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Des élus évoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump
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Un ultimatum lancé sous haute tension

shutterstock / lanature.ca (image IA)

Donald Trump, le président américain âgé de 79 ans, se retrouve au cœur d’une tempête politique majeure. Le mardi 7 avril, il a formulé une menace meurtrière à l’encontre des dirigeants iraniens. Le chef d’État a ainsi promis qu’une « civilisation entière » d’Iraniens allait mourir le soir même s’ils refusaient de conclure un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

Cette déclaration fracassante est intervenue juste avant que l’Iran et les États-Unis ne s’accordent sur un cessez-le-feu de deux semaines. Le dirigeant républicain avait fixé aux responsables gouvernementaux une date butoir stricte. Ces derniers avaient jusqu’à 20 heures, heure de Washington, pour prendre une décision concernant cette voie navigable d’importance vitale.

Ce passage maritime stratégique demeure fermé depuis le mois de février. Cette fermeture fait suite au lancement des premiers missiles sur Téhéran par les troupes américano-israéliennes. C’est dans ce contexte de conflit ouvert que le président américain a choisi de s’exprimer publiquement.

La déclaration présidentielle sur les réseaux sociaux

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Pour faire passer son message, Donald Trump s’est emparé de sa plateforme de prédilection, Truth Social. Dans un long message, il a exposé sa vision de la situation géopolitique et assumé la fermeté inébranlable de son ultimatum.

Le président américain a écrit avec précision : « Je ne veux pas que cela arrive, mais cela arrivera probablement. Cependant, maintenant que nous avons un changement de régime complet et total, où des esprits différents, plus intelligents et moins radicalisés prévalent, peut-être que quelque chose de révolutionnairement merveilleux peut se produire, QUI SAIT ? »

Il a ensuite poursuivi et conclu sa publication avec ces termes exacts : « Nous le découvrirons ce soir, l’un des moments les plus importants de l’histoire longue et complexe du Monde. 47 années d’extorsion, de corruption et de mort vont enfin se terminer. Que Dieu bénisse le grand peuple d’Iran ! »

L’invocation du 25e amendement par les rangs républicains

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Face à cette sortie médiatique, plusieurs anciens alliés républicains de Donald Trump exigent sa destitution. L’ancienne représentante de l’État de Géorgie et ancienne alliée du président, Marjorie Taylor Greene (également connue sous les initiales ‘MTG’), a fait part de sa profonde indignation. Sur la plateforme X, l’ancienne élue du Congrès a rédigé : « 25E AMENDEMENT !!! Pas une seule bombe n’est tombée sur l’Amérique. Nous ne pouvons pas tuer une civilisation entière. » Elle a ensuite ajouté : « C’est le mal et la folie. »

Cet appel à mobiliser le 25e amendement évoque une procédure rarissime qui n’a encore jamais été promulguée dans l’histoire des États-Unis. Ce texte juridique permet en effet d’évincer un président de ses fonctions s’il est jugé incapable d’accomplir ses devoirs. Sa mise en application exigerait l’approbation du vice-président JD Vance, ainsi que celle de la majorité de l’administration Trump, avant que la décision finale ne revienne au Congrès.

Marjorie Taylor Greene n’est pas la seule membre du Grand Old Party à évoquer cette voie légale. Joe Walsh, ancien membre du Congrès affilié aux républicains, a tweeté : « 25e amendement. Maintenant. » Un autre ancien membre du Congrès, Adam Kinzinger, a soutenu cette position en déclarant : « C’est absolument insensé et un motif pour le 25e amendement en soi. »

Des figures conservatrices aux politiciens démocrates, un rejet unanime

La fronde dépasse le cadre strict du parti politique du président. Même certaines des personnalités médiatiques conservatrices les plus notoires d’Amérique ont plaidé en faveur d’une intervention. La commentatrice d’extrême droite Candace Owens s’est exprimée en ligne : « Le 25e amendement doit être invoqué. C’est un fou génocidaire. Notre Congrès et notre armée doivent intervenir. Nous sommes au-delà de la folie. » Dans le même courant idéologique, le théoricien du complot de droite Alex Jones a posé une question directe lors de son émission Infowars : « Comment applique-t-on le 25e amendement à son c** ? »

De l’autre côté de l’échiquier politique, de nombreux politiciens de gauche ont fait part de leur effroi face à la menace de Donald Trump, soutenant les appels à l’invocation de l’amendement. La représentante du Minnesota, Ilhan Omar, l’a décrit comme un « fou déséquilibré » qui doit être « démis de ses fonctions ».

Ro Khanna, représentant de Californie, a également lancé un avertissement sur X : « Menacer de crimes de guerre est une violation flagrante de notre constitution et des Conventions de Genève. » Yassamin Ansari, élue pour l’Arizona, s’est jointe aux critiques le mardi en tweetant : « Rien qu’au cours des 48 dernières heures, la rhétorique a franchi toutes les limites. »

L’ombre de l’école de Shajareh Tayyebeh

The official headshot of Rep. Rashida Tlaib (D-MI)
United States Congress — Official Congressional Facebook page via wikimedia public domaine

La représentante du Michigan, Rashida Tlaib, a apporté une perspective supplémentaire liée aux récents événements tragiques sur le terrain. Elle a écrit en ligne : « Après avoir bombardé une école et massacré de jeunes filles, le criminel de guerre à la Maison Blanche menace de commettre un génocide. Il est temps d’invoquer le 25e amendement. » Elle a par la suite ajouté : « Ce maniaque devrait être démis de ses fonctions. »

Les remarques de l’élue font référence à l’anéantissement de Shajareh Tayyebeh. Cet établissement primaire, exclusivement réservé aux filles, se situait dans la ville iranienne de Minab. Il a été frappé lors du premier jour des frappes américano-israéliennes, causant la mort de 175 personnes à l’intérieur du bâtiment, dont plus de 100 enfants.

L’organisation Amnesty International affirme que les États-Unis sont responsables de cette attaque, déclarant que « les autorités américaines pouvaient – et auraient dû – savoir qu’il s’agissait d’un bâtiment scolaire, et ont omis de prendre des précautions réalisables pour éviter de blesser des civils ». Les États-Unis enquêtent actuellement sur cette frappe. Selon l’agence de presse Reuters, les enquêteurs militaires américains estiment que les États-Unis sont probablement responsables de l’attaque, tout en n’excluant pas l’émergence de nouvelles preuves qui pourraient disculper le pays.

Selon la source : reuters.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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