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Le lourd secret médical que le prince Philip a caché jusqu’à sa mort
Crédit: Paliano, Wikimedia Commons (Public domain)

Un décès paisible remis en perspective

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credit : Kiefer. from Frankfurt, Germany, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

En avril 2021, le château de Windsor voyait s’éteindre le prince Philip, alors âgé de 99 ans. Cette disparition historique est survenue deux mois à peine avant qu’il ne célèbre son centième anniversaire. Le certificat de décès officiel rédigé à l’époque indiquait simplement la vieillesse comme cause de sa mort.

Une tout autre version des faits émerge aujourd’hui dans le paysage éditorial britannique. Le biographe royal Hugo Vickers vient de publier un nouvel ouvrage de référence intitulé « Queen Elizabeth II« , dont les éléments les plus marquants sont relayés par le journal Daily Mail.

Ce livre avance que l’ancien duc d’Édimbourg souffrait d’une maladie de longue durée. Il aurait en réalité été diagnostiqué d’un cancer du pancréas près de huit ans avant son décès, un fait jalousement gardé à l’abri des regards publics.

La découverte fortuite d’une maladie incurable

Le parcours médical du prince a connu plusieurs alertes sérieuses au fil de ses dernières décennies. En décembre 2011, il avait d’abord été hospitalisé en urgence pour traiter une artère coronaire bouchée.

Deux années plus tard, une clinique privée située dans le quartier londonien de Marylebone aurait détecté une ombre inquiétante sur son pancréas lors d’examens. Selon l’auteur du livre, le corps médical a alors procédé à une intervention chirurgicale majeure pour comprendre l’étendue du problème.

Les chirurgiens l’ont « coupé en travers de l’estomac », précise l’écrivain. Le constat formulé à l’issue de cette opération était sans appel : « le verdict était un cancer du pancréas inopérable ».

Comprendre les enjeux de ce diagnostic

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credit : Kiefer. from Frankfurt, Germany, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Le National Health Service (NHS), le système de santé publique du Royaume-Uni, définit cette pathologie comme « un cancer qui se trouve n’importe où dans le pancréas ». Le site internet de l’organisation propose une explication claire sur le rôle de cet organe vital.

« Le pancréas est un organe situé dans la partie supérieure de votre ventre. Il vous aide à digérer votre nourriture et fabrique des hormones, telles que l’insuline », peut-on lire sur le portail officiel du NHS.

L’institution médicale souligne que l’évolution de la maladie obéit à plusieurs critères : « La gravité du cancer du pancréas dépend de l’endroit où il se trouve dans le pancréas, de sa taille, s’il s’est propagé et de votre état de santé général. » L’association Cancer Research UK rapporte de son côté que cette maladie cause environ 10 200 décès chaque année au Royaume-Uni, soit un rythme alarmant de 28 disparitions par jour.

Le récit des ultimes heures à Windsor

Dans son enquête, Hugo Vickers livre les détails précis des dernières heures du mari de la souveraine. La nuit précédant sa mort, il s’est servi une bière qu’il a bue tranquillement installé dans le salon du château.

« Le lendemain matin, il s’est levé, a pris un bain, a dit qu’il ne se sentait pas bien et s’est éclipsé discrètement », raconte l’auteur britannique. Le biographe insiste sur la résilience dont a fait preuve le duc : « À ce stade, il vivait avec un cancer du pancréas depuis près de huit ans – bien plus longtemps que le temps de survie habituel après le diagnostic. »

La reine, qui fut son épouse durant 73 ans, n’était pas présente à ses côtés au moment de son dernier souffle. L’écrivain observe ce départ solitaire avec une note philosophique : « Comme si souvent dans la vie, il est parti sans dire au revoir ».

Un héritage honoré par le roi Charles

L’annonce de cette disparition avait déclenché une vague d’hommages à travers le monde. Son fils, l’actuel roi Charles qui portait à l’époque le titre de prince de Galles, avait transmis un message public chargé d’émotion à l’adresse de son père.

« Comme vous pouvez l’imaginer, mon père nous manque énormément, à ma famille et à moi », avait confié l’ancien prince de Galles face aux caméras, quelques heures après l’officialisation du décès.

Il avait tenu à saluer la mémoire de l’homme public : « Il était une figure très aimée et appréciée et, au-delà de tout le reste, je peux imaginer qu’il serait si profondément touché par le nombre d’autres personnes ici et ailleurs dans le monde et dans le Commonwealth, qui, je pense, partagent notre perte et notre chagrin. »

Selon la source : ladbible.com

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