La science change la donne : découvrir des diamants est désormais bien plus facile
Auteur: Mathieu Gagnon
Une quête plus ardue qu’il n’y paraît

On a souvent cette image romantique de la mine de diamants, mais la réalité est, disons… beaucoup plus laborieuse. C’est notoirement difficile de mettre la main sur ces précieuses pierres. Pourtant, une découverte récente pourrait bien changer la donne et rendre cette recherche un tantinet plus aisée.
Des chercheurs ont découvert qu’une pierre précieuse bien moins cotée pouvait en fait détenir de précieux indices. Elle nous dirait, en quelque sorte, si des diamants sont susceptibles de se cacher dans les parages, ce qui accélérerait grandement la chasse. C’est fascinant, non ? Andrea Giuliani, scientifique principal à l’Institut de géochimie et de pétrologie de l’ETH Zurich, a d’ailleurs eu des mots très justes à ce sujet. Il a déclaré : « Les producteurs de diamants aimeraient parfois extraire de l’or, du cuivre ou d’autres matières premières, car rien n’est aussi compliqué que de trouver et d’extraire des diamants. »
Il ajoute même, avec une franchise désarmante, qu’il n’existe « aucune méthode garantissant que vous trouverez des diamants ». C’est dire l’ampleur du défi auquel ils font face quotidiennement.
Kimberlite et Olivine : L’aiguille dans la botte de foin

C’est tout de même un sacré manque de chance que nous ayons décidé, en tant qu’humains, de vouloir autant de ces cailloux brillants, alors qu’ils sont si durs à dénicher. Mais bon, cette quête incessante a au moins permis de faire émerger des connaissances scientifiques passionnantes. On savait déjà, par exemple, que les diamants se trouvent uniquement là où l’on trouve un minéral bien spécifique appelé kimberlite. Mais trouver de la kimberlite, ce n’est même pas la moitié du chemin parcouru.
Comme l’explique très bien Giuliani, « Chercher une kimberlite, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin ». Et ce n’est pas fini ! Une fois que vous l’avez trouvée, « la recherche ardue de diamants commence vraiment ». C’est là que ça devient intéressant. Il semble qu’un autre minéral vienne accélérer le processus : l’olivine. Ce minéral constitue environ la moitié de la roche de kimberlite.
L’olivine contient des concentrations variables de magnésium et de fer. Et c’est là que tout se joue, tenez-vous bien : c’est la composition de cette olivine qui est cruciale. Il semblerait que l’olivine contenant plus de magnésium que de fer soit un excellent signe pour les mineurs de diamants. C’est un détail technique, certes, mais qui change tout sur le terrain.
Fer contre Magnésium : L’histoire géologique révélée

Alors, pourquoi cette différence chimique est-elle si importante ? Je me suis posé la question. En fait, pour que l’olivine soit riche en fer, il faut que de la matière en fusion pénètre dans le manteau terrestre. Ce processus altère la composition des roches et, malheureusement, anéantit les diamants au passage. C’est un peu le scénario catastrophe pour le mineur.
À l’inverse, une olivine pauvre en fer et plus riche en magnésium n’a pas subi ce processus géologique — que les experts appellent le métasomatisme. Du coup, les diamants survivent ! C’est assez logique quand on y pense. Si vous tombez sur une forte teneur en fer ? Vous n’avez probablement pas de chance, mon vieux. Mais une forte teneur en magnésium ? Là, vous êtes au pays du diamant, bébé !
Cette distinction permet de gagner un temps précieux en évitant de creuser là où la géologie a déjà fait le ménage, si je puis dire.
Conclusion : Une collaboration fructueuse

Ce qui est rassurant, c’est que cette découverte n’est pas restée enfermée dans un laboratoire. La société De Beers a apporté un soutien financier à l’étude et a fourni des échantillons de kimberlite. En retour, ils ont eu un accès anticipé aux résultats et utilisent déjà l’analyse de l’olivine sur le terrain. C’est du gagnant-gagnant.
Pour conclure, Andrea Giuliani résume parfaitement la situation : « Notre étude montre que les diamants restent intacts uniquement lorsque les kimberlites entraînent des fragments du manteau lors de leur remontée qui n’ont pas largement interagi avec la fonte précédente. »
Le plus beau dans cette nouvelle méthode, selon lui, ce n’est pas seulement qu’elle est plus simple. C’est surtout qu’elle nous permet « enfin de comprendre pourquoi les méthodes précédentes fonctionnaient ». Et ça, c’est la beauté de la science. L’étude complète a été publiée dans la revue Nature Communications, pour les plus curieux d’entre vous.
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