La grande évasion du sucre

On ne va pas se mentir, nos habitudes ont sacrément changé ces derniers temps. Au cours de la dernière décennie, on a assisté à une sorte de rejet collectif des sodas et autres boissons ultra-sucrées. Pourquoi ? Eh bien, sans doute parce qu’on a fini par réaliser leurs effets désastreux sur notre santé, sans parler de leur rôle évident dans l’épidémie d’obésité qui nous guette. Mais voilà, nous sommes des créatures de plaisir : on veut bien faire attention, mais pas question de boire de l’eau triste toute la journée. C’est là que la demande a basculé. On cherche désormais des saveurs nouvelles, quelque chose qui a de la valeur nutritionnelle, mais qui reste… comment dire ? Appétissant.
C’est dans ce contexte un peu flou que l’eau pétillante a tiré son épingle du jeu. Est-ce vraiment le bon choix ou juste un compromis ? C’est une alternative qui a le mérite d’être effervescente, rafraîchissante – ça, c’est indéniable pour étancher la soif – et surtout, elle ne contient ni sucres ni calories. Les chiffres au Québec sont d’ailleurs assez stupéfiants, pour ne pas dire incroyables. Tenez-vous bien : les volumes de ventes ont bondi de 97% entre 2012 et 2019. C’est énorme, non ? Pour vous donner une idée plus précise, sur la période 2018-2019, ces petites bulles représentaient tout de même 6% du marché total des boissons non alcoolisées. On ne peut plus vraiment parler de niche à ce stade.
Au-delà des bulles : chimie et hydratation
Mais au fond, c’est quoi exactement cette eau qui pique ? Si on regarde ça froidement, ce n’est rien de plus que de l’eau avec de l’acide carbonique dissous. C’est ce composé un peu barbare qui lui donne son effervescence caractéristique et ce petit goût amer qu’on aime ou qu’on déteste. Ce qui est intéressant, et que je ne savais pas forcément avant de me pencher sur le sujet, c’est que sa concentration en minéraux – notamment le calcium et le magnésium – semble souvent plus élevée que dans l’eau plate classique. Elle a aussi une osmolarité (la concentration des substances dissoutes, pour faire simple) plus forte et un pH basique, alors que l’eau pure est censée être neutre. Bon, après, il faut avouer que ça varie énormément selon la marque que vous achetez.
La grande question qui fâche, c’est l’hydratation. Est-ce qu’on s’hydrate aussi bien avec des bulles ? Même si, bizarrement, cet aspect n’a pas été étudié sous toutes les coutures, tout porte à croire qu’elle est aussi efficace que l’eau du robinet ou l’eau plate en bouteille. J’aurais même tendance à dire qu’elle pourrait être meilleure, justement grâce à cette abondance de minéraux dont on parlait. C’est un détail qui compte.
Conclusion : Ce que disent les experts (et les autres)

Pour remettre l’église au milieu du village, il faut regarder du côté de l’Organisation mondiale de la santé. Dès 2009, l’OMS soulignait l’importance cruciale de la composition de notre eau de boisson. Ils insistaient lourdement sur la nécessité de consommer de l’eau riche en calcium et en magnésium. Et comme l’eau pétillante en est souvent gorgée, elle coche toutes les cases des recommandations de l’OMS. C’est bon à savoir, non ?
Historiquement, ce n’est qu’au 20e siècle qu’on a vu apparaître les premières données épidémiologiques liant l’eau gazeuse à une bonne santé. Tout ça semble lié à ces fameux minéraux. Bien sûr, les scientifiques – prudents comme toujours – diront que des études supplémentaires sont nécessaires pour saisir toutes les nuances. Mais il apparaît clair qu’entre une eau faiblement minéralisée et une eau gazeuse, la seconde l’emporte souvent. Et face aux sodas, il n’y a même pas match. Pour la petite histoire, sachez que cet article a été initialement publié sur The Conversation et que les titres ont été modifiés par Watson. Quant à la blouse gynécologique de Lirjeta Maxhuni mentionnée quelque part dans les archives, c’est une autre histoire qui n’a rien à voir avec nos bouteilles !
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