Artemis II : Décollage réussi, avarie à bord et secrets des bagages de l’équipage
Auteur: Adam David
Le lancement de la mission spatiale Artemis II
Le très attendu lancement d’Artemis II s’est déroulé avec succès ce mercredi 1er avril. Cet événement marque une nouvelle étape majeure dans l’exploration spatiale, malgré l’apparition de quelques problèmes de mise en route initiaux. La mission vise un objectif particulièrement précis : capturer la meilleure vue de la face cachée de la Lune jamais enregistrée dans l’histoire.
À bord du vaisseau, l’équipage se compose des astronautes de la Nasa Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch. Ils sont accompagnés par Jeremy Hansen, qui représente l’Agence spatiale canadienne. Ensemble, ces quatre professionnels entament une mission de dix jours qui les mènera tout autour de notre satellite naturel.
Le décollage initial s’est déroulé comme prévu, positionnant l’engin spatial en orbite autour de notre planète. Avant le départ, des inquiétudes concernant le système d’interruption de lancement (Launch Abort System) avaient menacé la procédure. L’équipe d’Artemis navigue désormais dans l’espace, la suite des opérations s’annonçant sous de bien meilleurs auspices.
Une avarie inattendue sur la capsule Orion
Quelques heures seulement après le décollage, les occupants du vaisseau ont signalé une anomalie. Dans un espace clos où il est impossible de se déplacer vers un autre module, la présence de toilettes fonctionnelles revêt une importance cruciale. Or, les quatre astronautes partis vers l’espace lointain ont dû faire face à un système sanitaire défaillant.
Dans un premier temps, l’équipage a communiqué la situation au centre de contrôle avec ces mots exacts : « Les toilettes sont alimentées, le réservoir de déchets a émergé. » Rapidement, une lumière d’avertissement de couleur ambre est apparue sur l’équipement. Le contrôle de mission a alors indiqué qu’il lui faudrait un certain temps pour élaborer une solution adéquate.
Les rapports précisent que l’équipage a fait part d’ « un voyant de panne clignotant et les équipes de contrôle de mission ont évalué avec succès les données et travaillé avec l’équipage pour dépanner et résoudre le problème ». L’astronaute Christina Koch est créditée pour avoir sauvé la situation en réparant le dispositif d’Orion, aujourd’hui en état de marche. L’ensemble de l’équipage a pu pousser un soupir de soulagement, ce voyage de dix jours risquant d’être particulièrement maussade sans cette intervention décisive.
Repos fragmenté et vérification des systèmes de survie
L’équipage d’Artemis se prépare à présent pour une période précédant le sommeil. Le protocole de vol prévoit quatre heures de repos, suivies d’un réveil dédié à l’ajustement de leur orbite. Les astronautes bénéficieront ensuite de quatre heures de sommeil supplémentaires. Ce fractionnement correspond au total de repos nocturne qu’une personne obtiendrait typiquement chez elle.
Pendant leurs phases d’activité, les membres de l’équipe testent activement les mécanismes de la capsule Orion. Les moteurs, le système de navigation ainsi que les dispositifs de survie sont poussés dans leurs retranchements. L’objectif consiste à vérifier que chaque élément fonctionne à la perfection avant l’envoi définitif de l’appareil dans l’espace lointain.
L’issue de ces contrôles conditionne la suite de la mission. Si les vérifications s’avèrent satisfaisantes, la trajectoire du vaisseau spatial sera accélérée par le biais du moteur principal, plaçant les astronautes sur la bonne route vers la Lune. Si l’ensemble des systèmes ne répond pas aux critères de sécurité, les ingénieurs gardent la possibilité d’annuler la mission et de ramener les astronautes sur Terre plus tôt que prévu.
Les bagages personnels du commandant Reid Wiseman
Le commandant Reid Wiseman possède un profil de pilote d’essai de la marine américaine (US Navy) devenu astronaute. Dans la sphère privée, il est un parent isolé. Il élève seul ses deux filles adolescentes depuis qu’il a tragiquement perdu son épouse, emportée par un cancer en 2020.
Avant son départ, il a pris le temps d’aborder les risques inhérents à cette mission avec ses enfants lors d’une promenade. Il rapporte leur avoir expliqué la situation avec pragmatisme : « Voici où se trouve le testament, voici où se trouvent les documents de fiducie, et s’il m’arrive quelque chose, voici ce qui va vous arriver… Cela fait partie de cette vie. »
Pour ce périple spatial, Reid Wiseman a opté pour un objet personnel particulièrement simple. Il a prévu d’emporter un petit bloc-notes. Ce support modeste lui permettra de consigner ses pensées jour après jour tout au long de la mission.
Les choix symboliques de la spécialiste de mission Christina Koch
Christina Koch occupe le rôle de spécialiste de mission avec une solide formation d’ingénieure et de physicienne. Son parcours professionnel est jalonné de nombreuses étapes incroyables. Ses réalisations successives ont redessiné le paysage de l’exploration spatiale féminine.
Elle détient le record du plus long vol spatial ininterrompu réalisé par une femme, cumulant 328 jours à bord de la Station spatiale internationale en 2019. Elle a participé à la toute première sortie dans l’espace entièrement féminine. Par cette nouvelle expédition, elle devient la première femme de l’histoire à voyager vers la Lune et à s’aventurer dans l’espace lointain.
Dans ses effets personnels, Christina Koch a choisi d’emporter des notes manuscrites rédigées par des personnes de son entourage proche. Elle a décrit ces précieux bouts de papier comme une « connexion tactile » avec les proches qu’elle a laissés sur Terre.
Les souvenirs familiaux du spécialiste de mission Jeremy Hansen
Le poste de second spécialiste de mission est confié à Jeremy Hansen, physicien et ancien pilote de chasse de l’Aviation royale canadienne. Il s’agit de son tout premier séjour dans le cosmos. Cette nomination fait de lui le premier Canadien de l’histoire à franchir les frontières de l’espace lointain.
Homme marié et père de trois enfants, il transporte des objets intimement liés à sa famille. Il a emporté quatre pendentifs en forme de lune destinés à son épouse et à ses enfants. Ces bijoux minutieusement travaillés sont gravés de l’expression « Jusqu’à la Lune et retour » et sertis de leurs pierres de naissance respectives.
Jeremy Hansen a tenu à rendre hommage à ses racines nord-américaines de manière tout à fait spécifique. Dans un style véritablement canadien, il a inclus dans ses bagages du sirop d’érable ainsi que des biscuits à l’érable pour agrémenter son voyage lunaire.
Les précieux emblèmes du pilote Victor J Glover
Victor J Glover, ancien pilote de chasse et pilote d’essai de la marine américaine (US Navy), a intégré la NASA en tant qu’astronaute en 2013. Il établit sa propre étape historique lors de ce vol en devenant la toute première personne noire à voyager vers la Lune.
Marié et père de quatre enfants, il dispose d’une riche expérience spatiale. Il a officié comme pilote de la mission SpaceX Crew 1 de la NASA. Il a passé près de six mois à bord de la Station spatiale internationale en tant que membre de l’expédition 64. Au sein de l’équipe Artemis, il est déjà reconnu comme l’astronaute le plus charismatique et le plus « élégamment vêtu ».
Les objets qui l’accompagnent traduisent ses convictions et son héritage familial profond. Victor J Glover a indiqué qu’il emporterait à bord une Bible, ses alliances et des objets de famille transmis à travers les générations. Il a joint à cette liste une collection de citations inspirantes, originellement compilée par l’astronaute de la mission Apollo 9, Rusty Schweickart.
Selon la source : unilad.com