Jeremy Clarkson clame sa victoire contre Elon Musk, grâce à une vérité que tout le monde reconnaît aujourd’hui
Auteur: Simon Kabbaj
Il aura fallu attendre près de 17 ans pour que Jeremy Clarkson se sente enfin vengé.
Dans une récente chronique au ton savoureusement ironique, l’animateur britannique, bien connu pour ses critiques automobiles mordantes dans Top Gear, a déclaré publiquement : « La victoire est mienne. » Mais à quoi fait-il référence exactement ? Pourquoi cette sortie soudaine, et pourquoi Elon Musk, le patron de Tesla, est-il encore dans sa ligne de mire après tant d’années ? Le contexte mérite d’être raconté pas à pas, pour mieux comprendre ce règlement de comptes à retardement.
1. Un duel né devant des millions de téléspectateurs

Tout commence en 2008, à une époque où l’émission Top Gear est à son apogée. Jeremy Clarkson, célèbre pour ses remarques aussi techniques que piquantes, est chargé de tester un tout nouveau modèle : la Tesla Roadster, une voiture 100 % électrique encore méconnue du grand public. À première vue, le véhicule semble prometteur. Mais le test va prendre une tournure inattendue…
2. Un essai qui tourne au vinaigre

Durant l’émission, le véhicule connaît plusieurs problèmes techniques en plein tournage. Le premier modèle testé s’arrête net après environ 55 miles (88 km), avec une panne de freins inquiétante. Un second modèle est alors utilisé, mais il surchauffe rapidement. Jeremy Clarkson livre donc un verdict sans fard : la voiture est peu fiable, trop chère et beaucoup trop lourde pour bien tenir la route. Une critique cinglante, mais fidèle à son style.
3. Le patron de Tesla contre-attaque

Elon Musk, fondateur de Tesla, ne digère pas cette mauvaise publicité.
Furieux, il décide de poursuivre la BBC et Clarkson pour diffamation. Il affirme que l’essai a été truqué et que Clarkson n’a jamais conduit la voiture avant d’écrire sa critique. Musk estime également que l’émission avait un parti pris contre les voitures électriques, et qu’elle avait volontairement dramatisé les incidents pour faire de l’audience.
4. La justice tranche… en faveur de Clarkson

Mais la justice ne lui donne pas raison. Le procès est perdu en première instance, puis en appel. Aucune preuve de manipulation n’est retenue contre Clarkson ou l’équipe de Top Gear. Pourtant, la tension ne disparaît pas. Musk reste convaincu qu’il a été victime d’un traitement injuste, et Clarkson, lui, préfère se taire… jusqu’à aujourd’hui.
5. Quand la réalité rattrape les grands discours

Dans sa récente chronique, Jeremy Clarkson explique pourquoi il sort aujourd’hui de son silence. Tesla traverse une période compliquée : les ventes chutent aux États-Unis et ailleurs, et la marque souffre d’un désintérêt grandissant du public. En parallèle, l’image d’Elon Musk est de plus en plus contestée, notamment à cause de ses prises de position politiques. Pour Clarkson, ces revers confirment ce qu’il disait déjà en 2008 : les produits Tesla ne sont pas à la hauteur du battage médiatique.
6. Une revanche discrète, mais savoureuse

Avec son humour bien à lui, Clarkson conclut :
« J’aurais pu le poursuivre moi aussi, mais j’ai préféré attendre sur la rive que son corps flotte devant moi. Et c’est fait. »
Il insiste une fois encore sur le fait qu’il a toujours été scrupuleusement honnête dans ses essais. Même si Top Gear aimait provoquer, il affirme que les critiques automobiles étaient sincères et basées sur des faits. Aujourd’hui, il se réjouit de voir que le public ouvre les yeux, et que ceux qui mettaient Musk sur un piédestal sont les premiers à le remettre en question.
Conclusion

Jeremy Clarkson n’a jamais oublié l’humiliation d’un procès pour avoir dit ce qu’il pensait.
Mais il a attendu son heure, en silence. Aujourd’hui, il ne se contente pas de savourer une vieille victoire judiciaire. Il souligne, surtout, que la vérité finit toujours par émerger, même face aux géants de la technologie. Une leçon douce-amère… mais bien dans le style de Clarkson.