Trump : « Le régime iranien a déjà changé, nous partirons dans 2 à 3 semaines »
Auteur: Simon Kabbaj
Un calendrier pour la fin des frappes militaires

Le conflit armé opposant les États-Unis à l’Iran est entré dans son trente-quatrième jour. C’est dans ce contexte de tension continue que le président américain, Donald Trump, s’est adressé aux journalistes présents dans le Bureau ovale.
Lors de cet échange avec la presse, le chef de l’État a formulé pour la première fois une estimation temporelle concernant la cessation des hostilités. Il a ainsi affirmé que les forces armées des États-Unis pourraient mettre un terme à leurs attaques militaires sur le territoire iranien dans un délai de « deux à trois semaines ».
Afin d’exposer plus en détail cette évolution stratégique, la Maison-Blanche a officiellement annoncé une prise de parole imminente du président. Donald Trump prononcera une allocution nationale le mercredi à 21h00, heure locale. Ce discours sera spécifiquement consacré à la guerre en cours contre l’Iran.
Nouveau ton diplomatique et tensions avec l’OTAN

Alors qu’il avait précédemment adressé des avertissements à l’Iran concernant la conclusion prochaine d’un traité, Donald Trump adopte désormais une position différente, marquant ce qui peut s’apparenter à un véritable changement de ton. Selon ses nouvelles déclarations, Téhéran n’est plus tenu de signer un accord comme condition préalable à la fin de la guerre.
Le président américain a émis des propos parfois contradictoires concernant les négociations de paix et un potentiel changement de régime au sein de la République islamique. Lors de son intervention, il a également dirigé ses critiques vers l’Europe, s’en prenant vivement aux pays membres de l’OTAN.
Cette crispation avec ses alliés fait suite au refus de plusieurs d’entre eux de répondre favorablement aux appels des États-Unis demandant un soutien militaire. Ce renfort visait à sécuriser et libérer le trafic des navires-citernes. Face à ce refus, Donald Trump a déclaré que ces pays devraient « obtenir » leur pétrole en se rendant par eux-mêmes dans le détroit d’Ormuz.
Les mots exacts du président sur l’âge de pierre et le nouveau régime

Pour justifier l’avancée des opérations américaines, le président s’est montré précis sur la progression du calendrier militaire. « Nous terminons le travail, et je pense d’ici peut-être deux semaines, peut-être quelques jours de plus, pour faire le travail », a-t-il déclaré devant l’assemblée des journalistes.
Hésitant sur la question d’un traité formel de paix avec Téhéran, le locataire de la Maison-Blanche a ensuite développé sa vision de l’état du pouvoir iranien. « L’Iran n’a pas à conclure un accord. C’est un nouveau régime. Ils sont beaucoup plus accessibles… Quand nous sentirons qu’ils sont, pour une longue période, renvoyés à l’âge de pierre et qu’ils ne pourront pas concevoir d’arme nucléaire, alors nous partirons, que nous ayons un accord ou non. Ce n’est pas pertinent. Maintenant, il est possible que nous ayons un accord parce qu’ils veulent conclure un accord. Ils veulent conclure un accord plus que je ne veux conclure un accord… », a-t-il affirmé textuellement.
Dans la foulée de cette déclaration, Donald Trump a tenu à réitérer ses affirmations concernant un changement de régime. Il a souligné que les dirigeants actuels sont « beaucoup mieux » et qu’ils ont fourni des navires pétroliers « par respect ».
Conversations significatives et sort du Guide suprême

Ces annonces s’inscrivent dans le prolongement direct des propos tenus par le dirigeant américain la veille. Un jour auparavant, Donald Trump affirmait en effet qu’un changement de régime s’était déjà produit en Iran, précisant au passage que les États-Unis entretenaient une conversation très significative avec les Iraniens.
Selon le chef d’État, les négociateurs américains ont désormais affaire à un « ensemble de personnes complètement différent » qu’il qualifie de raisonnables. Cette dynamique laisse présager, toujours selon les déclarations présidentielles, qu’un accord avec Téhéran pourrait être trouvé « assez bientôt ».
Le président américain a également abordé le sommet de l’appareil d’État iranien, et plus spécifiquement le cas du nouveau Guide suprême, Mojtaba Khamenei. À son sujet, Donald Trump a déclaré qu’il est peut-être en vie, mais qu’il se trouve gravement blessé.
Le détroit d’Ormuz et la convoitise sur l’île de Kharg

Les récents développements sur le terrain diplomatique laissent entrevoir un feu vert concernant l’élaboration d’un plan de paix. Donald Trump a laissé entendre que les responsables iraniens avaient répondu de manière constructive aux récentes approches.
Pour illustrer cette situation, le président a révélé que la partie iranienne avait offert plusieurs navires remplis de pétrole en guise de cadeau. Ces embarcations ont navigué et traversé le détroit d’Ormuz sans être entravées, marquant un événement notable dans cette région névralgique du commerce mondial.
En parallèle de ces signaux, la stratégie de pression persiste. Donald Trump a en effet insinué qu’il pourrait prendre le contrôle de l’île iranienne de Kharg « très facilement ». Il a conclu ses déclarations en affirmant que s’emparer du pétrole de l’Iran constituait sa chose préférée.
Créé par des humains, assisté par IA.