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Polluants éternels : Une facture salée de 8 milliards de dollars pour notre santé
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un coût invisible mais faramineux

On entend souvent parler de ces fameux « produits chimiques éternels », ou PFAS, n’est-ce pas ? Eh bien, une nouvelle étude menée par l’Université de l’Arizona vient de chiffrer l’impact de ces substances, et laissez-moi vous dire que les résultats font froid dans le dos. Il semblerait que la contamination de l’eau potable par ces polluants coûte aux États-Unis la coquette somme d’au moins 8 milliards de dollars par an. C’est un chiffre difficile à imaginer, je vous l’accorde, mais il englobe les coûts sociaux et médicaux liés aux problèmes de santé qu’ils provoquent.

Cette recherche, qui a été publiée dans les très sérieux Proceedings of the National Academy of Sciences, ne se contente pas de lancer des chiffres en l’air. Elle s’appuie sur des données concrètes concernant les naissances et l’exposition des mères à ces eaux contaminées. Ce que je trouve particulièrement frappant ici, c’est la double peine : non seulement ces substances nuisent gravement à notre santé, mais elles pèsent aussi lourdement sur notre économie. On parle ici d’une réalité tangible, loin des simples théories de laboratoire, qui touche directement le bien-être de nos familles.

Des conséquences dramatiques pour les nouveau-nés

credit : lanature.ca (image IA)
Pour arriver à ces conclusions, l’équipe de chercheurs s’est penchée sur toutes les naissances survenues dans le New Hampshire entre 2010 et 2019. Leur méthode était plutôt ingénieuse : ils ont comparé les mamans vivant en aval de sites contaminés — recevant donc une eau plus chargée en PFAS — à celles vivant en amont. Le constat est malheureusement sans appel. Les bébés exposés à ces eaux souterraines polluées présentent des taux de mortalité infantile plus élevés et sont plus souvent prématurés, naissant parfois avant même la 28e semaine, ce qui est tout de même très inquiétant.

De plus, on observe un nombre accru de nourrissons avec un poids de naissance trop faible, parfois sous la barre critique du kilogramme. Ces résultats viennent confirmer, hélas, ce que l’on soupçonnait déjà via des tests en laboratoire, mais avec une preuve issue du monde réel cette fois-ci. C’est une situation qui me fait dire qu’il est urgent de repenser notre gestion de l’eau. Ces complications à la naissance ne sont pas anodines ; elles entraînent des soins médicaux lourds et peuvent affecter la santé de ces enfants, je suppose, pour le reste de leur vie.

L’économie au service de la santé publique

credit : lanature.ca (image IA)
Il y a un aspect fascinant dans cette étude : la collaboration inattendue entre des économistes et un hydrologue. Derek Lemoine et Ashley Langer, professeurs d’économie, ont travaillé avec Bo Guo, un expert en hydrologie. C’est en croisant leurs regards qu’ils ont pu estimer que le nettoyage de ces eaux serait, au final, une opération financièrement gagnante. Comme le souligne le professeur Lemoine, si l’on compare le coût du nettoyage aux milliards perdus en soins de santé et en perte de productivité, la réponse saute aux yeux : il faut agir, et vite.

C’est une logique implacable, vous ne trouvez pas ? En éliminant les PFAS de l’eau potable, on ne se contente pas d’améliorer drastiquement la santé des populations, ce qui est déjà énorme. On réalise aussi un bénéfice économique substantiel sur le long terme. C’est rassurant de voir que la science et l’économie peuvent parfois s’aligner pour le bien commun. Cela prouve que dépenser de l’argent pour dépolluer n’est pas une perte sèche, mais bel et bien un investissement crucial pour l’avenir de notre société.

Une pollution qui persiste dans nos sols

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Le problème avec ces « produits chimiques éternels », c’est qu’ils portent bien leur nom. L’étude s’est concentrée sur deux types de PFAS à chaîne longue, le PFOA et le PFOS. Même si ces substances ne sont plus fabriquées aux États-Unis aujourd’hui, elles sont tenaces. Elles restent dans les sols et, petit à petit, finissent par s’infiltrer dans les nappes phréatiques. Bo Guo, l’hydrologue de l’équipe, explique très justement que ce que nous trouvons dans l’eau n’est qu’une infime fraction de ce qui a été déversé dans l’environnement.

C’est un peu comme une bombe à retardement, si vous me passez l’expression. La majorité de ces polluants est encore stockée dans la terre et continue de migrer vers le bas, vers nos sources d’eau. Cela signifie que le risque ne va pas disparaître du jour au lendemain, loin de là. C’est une réalité un peu sombre, je l’admets, mais il est essentiel d’en avoir conscience pour comprendre pourquoi les efforts de filtration et de régulation doivent être maintenus, voire intensifiés, dans les années à venir.

Quelles solutions pour se protéger ?

credit : lanature.ca (image IA)
Alors, face à tout cela, que peut-on faire concrètement ? Les chercheurs restent optimistes sur un point : la filtration fonctionne. Les filtres à charbon actif, qu’ils soient utilisés par les grandes usines de traitement des eaux ou installés directement sur nos robinets à la maison, sont efficaces pour retenir ces fameux PFAS à chaîne longue. C’est une solution accessible qui peut faire une réelle différence, surtout pour les populations les plus vulnérables comme les femmes enceintes.

Le professeur Lemoine insiste d’ailleurs sur ce conseil : installer et entretenir des filtres à eau domestiques est une mesure de prudence plus que raisonnable. Même si ces produits chimiques semblent être partout, la qualité de l’eau que nous buvons reste un facteur déterminant pour la santé des bébés. En somme, bien que la situation soit complexe et coûteuse à l’échelle nationale, nous avons, à notre petite échelle, des moyens d’agir pour protéger ceux que nous aimons. C’est déjà un bon début, non ?

Selon la source : medicalxpress.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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