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Le petit-fils de Castro soutient Trump et défend le capitalisme à Cuba
Crédit: Fidel Castro wikimedia public domaine

Un revirement au sein d’une famille historique

lanature.ca (image IA)

Sandro Castro, le petit-fils de Fidel Castro, a récemment pris la parole pour demander à Cuba d’ouvrir son économie. Ce positionnement implique une éventuelle collaboration avec Donald Trump et marque une rupture directe avec l’héritage idéologique de sa propre famille. Ce propriétaire d’une boîte de nuit à La Havane, également influenceur sur les réseaux sociaux, s’est exprimé lors d’une interview exclusive accordée à CNN.

Au cours de cet échange, il a soutenu que l’île devait adopter une approche plus pragmatique et s’engager sur la voie des réformes économiques. Ce discours intervient alors que le pays fait face à l’une de ses crises économiques les plus sévères depuis des décennies, redéfinissant le débat national sur l’avenir de la nation.

Le constat d’une crise économique et énergétique profonde

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Le quotidien des habitants est rythmé par des pénuries, une frustration croissante et des coupures d’électricité. La crise énergétique de l’île a été considérablement aggravée par la réduction des livraisons de pétrole, liée aux politiques de l’administration Trump. L’effondrement économique du pays subit la pression extérieure du blocus imposé par cette même administration, combinée à diverses inefficacités internes.

Les services de base deviennent de plus en plus aléatoires pour une grande partie de la population. Sandro Castro rejette l’idée selon laquelle il serait détaché de cette réalité, affirmant que ses vidéos sans détours reflètent ces difficultés. Il confie : « C’est tellement difficile ».

Pour illustrer ce propos, il décrit la vie sur l’île : « On est confronté à des milliers de problèmes. En une journée, il peut ne pas y avoir d’électricité, ni d’eau. Les marchandises n’arrivent pas. C’est tellement dur, vraiment dur. » Cette situation s’inscrit dans un contexte international complexe, où la politique de l’ancien président américain suscite diverses réactions, comme le rejet par l’Iran de son plan de paix qualifié de « déraisonnable », ou les divergences au sein du Parti républicain lors du CPAC, marqué par une faible participation et des déclarations affirmant que « MAGA est en train de mourir ».

Une critique ouverte des dirigeants et de la bureaucratie

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Malgré son appartenance à la famille politique la plus emblématique de Cuba, l’influenceur s’est positionné comme un critique du système actuel et de son modèle économique. Il appelle ouvertement à des réformes visant à réduire le contrôle de l’État et à accorder un plus grand rôle à l’entreprise privée. Il déclare ainsi : « Nous devons ouvrir le modèle économique, éliminer la bureaucratie ».

Son discours s’attaque également aux dirigeants actuels du pays. Évaluant la gestion gouvernementale, il affirme : « Je ne dirais pas qu’il fait du bon travail. Pour moi, il ne fait pas du bon travail. » Ses commentaires constituent une rupture avec la politique en place et avec la structure économique rigide associée à l’État cubain.

En envisageant un accord avec Donald Trump, il montre une approche axée sur la survie économique plutôt que sur l’alignement idéologique. Concernant ce virage vers le capitalisme et un éventuel rapprochement avec les États-Unis, il soutient que les habitants sont prêts pour le changement : « Il y a beaucoup de gens à Cuba qui pensent de manière capitaliste. »

La distance prise avec l’héritage de 1959

Fidel Castro, le 1er mai 2005.
Vandrad
Fidel Castro bei einer Kundgebung zum 1. Mai

Les déclarations de Sandro Castro contrastent fortement avec l’action de son grand-père, Fidel Castro. Ce dernier a mené la révolution de 1959 avant d’instaurer un système socialiste fondé sur l’opposition au capitalisme et sur le contrôle de l’économie par l’État. L’identité politique et économique de Cuba a été façonnée pendant des décennies par ce modèle.

Sous l’ère de Fidel Castro, les industries du pays ont été nationalisées et l’entreprise privée s’est vue fortement restreinte. Ces dernières années, quelques réformes ont autorisé une activité privée limitée. L’État domine toutefois toujours la majorité des secteurs et maintient un contrôle étroit sur la libéralisation économique.

C’est ce contexte historique qui rend ces prises de parole particulièrement remarquables. Évoquant le modèle économique souhaité par la population, le propriétaire de club ajoute : « Il y a ici beaucoup de gens qui veulent pratiquer le capitalisme en toute souveraineté. » Il résume ensuite l’opinion publique telle qu’il la perçoit : « Je pense que la majorité des Cubains veulent être capitalistes, pas communistes. »

Une position paradoxale au sein de la société cubaine

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Ces déclarations publiques, ainsi que le mode de vie du petit-fils du dirigeant historique, font de lui une figure très controversée sur l’île. Il est connu pour afficher un accès aux ressources et un niveau de confort peu courants à Cuba. Cette situation suscite des réactions négatives de la part de ses détracteurs comme des partisans du gouvernement.

Face aux critiques, Sandro Castro insiste sur le fait que son succès découle de son travail personnel. Il justifie sa situation matérielle en ces termes : « Le peu que j’ai, je le dois à mes efforts, à mes sacrifices. »

Tandis que la pression des États-Unis s’intensifie et que la crise économique s’aggrave, cet appel au capitalisme souligne un changement plus vaste dans le discours public. La survie et la réforme prennent désormais le pas sur les considérations purement idéologiques.

Selon la source : cnn.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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