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Trump menace l’Iran avec une tactique qui pourrait paralyser l’économie mondiale
Crédit: shutterstock / lanature.ca (image IA)

L’échec des pourparlers et la menace immédiate

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Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis sont « entièrement prêts et armés » pour en finir avec l’Iran, suite à l’effondrement des pourparlers de paix. Âgé de 79 ans, le commandant en chef a déclaré ce dimanche 12 avril qu’il avait donné l’ordre à la marine américaine de commencer à bloquer les navires qui entrent ou sortent du détroit d’Hormuz.

Cette décision radicale menace de porter un nouveau coup dur à l’économie mondiale. Les experts anticipent déjà une flambée spectaculaire des prix du pétrole. La rupture est intervenue après que les négociations de paix, qui se tenaient au Pakistan entre les États-Unis et l’Iran, se sont achevées sans accord. Selon Donald Trump, le point de blocage décisif fut la question des ambitions nucléaires de l’Iran.

Le plan de blocus dévoilé sur Truth Social

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C’est via une déclaration cinglante sur le réseau social Truth Social que Donald Trump a détaillé son plan. Il y confirme l’échec des discussions et annonce sa stratégie pour le détroit, un passage maritime vital pour le transport de pétrole et de gaz. « Voilà, la réunion s’est bien passée, la plupart des points ont été acceptés, mais le seul qui comptait vraiment, le NUCLÉAIRE, ne l’a pas été », a écrit le président.

Il a ensuite exposé ses directives : « Avec effet immédiat, la marine des États-Unis, la meilleure du monde, commencera le processus de BLOCUS de tout navire tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Hormuz. » Trump a ajouté avoir également ordonné à l’US Navy de « rechercher et interdire tout navire dans les eaux internationales qui a payé un péage à l’Iran ».

Le message se poursuit avec des avertissements directs. « Personne qui paie un péage illégal n’aura de passage sûr en haute mer. Nous commencerons également à détruire les mines que les Iraniens ont posées dans le détroit. Tout Iranien qui nous tire dessus, ou sur des navires pacifiques, sera PULVÉRISÉ ! L’Iran sait, mieux que quiconque, comment METTRE FIN à cette situation qui a déjà dévasté son pays. » Il a précisé que le blocus « commencera sous peu » et que « d’autres pays » seraient impliqués, sans toutefois les nommer. Sa publication s’est achevée par une menace glaçante : « Au moment opportun, nous sommes entièrement ‘PRÊTS ET ARMÉS’, et nos militaires finiront le peu qu’il reste de l’Iran ! »

Au cœur de la rupture diplomatique

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Les pourparlers en face à face s’étaient tenus à Islamabad et étaient menés côté américain par le vice-président JD Vance. Samedi 11 avril, ce dernier déclarait aux journalistes que l’Iran avait « choisi de ne pas accepter nos conditions ». La liste des exigences américaines était longue : que l’Iran n’obtienne jamais l’arme nucléaire, cesse l’enrichissement de l’uranium, démantèle ses principales installations d’enrichissement et permette la récupération de son uranium hautement enrichi.

Washington demandait également la réouverture du détroit d’Hormuz et la fin du financement de groupes comme le Hamas, le Hezbollah et les rebelles Houthis. De leur côté, les responsables iraniens ont affirmé que les discussions avaient échoué sur « deux ou trois questions clés », accusant les États-Unis d’avoir des exigences excessives. Un cessez-le-feu de deux semaines avait été conclu la semaine précédente, suscitant l’espoir d’un accord de paix. Le sort de ce cessez-le-feu, qui expire le 22 avril, reste incertain.

Réactions internationales et précisions militaires

La réponse iranienne à la menace de blocus n’a pas tardé. L’armée iranienne a diffusé un avertissement via la radiodiffusion de la République islamique d’Iran : « La sécurité dans le golfe Persique et la mer d’Oman est soit pour tout le monde, soit pour PERSONNE. AUCUN PORT de la région ne sera sûr. » De son côté, Sir Keir Starmer a écarté toute participation du Royaume-Uni au blocus, déclarant qu’il se concentrait plutôt sur « l’ouverture complète du détroit ».

Le Commandement central américain (US Central Command), responsable des opérations militaires au Moyen-Orient, a confirmé les plans de Trump de bloquer les ports et les zones côtières iraniennes. Il a cependant apporté une nuance importante, précisant que toutes les routes ne seraient pas fermées. Les forces américaines « n’entraveront pas la liberté de navigation des navires transitant par le détroit d’Hormuz à destination et en provenance de ports non iraniens », a indiqué le communiqué. Cela signifie que les navires voyageant entre des ports non iraniens seraient toujours autorisés à passer.

L’économie mondiale au bord du précipice

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Les conséquences de la décision de Donald Trump se sont fait sentir immédiatement. Les économistes préviennent qu' »une tempête de hausses de prix est en route ». Susannah Streeter, stratège en chef des investissements chez Wealth Club, analyse la situation : « Le pari risqué de Trump visant à forcer l’Iran à céder à ses exigences a fait grimper en flèche les prix du pétrole. Cela a envoyé une nouvelle secousse de pessimisme sur les marchés financiers, le FTSE 100 ouvrant en baisse… les investisseurs doivent se préparer à plus de turbulences. »

Elle explique que « le pétrole iranien circulait, et les sanctions avaient été temporairement levées pour contenir les prix afin de limiter les retombées financières et politiques. Trump est prêt à faire flamber les prix du pétrole, du gaz et d’autres matières premières, dans l’espoir que cela forcera l’Iran à faire des concessions. »

Pour les consommateurs, les perspectives sont sombres. « Une tempête de hausses de prix est en chemin, avec les coûts du carburant, de la nourriture, des factures et du logement qui devraient encore augmenter », prévient-elle. « Alors que l’inflation devrait s’accélérer pendant que l’économie lutte, un scénario toxique et persistant de stagflation risque d’émerger. Les taux d’intérêt devraient augmenter, juste au moment où d’autres points de douleur financiers s’embrasent, et un mois de mai misérable se profile après un mois d’avril chargé d’anxiété. »

Selon la source : ladbible.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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