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Ce médicament contre l’hypertension cacherait-il le secret d’une vie plus longue ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une découverte étonnante dans notre armoire à pharmacie

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On cherche souvent des solutions miracles, des élixirs de jouvence venus du futur ou de technologies inaccessibles, mais parfois… la réponse se trouve juste sous notre nez. Ou plutôt, dans le tiroir à médicaments de millions de personnes. C’est assez fascinant quand on y pense. Une étude récente, publiée dans la revue spécialisée Aging Cell, a mis en lumière un candidat inattendu dans la course contre le vieillissement : la rilménidine.

Si ce nom vous dit quelque chose, c’est peut-être parce que vous, ou l’un de vos proches, l’utilisez déjà. C’est un médicament couramment prescrit pour traiter l’hypertension artérielle. Rien de très exotique à première vue, n’est-ce pas ? Et pourtant. Des chercheurs se sont penchés dessus et ce qu’ils ont trouvé pourrait bien changer la donne. Il semblerait que cette molécule ne serve pas uniquement à réguler la tension, mais qu’elle puisse aussi ralentir les effets du temps sur nos corps et, potentiellement, prolonger notre durée de vie.

Ce qui rend cette nouvelle particulièrement intrigante — et, disons-le, pleine d’espoir —, c’est le profil de sécurité du médicament. Contrairement à d’autres substances testées pour la longévité qui traînent leur lot d’effets indésirables inquiétants, la rilménidine est connue, maîtrisée, et ses effets secondaires sont jugés rares et non graves. C’est une piste sérieuse qui s’ouvre, bien loin de la science-fiction.

Des vers de laboratoire aux promesses de la restriction calorique

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, comment en est-on arrivé à cette conclusion ? Tout s’est passé dans les laboratoires de l’université de Liverpool. Les scientifiques ont mené leurs expériences sur des vers bien particuliers, les C. elegans. Vous savez, ces petits vers transparents souvent utilisés en recherche car on peut voir tout ce qui se passe à l’intérieur de leurs cellules. C’est assez incroyable. En traitant ces vers avec de la rilménidine — aussi bien à un âge jeune qu’à un stade plus avancé de leur vie —, les chercheurs ont observé quelque chose de net : leur durée de vie a augmenté.

Mais ce n’est pas tout. Non seulement ils vivaient plus longtemps, mais leurs marqueurs de santé s’amélioraient. En fait, le médicament semble imiter les effets de ce qu’on appelle la restriction calorique. Pour faire simple, on sait depuis longtemps que manger moins (réduire l’apport énergétique) ralentit le métabolisme et réduit le stress oxydatif, ce fameux processus qui rouille nos cellules et favorise des maladies comme Alzheimer ou Parkinson.

Le problème avec la restriction calorique chez nous, les humains ? C’est difficile à tenir, soyons honnêtes. Et les résultats des études sur le sujet sont parfois mitigés, avec des effets secondaires pas terribles. L’idée ici, c’est que la rilménidine parvient à tromper l’organisme en provoquant une signature génétique similaire, sans qu’on ait besoin de s’affamer. Pour les plus curieux d’entre vous qui aiment les détails techniques, l’étude de 2023 précise que tout cela passe par un récepteur spécifique : le récepteur I1-imidazoline nish-1. C’est lui la clé, la cible potentielle pour espérer gagner ces précieuses années de santé.

Pourquoi cette recherche est cruciale pour notre avenir

Pourquoi s’acharner à chercher ce genre de remède ? Eh bien, il suffit de regarder autour de soi. La population mondiale vieillit à une vitesse grand V. D’après les démographes, les plus de 65 ans représentent le groupe qui grandit le plus vite sur la planète. C’est une bonne nouvelle d’un côté, car cela signifie qu’on vit plus vieux, mais… il y a un « mais ». Avec l’âge, c’est tout le cortège des maladies chroniques qui débarque.

Le professeur João Pedro Magalhães, qui a dirigé ces recherches à Liverpool, l’a très bien résumé. Il explique qu’avec une population vieillissante, retarder le vieillissement, même un tout petit peu, aurait des avantages immenses. Il parle de « gérosciences translationnelles » — un terme un peu barbare, je vous l’accorde — pour désigner le fait de reprogrammer des médicaments existants pour leur trouver de nouvelles vertus. C’est du recyclage intelligent, en quelque sorte.

L’objectif n’est pas seulement d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années. On parle ici de repousser l’apparition de pathologies lourdes pour rester en bonne santé plus longtemps. Les preuves s’accumulent pour dire que le rythme du vieillissement n’est pas une fatalité immuable ; il peut être ralenti. Et vu les résultats prometteurs de la rilménidine sur ces organismes modèles, il y a fort à parier que d’autres pistes de recherche vont s’ouvrir très vite sur ce composé.

Conclusion : Vers une vieillesse plus douce ?

credit : lanature.ca (image IA)

Faut-il pour autant courir chez son médecin pour réclamer ce médicament ? Doucement, ne brûlons pas les étapes. Même si les perspectives sont enthousiasmantes, la science prend son temps, et c’est tant mieux pour notre sécurité. Ce qu’il faut retenir, c’est que la recherche avance à pas de géant.

L’idée qu’un simple cachet, déjà utilisé par des millions de gens, puisse cacher des vertus anti-âge est une petite révolution en soi. Cela ouvre la porte à une vieillesse peut-être un peu plus sereine, moins marquée par la maladie. En attendant, on garde un œil sur ces découvertes… et on continue de prendre soin de soi, c’est encore ce qui marche le mieux.

Selon la source : futura-sciences.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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