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La FDA s’apprête à autoriser les peptides préférés de RFK Jr.
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Un revirement imminent de la FDA

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Les vannes sont sur le point de s’ouvrir officiellement. La Food and Drug Administration (FDA) se prépare à lever l’interdiction de préparation magistrale pesant sur plusieurs peptides. Cette décision vient concrétiser une promesse formulée récemment par le secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., lors de son passage dans le podcast de Joe Rogan.

L’information concernant ce revirement imminent de la FDA a été rapportée en premier lieu mardi par le New York Times, qui s’appuie sur les déclarations d’un haut responsable anonyme de l’administration. L’agence américaine devrait ainsi autoriser les pharmacies préparatoires à produire à nouveau plus d’une dizaine de peptides qui avaient été restreints au cours de l’année 2023.

Auparavant, la FDA avait justifié cette interdiction en soulignant que ces composés présentaient des risques potentiels pour la sécurité. L’organisme mettait également en avant le manque de données limitées quant à la manière dont ces substances pouvaient affecter la santé des individus sur le long terme.

Le durcissement réglementaire de 2023

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Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir aux décisions prises l’an dernier par l’agence sanitaire. En septembre 2023, la FDA a procédé à des modifications radicales de sa liste de substances médicamenteuses en vrac destinées aux préparations magistrales.

Lors de cette révision de grande ampleur, l’institution a ajouté 19 peptides sur la liste de catégorie 2. Cette classification stricte signifiait que les pharmacies ne pouvaient plus produire légalement ces composés chimiques. Dans le même temps, d’autres peptides qui ne figuraient pas spécifiquement sur cette liste ont été signalés pour des problèmes potentiels.

Face à ces mesures, Robert F. Kennedy Jr. s’était fermement engagé à mettre fin à ce qu’il qualifiait de « guerre contre les peptides » menée par la FDA. Il a par la suite commencé à préciser la forme que prendrait ce renversement réglementaire.

Les arguments avancés face aux interdictions

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C’est au cours de son apparition dans The Joe Rogan Experience que le secrétaire à la Santé a détaillé ses intentions. Il a affirmé avec conviction que beaucoup de ces peptides étaient décriés à tort par les autorités médicales classiques.

Lors de cet échange, il a soutenu l’argument selon lequel la FDA les avait interdits uniquement parce que leur efficacité n’était pas encore prouvée, et non parce qu’ils étaient nécessairement dangereux pour la santé publique. Ce point de vue justifie, selon sa logique, la réhabilitation immédiate de ces composés.

Il a poursuivi la discussion en annonçant que 14 peptides allaient être retirés de la liste des substances restreintes d’ici quelques semaines seulement. Toutefois, le responsable politique n’a mentionné aucun nom spécifique de peptide lors de cette déclaration.

Un contexte politique fait d’incertitudes

shutterstock / Staff of US Senate and/or Senator Ron Johnson -public domaine

Au vu de ces déclarations publiques, il n’est pas tout à fait surprenant que la FDA aille officiellement de l’avant avec cette annulation. Cependant, le pouvoir et l’influence de Robert F. Kennedy Jr. au sein de l’administration Trump semblent s’être considérablement affaiblis ces dernières semaines. Ce déclin est favorisé par des revers cuisants infligés à son programme anti-vaccin.

Durant le week-end, le président Donald Trump a même semblé indiquer qu’il allait bientôt abandonner la nomination de Casey Means, un allié de Robert F. Kennedy Jr., au poste d’administrateur de la santé publique (surgeon general). Cette nomination est restée en suspens pendant des semaines, languissant dans un climat de soutien incertain de la part de certains membres républicains du Congrès.

Pourtant, le paysage politique connaît de multiples rebondissements. Lundi, la Maison Blanche a finalement réaffirmé le soutien de Donald Trump à la candidature de Casey Means pour cette fonction clé.

Des substances populaires sous surveillance

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La liste complète des peptides à nouveau autorisés n’est pas encore établie avec clarté. Les candidats probables incluent des substances particulièrement populaires comme le BPC-157, censé stimuler la guérison, la cathélicidine LL-37 pour l’immunité, et l’épitalon, réputé pour ses effets anti-âge.

Contrairement aux fanfaronnades de Robert F. Kennedy Jr., la FDA a bien souligné des problèmes de sécurité spécifiques pour certains des peptides actuellement interdits. L’agence cite notamment des décès possiblement liés au peptide libérant l’hormone de croissance-2 (GHRP-2). Il subsiste donc une hésitation évidente à promouvoir ou à prendre des peptides pour lesquels il existe peu de données humaines sur la sécurité ou l’efficacité.

Des experts ont d’ailleurs déclaré au média Gizmodo que certains cas d’avantages presque miraculeux rapportés avec ces médicaments pourraient très bien être un exemple élaboré de l’effet placebo. Même les chercheurs optimistes quant au potentiel des peptides conseillent aux gens d’être prudents et de ne les utiliser que sous la supervision d’un médecin, alors que le Far West des peptides s’apprête à recevoir un coup de pouce majeur de la part de la FDA sous l’ère de RFK Jr.

Selon la source : arstechnica.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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