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Mission Artemis II : le salaire surprenant des astronautes pour cette mission historique vers la Lune
Crédit: March 29, 2023. LOCATION: Bldg. 8, Room 183 - Photo Studio. SUBJECT: Official crew portrait for Artemis II, from left: NASA Astronauts Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman, Canadian Space Agency Astronaut Jeremy Hansen. PHOTOGRAPHER: Josh Valcarcel public domaine

Le Lancement Historique et les Objectifs d’Artemis II

lanature.ca (image IA)

Le mercredi 1er avril marque une date charnière dans l’histoire de l’exploration spatiale. Les astronautes de la NASA Christina Koch, Reid Wiseman et Victor Glover, accompagnés de Jeremy Hansen de l’Agence spatiale canadienne, ont décollé à bord d’une immense fusée de 322 pieds (environ 98 mètres). Leur destination : un voyage autour de la Lune et un retour sur Terre dix jours plus tard. Bien qu’ils ne se poseront pas physiquement sur la surface lunaire, la mission Artemis II ouvre la voie à un futur atterrissage et jette les bases d’une expédition humaine vers Mars.

Durant les 25 premières heures de leur vol, l’équipage a orbité autour de la Terre. C’est au cours de cette phase initiale qu’ils ont contacté le centre de contrôle pour faire part de leurs impressions, décrivant des « vues phénoménales » de notre planète avant de mettre le cap vers notre unique satellite naturel. À bord du vaisseau spatial Orion, ils voyageront à environ 4 000 miles (6 400 kilomètres) au-delà de la Lune lors d’un survol prévu le lundi 6 avril.

Cette trajectoire vertigineuse enverra l’équipage à quelque 252 000 miles (plus de 405 000 kilomètres) dans l’espace profond. Après s’être arrachés à l’orbite terrestre, ces pionniers naviguent désormais vers la face cachée de la Lune, repoussant les limites de l’exploration humaine tout en suscitant une curiosité mondiale sur les conditions de vie de ces explorateurs.

La Vérité sur les Salaires : Combien Gagne un Astronaute ?

LOCATION: NBL – Pool Topside. SUBJECT: Artemis II Orion Water Survival Demo & Mastery P1 Suited Training at NBL Pool with Reid Wiseman, Christina Koch, Victor Glover, Jeremy Hansen. PHOTOGRAPHER: Josh Valcarcel public domaine

Si l’on pourrait croire que braver les dangers de l’espace fait de ces explorateurs des millionnaires, la réalité est bien différente. Être astronaute est incontestablement l’un des postes les plus convoités au monde, réalisé avant tout par passion et pour l’honneur de marquer l’Histoire. Selon les informations rapportées par la BBC, les astronautes de la NASA perçoivent actuellement un salaire annuel de 152 258 dollars (115 217 livres sterling). Ce chiffre de 152 258 dollars est celui affiché sur le site web de la NASA pour l’année 2024, et il n’est pas précisé si une augmentation a eu lieu depuis.

Comme l’indique NJ News, leur rémunération est calculée selon la grille tarifaire des « services généraux » (general services pay scale), le système utilisé par les responsables fédéraux pour déterminer le salaire des employés du gouvernement. Ce montant évolue au fil des années et dépend généralement de trois facteurs stricts : la rigueur du poste, l’ancienneté et la localisation géographique. Malgré l’ampleur du travail accompli, cette rémunération peut sembler relativement modeste face aux risques encourus.

De son côté, l’Agence spatiale canadienne applique une méthode similaire, classant ses astronautes en trois catégories distinctes : niveau d’entrée, niveau qualifié et niveau senior. Leur échelle salariale s’étend ainsi de 97 100 dollars (73 343 livres sterling) à 189 600 dollars (143 233 livres sterling). Face à ces chiffres et à la difficulté d’accès à la profession, il est souvent conseillé d’avoir un plan de secours pour sa carrière plutôt que de mettre tous ses œufs dans le même panier.

Un Processus de Sélection Impitoyable et des Exigences Strictes

Hansen, Glover, Wiseman et Koch (de gauche à droite) sur scène lors de l’annonce de l’équipage de la mission Artemis II, le 3 avril 2023. public domaine

Devenir astronaute relève presque de l’impossible. D’après la BBC, lors de la dernière campagne de recrutement de la NASA en 2024, plus de 8 000 personnes ont posé leur candidature, et seulement dix d’entre elles ont été retenues. Pour mettre ces chiffres en perspective, il faut savoir que les sessions de recrutement ne sont pas annuelles et que, dans toute son histoire, la NASA n’a sélectionné que 370 astronautes au total. La sélection finale est gérée par le Conseil de sélection des astronautes (Astronaut Selection Board), qui évalue chaque dossier avant d’inviter un petit groupe de candidats hautement qualifiés pour des entretiens au Johnson Space Center de Houston, au Texas. Environ la moitié d’entre eux sont rappelés pour de seconds entretiens avant le choix final.

Les critères physiques et personnels sont inflexibles : il faut mesurer entre 5 pieds 2 pouces et 6 pieds 2 pouces (soit entre 62 et 75 pouces), détenir un diplôme scientifique, être citoyen américain, passer avec succès l’examen médical physique de la NASA pour les vols spatiaux de longue durée, et surtout, être prêt à affronter le risque de mort inhérent au métier. Sur le plan académique, les candidats doivent posséder un master dans un domaine STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), incluant l’ingénierie, les sciences biologiques, les sciences physiques, l’informatique ou les mathématiques, délivré par une institution accréditée.

À ce bagage théorique s’ajoute une exigence d’expérience : il faut justifier d’au moins deux ans d’expérience professionnelle connexe obtenue après le diplôme, ou cumuler au moins 1 000 heures de vol en tant que commandant de bord sur un avion à réaction. Cependant, l’exigence du master peut être contournée de trois manières : en justifiant de deux années de travail (soit 36 heures semestrielles ou 54 heures trimestrielles) dans le cadre d’un programme de doctorat dans un domaine scientifique, technologique, d’ingénierie ou de mathématiques ; en étant titulaire d’un doctorat en médecine ou en médecine ostéopathique ; ou enfin, en ayant achevé (ou être actuellement inscrit pour un achèvement d’ici juin 2021) un programme d’école de pilotes d’essai reconnu au niveau national.

Vendredi 3 et Samedi 4 Avril : Le Début du Périple Lunaire

Après avoir réussi la poussée d’injection translunaire, l’équipage d’Artemis II s’est définitivement affranchi de l’attraction gravitationnelle de la Terre. Ils sont désormais sur une trajectoire directe vers la Lune, s’apprêtant à parcourir 250 000 miles depuis la Terre, ce qui représente une distance supérieure à tout ce qu’un être humain a jamais accompli dans l’histoire spatiale.

Pendant que le reste d’entre nous profite d’un long week-end de quatre jours, les astronautes Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen seront en plein travail pour préparer leur survol lunaire. Le programme de ces deux journées est chargé et requiert une concentration absolue de la part de chaque membre de l’équipe.

Ils consacreront ce temps à tester les communications radio essentielles à la mission. Mais surtout, pour le plus grand bonheur du public resté sur Terre, ils prendront de très nombreuses photos à travers les hublots de leur vaisseau spatial. Il faut donc s’attendre à découvrir des clichés époustouflants de la Terre et de la Lune baignant dans l’immensité de l’espace profond.

Dimanche 5 Avril : Dans la Sphère d’Influence de la Lune

Alors que les Britanniques savoureront leurs rôtis traditionnels du dimanche de Pâques, l’équipage d’Artemis II vivra une journée cruciale sur le plan de la physique spatiale. C’est à cette date précise que le vaisseau Orion pénétrera officiellement dans la sphère d’influence lunaire.

Concrètement, cela signifie que la force d’attraction de la gravité de la Lune deviendra supérieure à celle de la Terre, modifiant ainsi la dynamique du voyage. En parallèle de cette étape majeure, l’équipage procédera à des tests minutieux de ses combinaisons spatiales. Ces vérifications sont indispensables pour s’assurer que les équipements sont dans un état optimal en vue de la rentrée dans l’atmosphère prévue la semaine suivante.

Lundi 6 Avril : Le Mystère de la Face Cachée

C’est le grand jour ! L’équipage d’Artemis II passera du côté de la face cachée de la Lune. En atteignant ce point, ils deviendront les êtres humains étant allés le plus loin de la Terre. Cette zone est couramment, bien qu’à tort, surnommée la « face obscure » de la Lune. En réalité, elle n’est pas du tout sombre et reçoit même plus de lumière solaire que la face que nous avons l’habitude d’observer depuis notre planète.

Cette appellation trompeuse s’explique par un phénomène appelé le verrouillage gravitationnel (tidal locking). À cause de ce mécanisme, c’est toujours le même côté de la Lune qui fait face à la Terre, ce qui nous empêche d’en apercevoir l’autre versant. Les astronautes auront le privilège d’observer cette géographie lunaire méconnue de leurs propres yeux.

Ils passeront une grande partie de cette journée à photographier les paysages lunaires. Durant cette phase critique, il y aura une période de 40 minutes où l’équipage perdra tout contact de communication avec la Terre. Un silence radio qui s’annonce comme un moment de grande tension (décrit familièrement comme du « squeaky bum time ») pour les équipes de la NASA restées au sol.

Du Mardi 7 au Jeudi 9 Avril : Le Chemin du Retour

NASA

Alors que la plupart des gens reprennent le chemin du travail à contrecœur après le week-end prolongé, les astronautes entameront leur voyage de retour vers la Terre. La journée du mardi sera consacrée au repos de l’équipage d’Artemis II, une pause bien méritée après plusieurs jours d’une intensité folle. Il faut cependant imaginer que les sources de divertissement sont extrêmement rares à bord du vaisseau Orion. Pas de Netflix au programme, malheureusement.

Les choses sérieuses reprendront dès le mercredi. L’équipage s’entraînera notamment à construire un abri anti-radiations, une structure vitale conçue pour les protéger en cas d’éruptions solaires (solar flares) soudaines qui pourraient survenir dans l’espace.

Outre cet exercice de survie, ils procéderont au test de vêtements de compression, dont le but est de prévenir les étourdissements liés au retour à la gravité terrestre. Enfin, la journée inclura une session technique au cours de laquelle les astronautes s’exerceront au pilotage manuel du vaisseau spatial.

Vendredi 10 Avril : L’Épreuve du Feu et l’Amerrissage

prompt image: IMAGE_PROMPT: Photographie 8K ultra-réaliste d’une capsule spatiale fumante amerrissant dans l’Océan Pacifique, soutenue par d’immenses parachutes orange et blancs. Des navires de l’US Navy s’approchent sous un ciel ensoleillé californien.

L’équipage d’Artemis II sera de retour sur Terre juste à temps pour le week-end. Cependant, cette ultime étape constitue la partie la plus périlleuse de l’ensemble de la mission. Lors de sa rentrée dans l’atmosphère terrestre, le vaisseau spatial Orion sera exposé à des températures extrêmes pouvant atteindre les 1 650°C.

C’est une véritable épreuve du feu que devront traverser les astronautes et leur technologie. Une fois la friction atmosphérique surmontée en toute sécurité, le système de déploiement des parachutes s’activera pour ralentir drastiquement la chute de la capsule de plusieurs tonnes.

La mission de dix jours s’achèvera par un amerrissage dans les eaux de l’Océan Pacifique, au large des côtes de San Diego. Sur place, les équipes de récupération de la NASA, conjointement avec les forces de l’US Navy, seront déjà positionnées et prêtes à repêcher les membres de l’équipage, marquant ainsi la fin de cette épopée historique.

Selon la source : tyla.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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