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À partir de quel revenu est-on considéré comme riche ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Les critères financiers pour atteindre les 10 % les plus riches

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Dans l’imaginaire collectif, ramener un salaire important à la maison suffit souvent pour être catégorisé parmi les personnes fortunées. Cependant, les données récentes démontrent que le lieu de résidence joue un rôle bien plus déterminant. Selon une analyse réalisée par Visa en 2024, un foyer américain a besoin de percevoir un revenu annuel d’environ 210 000 dollars, ou de posséder un patrimoine net de 1,8 million de dollars, pour se classer parmi les 10 % les plus riches du pays.

Cette définition spécifique de la richesse englobe actuellement environ 12,2 millions de foyers à travers les États-Unis. La répartition de cette population aisée varie de façon marquée selon les classes d’âge. Les chiffres rapportés par Newsweek indiquent que la Génération X représente la majorité de ce groupe, englobant 57 % de ces ménages privilégiés.

Les générations plus âgées, et plus précisément les baby-boomers, constituent 12 % de ces foyers fortunés. À l’inverse, les cohortes plus jeunes, qui regroupent les milléniaux et la Génération Z, représentent ensemble 31 % du total des ménages appartenant à ces 10 % supérieurs.

Le poids de la géographie : de la Virginie-Occidentale à la capitale

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Obtenir une place dans le décile supérieur des revenus varie considérablement d’un État à l’autre. Un rapport publié par Visual Capitalist établit que le montant nécessaire pour atteindre ce statut peut osciller entre 198 000 et 386 800 dollars par an, selon la zone géographique choisie.

Les écarts se révèlent particulièrement francs entre certaines juridictions. Les ménages vivant dans le Massachusetts doivent, par exemple, gagner presque le double de ceux résidant en Virginie-Occidentale pour être considérés comme riches. La Virginie-Occidentale affiche d’ailleurs le seuil d’accès le plus bas du pays, puisqu’un revenu inférieur à 200 000 dollars y est suffisant.

La dynamique est différente autour de la capitale fédérale. Les habitants de Washington D.C. doivent rapporter un salaire bien plus élevé, fixé à 330 800 dollars, pour atteindre le sommet de la pyramide. Ce chiffre, largement supérieur à celui des États voisins, s’explique par la forte concentration de travailleurs occupant des postes très bien rémunérés en lien direct avec le gouvernement.

L’impact de l’inflation et de la migration post-pandémie

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Les seuils de richesse actuels résultent d’une évolution économique récente. Avant que la pandémie de 2020 ne déclenche une vague d’inflation à l’échelle mondiale, le niveau de revenu requis pour faire partie des 10 % les plus aisés s’établissait à 170 000 dollars, un montant nettement inférieur aux standards d’aujourd’hui.

La raison principale pour laquelle les critères de richesse fluctuent autant à travers le pays réside dans le coût de la vie. Les dépenses courantes, qu’il s’agisse des factures du foyer, des courses alimentaires ou des achats quotidiens, affichent des étiquettes de prix radicalement différentes selon la région où l’on se trouve.

C’est précisément cette disparité qui a poussé des milliers d’Américains à traverser le pays pendant la pandémie. L’essor du télétravail a offert aux employés l’opportunité de déménager vers des zones géographiques où les coûts de la vie pouvaient être maintenus à un niveau plus bas, modifiant ainsi la répartition de la richesse nationale.

Les dix États aux exigences financières les plus extrêmes

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Une autre analyse, fondée sur les données de la plateforme fiscale allemande BuchhaltungsButler et du studio de données berlinois DataPulse Research, met en lumière des exigences encore plus extrêmes. Selon cette étude, le district de Columbia est le territoire qui exige le revenu le plus important, les travailleurs devant y percevoir au minimum 635 000 dollars par an.

Ces mêmes données ont permis d’identifier les dix États où il faut générer les revenus les plus élevés pour atteindre les 10 % les plus riches. Cette liste comprend le Massachusetts, le Connecticut, le New Jersey, l’État de Washington, New York, Hawaï, l’Alaska et la Californie, tandis que le Maryland et le Rhode Island se partagent la dernière position à égalité.

Dans plusieurs de ces États, atteindre le décile supérieur implique de gagner plus du double du revenu de la classe moyenne. Dans les États où la vie est la plus chère, à savoir New York, le Connecticut et le Massachusetts, les travailleurs doivent même accumuler un revenu trois fois supérieur. Une situation directement corrélée au fait que ces États affichent les coûts de la vie les plus élevés.

Le bas du classement : la réalité du Sud américain

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L’analyse géographique de la richesse aux États-Unis montre que le sommet de l’échelle n’est pas hors d’atteinte sur l’ensemble du territoire. Loin des côtes est et ouest, d’autres secteurs géographiques affichent des critères d’entrée plus modérés pour les hauts revenus.

En descendant dans le classement établi par BuchhaltungsButler et DataPulse Research, on observe que les États situés dans le sud du pays offrent une réalité financière différente de celle des grandes métropoles côtières.

Ainsi, les personnes résidant en Arkansas ou dans le Mississippi n’ont besoin de gagner que 270 000 dollars pour intégrer la tranche des plus riches. Un chiffre qui illustre le clivage financier du pays et confirme que le statut de « riche » est avant tout une question de code postal.

Selon la source : newsweek.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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