement sûrs de ses autres effets sur l’organisme.

Cependant, une découverte récente vient bouleverser la compréhension de ce médicament. L’année dernière, une équipe de chercheurs du Baylor College of Medicine a trouvé des preuves indiquant que la metformine affectait également le cerveau d’une manière spécifique, ce qui pourrait signifier qu’elle serait viable pour d’autres traitements.

Le rôle inattendu du cerveau dans la régulation du glucose

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Ces nouvelles recherches ont mis en lumière l’impact précis que la metformine exerce sur le cerveau. Les scientifiques se sont concentrés sur une partie de notre cerveau connue sous le nom d’hypothalamus ventromédian, où l’on trouve une protéine appelée Rap1, qui a un impact sur le métabolisme du glucose de l’organisme.

Le Dr Makoto Fukuda, professeur agrégé de pédiatrie et de nutrition à Baylor, détaille ce changement de paradigme : « Il a été largement accepté que la metformine abaisse la glycémie principalement en réduisant la production de glucose dans le foie. D’autres études ont révélé qu’elle agit par l’intestin, ».

L’équipe a donc réorienté ses observations vers le système nerveux central. « Nous avons examiné le cerveau car il est largement reconnu comme un régulateur clé du métabolisme du glucose dans tout le corps. Nous avons cherché à savoir si et comment le cerveau contribue aux effets antidiabétiques de la metformine, » a précisé le Dr Fukuda. Les scientifiques ont découvert que lorsque la metformine fonctionne, elle désactive la protéine Rap1 dans cette partie spécifique du cerveau.

L’expérience révélatrice sur des souris de laboratoire

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Pour tester cette mécanique, l’équipe a mené des expériences sur des souris génétiquement modifiées, dépourvues de cette protéine Rap1 dans cette partie de leur cerveau. En nourrissant les animaux avec un régime riche en graisses pour imiter les effets du diabète de type 2, les chercheurs ont constaté que la metformine ne parvenait pas à abaisser la glycémie chez les souris sans Rap1. En d’autres termes, sans cette protéine, le médicament ne fonctionnait pas.

Il est intéressant de noter que, lors de ces mêmes tests, d’autres traitements contre le diabète tels que les agonistes de l’insuline GLP-1 (la même famille de médicaments que l’Ozempic) fonctionnaient toujours sur ces rongeurs modifiés.

Les scientifiques sont allés plus loin en injectant la metformine directement dans le cerveau des souris. Ils ont alors observé une baisse significative de la glycémie, et ce, à une dose beaucoup plus faible que lorsqu’elle est prise par voie orale. Cette découverte démontre que le médicament, lorsqu’il est pris normalement, doit opérer un changement dans le cerveau pour fonctionner correctement.

De nouvelles perspectives pour le vieillissement cérébral

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Ces résultats montrent à quel point les mécanismes de ce traitement sont complexes. Selon le professeur Fukuda, des recherches supplémentaires sont désormais nécessaires, car cette compréhension inédite pourrait mener à de nouveaux traitements contre le diabète, ou même permettre de ralentir le vieillissement du cerveau.

Le spécialiste projette de vastes perspectives médicales : « Ces résultats ouvrent la voie au développement de nouveaux traitements contre le diabète qui ciblent directement cette voie dans le cerveau. »

Il souligne également les autres potentiels de la molécule. « De plus, la metformine est connue pour d’autres bienfaits sur la santé, tels que le ralentissement du vieillissement cérébral. Nous prévoyons d’étudier si cette même signalisation cérébrale Rap1 est responsable d’autres effets bien documentés du médicament sur le cerveau, » conclut le chercheur.

Les effets secondaires recensés par les autorités de santé

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Au-delà de ces découvertes prometteuses, l’utilisation de la metformine s’accompagne de contraintes cliniques bien établies. Selon le National Health Service (NHS), les effets secondaires courants de la metformine peuvent survenir chez une personne sur cent.

Parmi ces effets indésirables régulièrement rapportés, les autorités sanitaires listent de manière spécifique :

  • Des nausées
  • Des vomissements
  • Des diarrhées
  • Des maux d’estomac
  • Une perte d’appétit
  • Un goût métallique dans la bouche

Enfin, la metformine peut également provoquer une carence en vitamine B12. Le NHS préconise une vigilance particulière : si vous ressentez des symptômes tels que de la fatigue, une faiblesse musculaire ou des aphtes, et que vous avez la peau pâle ou jaune, il est indispensable de consulter votre médecin.

Selon la source : sciencedaily.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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