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Macron dénonce les propos irrespectueux de Trump et répond : « Ce n’est pas notre guerre »
Crédit: shutterstock / Fichier sur Wikimedia Commons Et la licence CC BY 4.0

Un déplacement à Séoul percuté par un incident diplomatique

Jacques Paquier, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

En visite officielle à Séoul ce jeudi, accompagné de son épouse Brigitte, le président de la République Emmanuel Macron a été accueilli à la base aérienne de Seongnam. Ce déplacement intervient dans un climat international particulièrement lourd, marqué par des jours de tensions autour de l’Otan et par les frappes menées par les États-Unis et Israël sur l’Iran.

Lors d’un échange avec les journalistes présents en Corée du Sud, le chef de l’État a été interrogé sur les récents propos tenus à son encontre par Donald Trump. Faisant preuve d’une irritation visible, Emmanuel Macron a qualifié ces commentaires de « ni élégant ni à la hauteur ».

La veille, mercredi, lors d’un déjeuner privé, le président américain s’était en effet moqué du couple présidentiel français. Fustigeant les alliés de l’Otan pour leur refus de se joindre au conflit contre l’Iran, Donald Trump était allé jusqu’à imiter l’accent français devant ses convives afin de railler son homologue.

Les détails d’une attaque personnelle ciblée

shutterstock

Les détails de cette séquence ont pris une nouvelle dimension lorsqu’une vidéo a été brièvement publiée sur la chaîne YouTube de la Maison-Blanche, avant que son accès ne soit bloqué. Dans cet enregistrement, Donald Trump prend pour cible directe le mariage du président français.

« Nous n’avions pas besoin d’eux, mais j’ai demandé quand même », a lancé le dirigeant américain. Poursuivant sa déclaration, il a ajouté : « J’appelle la France, Macron — dont la femme le traite extrêmement mal. Il se remet encore de la droite à la mâchoire. »

Face à la presse à Séoul, Emmanuel Macron a rapidement balayé ces attaques pour recentrer le débat. « Donc je ne vais pas y répondre — ils ne méritent pas de réponse », a affirmé le président, refusant de s’attarder sur ces invectives venues de Washington.

L’origine de la rumeur liée au voyage au Vietnam

Photo : Kremlin.ru, Brigitte Macron and Emmanuel Macron – November 2018, 2018, sous licence
CC BY 4.0, via
Wikimedia Commons.

Les propos de Donald Trump faisant référence à une « droite à la mâchoire » s’appuient sur une vidéo d’actualité datant de mai 2025. Ces images, tournées lors d’un voyage officiel au Vietnam, semblaient montrer Brigitte Macron repoussant le visage du président français de manière brusque.

À l’époque de la diffusion de ces images, Emmanuel Macron avait fermement rejeté toute notion de « dispute conjugale », dénonçant une vaste campagne de désinformation. Il avait alors tenu à préciser que son épouse et lui « plaisantons comme nous le faisons souvent ».

De son côté, Donald Trump a insisté sur son refus de collaborer tardivement avec la France. Dans la même vidéo publiée par la Maison-Blanche, il a rapporté cet échange supposé avec le chef de l’État : « J’ai dit : ‘Non non, je n’ai pas besoin une fois la guerre gagnée Emmanuel.' »

L’indignation unanime de la classe politique française

Portrait officiel de Manuel Bompard en tant que député européen, 2019 via wikimedia attribution / Houses of the Oireachtas from Ireland — France CC BY 2.0

Les déclarations du président américain, revenu à la Maison-Blanche l’an dernier, ont provoqué une vague de colère au sein de la classe politique française, dépassant très largement les clivages partisans. Le quotidien conservateur Le Figaro a immédiatement souligné dans ses colonnes : « Une autre sortie polémique de Donald Trump. »

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a réagi avec fermeté au micro de franceinfo en déclarant : « Honnêtement, ce n’est pas à la hauteur ». Elle a ensuite ajouté : « Nous sommes en train de discuter de l’avenir du monde. En ce moment en Iran, cela a des conséquences sur la vie de millions de personnes, des gens meurent sur le champ de bataille, et nous avons un président qui rit, qui se moque des autres ».

Sur la chaîne BFMTV, Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise et habituel critique du gouvernement, s’est lui aussi porté à la défense du chef de l’État. « Vous connaissez l’étendue de mes désaccords avec le président, mais que Donald Trump lui parle comme ça et parle de sa femme d’une telle manière — je trouve cela absolument inacceptable », a-t-il affirmé.

L’Otan fragilisée et l’urgence de la désescalade

Marco Rubio en campagne dans l’Iowa pour l’investiture républicaine, en janvier 2016. via wikimedia

Au-delà des attaques personnelles, ces échanges mettent en lumière de profondes divergences stratégiques concernant l’Otan, que Donald Trump a une nouvelle fois qualifiée de « tigre de papier ». Ce mardi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a d’ailleurs prévenu que les États-Unis « va devoir réexaminer » sa relation avec l’Alliance atlantique une fois la guerre contre l’Iran terminée.

Les critiques américaines se sont intensifiées dans la vidéo effacée, Donald Trump y déclarant sans fournir d’explications supplémentaires : « Donc j’ai appris sur l’Otan — l’Otan ne sera pas là si jamais nous avons la grande, vous voyez ce que je veux dire par la grande ».

Face à cette rhétorique et visant les nombreux changements de cap de l’administration américaine, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité de « travailler à la désescalade » au Moyen-Orient et de parvenir à un cessez-le-feu. « Il y a trop de paroles, et cela va dans tous les sens », a-t-il déploré, avant de conclure fermement : « Il y a trop de paroles » et « Nous avons tous besoin de stabilité, de calme, d’un retour à la paix — ce n’est pas un spectacle ! »

Selon la source : gulftoday.ae

Créé par des humains, assisté par IA.

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