62 affrontements en une seule matinée : l’Ukraine saigne abondamment sur deux fronts
Auteur: Simon Kabbaj
Une matinée en enfer à Pokrovsk

On a parfois du mal à se représenter ce que signifient les chiffres, vous ne trouvez pas ? Mais là, c’est vertigineux. Soixante-deux affrontements en une seule matinée. Juste une matinée. C’est le triste bilan de ce 27 décembre 2025 rapporté par Maxime Marquette. L’Ukraine saigne, et c’est peu de le dire.
Le point le plus chaud, c’est sans doute Pokrovsk. Cette ville est devenue un véritable mouroir à ciel ouvert avec dix-neuf tentatives d’assaut en quelques heures. Dix-neuf fois, les Russes ont envoyé leurs gars au casse-pipe. Volodymyr Polevyi, le porte-parole du 7e Corps de réaction rapide des Forces d’assaut aérien ukrainiennes, a expliqué ce 22 décembre que les combats se font désormais au corps-à-corps, directement dans la ville. C’est terrifiant. Les Russes ont même réussi à planquer des opérateurs de drones à l’intérieur pour surveiller les routes et les tunnels, cherchant à couper toute logistique.
Les pertes sont… comment dire ? Effrayantes. Polevyi rapporte que ses hommes ont infligé 373 pertes russes rien que la semaine passée (du 15 au 22 décembre). Et si on regarde tout le mois de décembre 2025 pour ce seul corps d’armée ? 1 243 pertes russes. C’est une hécatombe.
Pourtant, les Ukrainiens tiennent encore le nord de la ville. Le capitaine Hryhorii Shapoval nous dit que l’ennemi essaie de s’infiltrer par petits groupes, surtout vers l’ouest de Hryshyne. Ils ont même repoussé des attaques à moto… oui, à moto. D’ailleurs, le 1er Corps de la Garde nationale Azov a diffusé des images le 22 décembre montrant la destruction d’une colonne russe près de Fedorivka : 8 chars, 18 véhicules de combat d’infanterie, 5 transporteurs blindés et 11 motos y sont passés. C’était un massacre.
Kostiantynivka et l’obsession des délais russes

Il n’y a pas que Pokrovsk. Kostiantynivka aussi subit une pression dantesque avec douze assauts en une matinée. Ça tape partout : Oleksandro-Shultyne, Pleshchiivka, Sofiivka… Les cartes géolocalisées du 22 décembre montrent que les Russes ont gratté un peu de terrain au sud-est de Stepanivka. C’est la guerre du mètre carré. Un milblogueur russe prétend même qu’ils contrôlent environ 30% de Myrnohrad. C’est dur à vérifier, mais ça donne une idée de l’acharnement.
Cet acharnement, il vient d’en haut. Tenez-vous bien : on apprend qu’un commandant du 272e Régiment de fusiliers motorisés a été viré parce qu’il n’avançait pas assez vite vers Pishchane et Kurylivka. Son remplaçant a reçu un ordre digne d’un mauvais film : il doit prendre ces localités avant le 1er janvier 2026. Une deadline. Comme si la guerre respectait un calendrier d’entreprise !
Le pire, c’est qu’ils manquent de tout. Les rapports disent que les Russes dans cette zone ont une pénurie grave de composants de drones. Ils manquent d’hommes, d’équipement, mais ils continuent de pousser parce que l’échec n’est pas une option pour Moscou. C’est une fuite en avant tragique.
Sur les autres fronts, c’est pas mieux. À Koupiansk, le colonel Viktor Trehubov affirme que des troupes russes encerclées sont carrément en train de mourir de faim, sans munitions. Un milblogueur russe a même râlé le 21 décembre parce que le ministère avait annoncé la capture de la ville trop tôt… quel gâchis. Ah, et près de Serebrianka, les Ukrainiens ont coulé deux bateaux russes qui tentaient de traverser la rivière. Bref, ça se bat partout : Lyman, Sloviansk, Huliaipole, et même deux attaques repoussées au pont Antonivskyi.
Pluie de drones et frappes en profondeur

La guerre, c’est aussi dans le ciel que ça se joue, et là, c’est un déluge. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, la Russie a lancé pas moins de 86 drones (Shahed, Gerbera et autres) depuis Oryol, Millerovo, Primorsko-Akhtarsk et la Crimée. C’est énorme. Heureusement, la défense aérienne ukrainienne a fait un boulot de titan en abattant 58 engins.
Mais bon, les maths sont cruelles : 26 drones sont passés. Ils ont frappé douze endroits différents. Le vice-ministre de l’Énergie, Roman Andarak, a confirmé que des infrastructures ont été touchées à Odessa, Zaporizhia, Donetsk, Dnipropetrovsk et Zhytomyr. À Odessa, un civil a été blessé, et quatre cheminots ont été touchés à Zhytomyr. On oublie souvent ces gens-là, ceux qui réparent les rails sous les bombes…
L’Ukraine ne se laisse pas faire pour autant. Ils ont riposté fort. L’État-major a confirmé une frappe sur le terminal pétrolier Tamanneftegaz dans le kraï de Krasnodar. Les dégâts ? Un pipeline, deux quais et deux navires touchés, avec un incendie de plus de 1 000 mètres carrés. Ça a dû se voir de loin ! Ils ont aussi tapé un entrepôt de Shahed près de Donetsk occupé. C’est œil pour œil.
Conclusion : Entre mensonges et négociations impossibles
Pendant que les soldats meurent dans la boue, ça discute dans les salons, mais c’est pas gagné. JD Vance, le vice-président américain, a expliqué ce 22 décembre que c’est l’impasse sur le statut de Donetsk et la centrale de Zaporizhia. Il dit que la Russie veut tout l’oblast de Donetsk, ce qui prendrait encore « un an ou plus » militairement. Un an… vous imaginez ?
De son côté, le président Zelensky parle d’un plan avancé à 90% avec les USA, incluant des garanties de sécurité secrètes. Mais les Russes, par la voix de Sergueï Riabkov, ont rejeté tout cessez-le-feu temporaire. Ils veulent une victoire totale.
Le plus triste dans tout ça ? C’est peut-être ce que révèle le Financial Times : Poutine serait abreuvé de mensonges. Le général Valery Gerasimov lui peindrait un tableau tout rose, minimisant les échecs et gonflant les pertes ukrainiennes. Une source du Washington Post prédit pourtant que 2026 sera la première année économique vraiment difficile pour la Russie. On marche sur la tête.
Voilà où nous en sommes en cette fin décembre 2025. Une guerre d’usure, des mensonges d’état-major et, au milieu, des hommes et des femmes qui tentent de survivre à l’enfer.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.