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Une découverte brûlante : Les Néandertaliens maîtrisaient le feu bien plus tôt qu’on ne le croyait
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une réputation à revoir

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On a souvent tendance à se moquer un peu de nos lointains cousins, les Néandertaliens. Vous savez, cette image d’êtres primitifs, un peu lourdauds, qui traîne dans l’imaginaire collectif… Eh bien, il serait peut-être temps de leur redonner le crédit qu’ils méritent, et pas qu’un peu. Jusqu’à récemment, on pensait que la capacité de créer du feu — je parle bien de le créer, pas juste de récupérer une flamme après un orage — remontait à environ 50 000 ans. C’était déjà pas mal, me direz-vous.

Mais voilà qu’une découverte incroyable vient tout bousculer. Des scientifiques ont mis au jour des preuves fascinantes dans le sud-est de l’Angleterre. Imaginez un peu : des Néandertaliens, assis au bord d’une fosse, frappant du silex contre de la pyrite pour allumer un feu… il y a 400 000 ans. C’est vertigineux, non ? Cela signifie que l’humanité a maîtrisé cette technologie essentielle des centaines de milliers d’années avant la date qu’on imaginait. Avant que quiconque ne craque une allumette, nos ancêtres savaient déjà comment illuminer la nuit.

C’est une distinction cruciale. Bien sûr, les homininés qui les précédaient savaient exploiter le feu naturel, celui des incendies de forêt par exemple. Mais le fabriquer ? C’est une capacité unique à l’humain. Et pendant longtemps, les archéologues ont eu un mal fou à prouver quand cela avait commencé, car allez donc faire la différence entre les restes d’un feu accidentel et ceux d’un feu volontaire après tant de temps !

L’enquête archéologique à East Farm Barnham

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, qui sont les détectives derrière cette trouvaille ? C’est une équipe menée par Nick Ashton, conservateur des collections paléolithiques au British Museum, et Rob Davis, conservateur de projet pour les sentiers vers la Grande-Bretagne ancienne au même musée. Ils ont publié leurs résultats récemment dans la prestigieuse revue Nature. Leur terrain de jeu : le site paléolithique de East Farm Barnham, dans le comté de Barnham, West Sussex.

Ce qu’ils ont trouvé là-bas est assez stupéfiant. Ils ont réalisé qu’ils observaient des traces de flammes fabriquées de toutes pièces. Comment ? En retrouvant des haches en silex fissurées par le feu gisant à côté de fragments de pyrite. Pour ceux qui l’ignorent, frapper de la pyrite contre du silex, c’est la technique classique pour créer des étincelles. Le détail qui tue, c’est la rareté de la pyrite à cet endroit précis. Sa présence suggère qu’elle a probablement été transportée depuis un autre lieu, peut-être des couches inférieures de dépôts de craie du Crétacé, car ce minéral se forme dans des conditions anoxiques bien spécifiques.

L’âge du site a été déterminé avec une précision d’horloger en datant les couches de roche et en comparant les fossiles trouvés à proximité. Et pourquoi attribue-t-on ce feu aux Néandertaliens et non à une autre espèce ? Tout simplement parce que des fossiles de Néandertaliens du même âge avaient déjà été découverts dans les régions voisines. C’est comme assembler un puzzle géant.

Il faut noter une chose intéressante : il y a deux assemblages archéologiques sur le site de Barnham, mais c’est dans le second que la magie opère. Certes, il n’y avait ni charbon, ni cendre, ni os sur place — le vent, la pluie et la décalcification ont probablement tout effacé avec le temps. Mais les quelques artefacts qui ont survécu dans ce foyer montraient des signes indéniables de chauffage : rougissement, craquelures et cassures. Les haches à main brisées par la chaleur se trouvaient spécifiquement dans cette fosse, ce qui indique une fonction bien précise qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur le site. C’est la première preuve tangible qui confirme les soupçons que les scientifiques avaient depuis longtemps : le feu, c’est une vieille, très vieille histoire.

Cuisiner, penser et vivre ensemble

credit : lanature.ca (image IA)

Mais au fond, pourquoi est-ce si important de savoir faire du feu ? Ce n’est pas juste pour se réchauffer les pieds, croyez-moi. Ashton et Davis expliquent que cette capacité technologique a offert des avantages sociaux et adaptatifs majeurs. Le plus gros morceau, c’est la cuisine. Pouvoir cuire de la nourriture à la demande, en particulier la viande, mais aussi les racines et les tubercules, a tout changé. La cuisson rend les aliments plus digestes et libère davantage d’énergie.

Ce changement de régime alimentaire est fondamental. Il permet de consommer plus de protéines tout en demandant moins d’énergie au système digestif pour décomposer les aliments. Et devinez qui en a profité ? Le cerveau. Malgré les stéréotypes sur la capacité cérébrale des Néandertaliens, on pense aujourd’hui que cet apport nutritionnel a non seulement augmenté la taille de leur cerveau, mais a aussi amélioré leur cognition. On est loin de la brute épaisse qu’on imagine parfois !

Le feu a aussi transformé la vie sociale. Au lieu de chercher désespérément une grotte pour la nuit, ils pouvaient établir leurs camps domestiques là où ils le préféraient. Le feu rassemble ; les groupes pouvaient se réunir autour du foyer, renforçant ainsi les interactions sociales. Et ce n’est pas tout : un feu que l’on maîtrise, c’est aussi un outil technique. Cela a ouvert la voie à la sculpture sur os, au travail du bois, et même à des techniques sophistiquées comme coller des pointes de lance sur des hampes en bois à l’aide de goudron de bouleau.

Conclusion : Une transition majeure

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Cette découverte replace vraiment nos ancêtres dans une perspective nouvelle. Comme le soulignent les chercheurs, ces preuves s’ajoutent à d’autres marqueurs de comportement humain sophistiqué durant la fin du Pléistocène moyen. Collectivement, tout cela suggère une transition majeure dans le comportement humain sur une période allant d’environ 500 000 à 300 000 ans avant notre ère. C’est une époque marquée par une augmentation constante de la taille du cerveau, approchant les niveaux modernes.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez une blague sur les hommes des cavernes, souvenez-vous de cette fosse dans le West Sussex. Avec cette découverte, les Néandertaliens pourraient bien se débarrasser une fois pour toutes de leur stéréotype d’êtres sans cervelle. Ils étaient des innovateurs, des maîtres du feu, et d’une certaine manière, ils ont pavé la voie à ce que nous sommes aujourd’hui.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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