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Les jeux vidéo sur un CV : un atout moderne ou un frein invisible à l’embauche ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une popularité indéniable face à des préjugés tenaces

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On vit une époque assez paradoxale, vous ne trouvez pas ? Le monde du travail se digitalise à une vitesse folle, exigeant toujours plus de fluidité numérique, et pourtant… une vieille question persiste. Si vous passez vos soirées à gérer des stratégies complexes sur un écran, est-ce que cela compte comme une compétence pro ? C’est la question que soulève, non sans une certaine ironie, une situation rapportée par le rédacteur scientifique Dr Russell Moul (et éditée par Laura Simmons). Le jeu vidéo est devenu un passe-temps mondial, transcendant les générations. Tenez, regardez les chiffres aux États-Unis, c’est assez bluffant : 61 % des gens déclarent jouer au moins une heure par semaine.

Et attention, on ne parle pas que des ados enfermés dans leur chambre. Il y a une donnée qui m’a fait tiquer : environ 29 % des joueurs ont plus de 50 ans. Pour vous donner une idée de l’évolution, ce chiffre n’était que de 9 % en 1999. Le texte source mentionne même qu’il était de 17 % en 2024… une progression constante, donc. Pourtant, malgré cette adoption massive, les employeurs semblent encore faire la grimace. Est-ce que mentionner cette passion aide ou nuit à vos chances ? Eh bien, la réponse est compliquée, comme souvent.

L’expérience allemande : Volleyball contre League of Legends

credit : lanature.ca (image IA)

Pour y voir plus clair, il faut se pencher sur une nouvelle étude venue d’Allemagne, publiée dans le Journal of Personnel Psychology. Les chercheurs ont monté une expérience plutôt maligne pour tester la « désirabilité » des candidats. Ils ont recruté 162 participants, âgés de 18 à 69 ans (avec une moyenne d’âge de 32 ans, pour être précis). Notez aussi que la majorité, soit 64 %, s’identifiait comme des femmes. On a demandé à ces gens de se mettre dans la peau d’un responsable du recrutement pour une organisation fictive.

Le poste à pourvoir ? Un rôle de « conseiller service client ». Les participants ont reçu une annonce listant explicitement les compétences requises, puis on leur a soumis un CV à évaluer. C’est là que l’expérience devient croustillante. Tous les CV mentionnaient le « jogging » comme activité extrascolaire – le truc classique, passe-partout. Mais selon le groupe, le CV incluait aussi soit du « volleyball », soit du « gaming ». Et ils ne se sont pas arrêtés là ! Ils ont joué sur le niveau de compétence : soit un niveau neutre/moyen, soit un niveau élevé.

Pour le niveau élevé, ça donnait quoi ? D’un côté, un candidat capitaine d’équipe et attaquant diagonal en troisième ligue nationale de volleyball. De l’autre ? Un compétiteur dans la Prime League sur le jeu League of Legends (c’est la ligue officielle germanophone, pour ceux qui ne connaissent pas). Le but était de voir si l’excellence dans le jeu valait l’excellence dans le sport aux yeux des recruteurs.

Le verdict : Pourquoi les compétences numériques peinent à convaincre

credit : lanature.ca (image IA)

Je ne vais pas tourner autour du pot : les résultats sont décevants pour les gamers. L’étude a montré que les candidatures incluant le jeu vidéo étaient systématiquement moins bien notées en termes d’embauche que celles listant le volleyball. Et le pire ? C’est arrivé aussi bien pour le niveau moyen que pour le niveau « expert ». C’est assez fou quand on y pense, non ?

Les auteurs expliquent que, même si on sait – grâce à d’autres recherches – que le jeu vidéo développe des compétences cognitives précieuses (multitâche, prise de décision rapide, traitement de l’information, résolution de problèmes), cela ne pèse pas lourd face aux stéréotypes. Le sport d’équipe comme le volleyball reste le roi pour suggérer des qualités de leadership, de discipline et de travail d’équipe. Le jeu vidéo, lui, souffre encore d’une image… disons, moins professionnelle.

On pourrait croire que la numérisation des carrières, qui demande une flexibilité mentale et une aisance digitale (les fameux KSAOs : connaissances, compétences, capacités et autres caractéristiques), jouerait en faveur des gamers. Mais non. Les bienfaits cognitifs et sociaux du gaming semblent, pour l’instant, largement sous-estimés dans un contexte pro. C’est comme si le monde du travail disait : « C’est bien gentil vos réflexes sur League of Legends, mais savez-vous faire une passe décisive en vrai ? ».

Conclusion : Des limites à prendre en compte

credit : lanature.ca (image IA)

Avant de paniquer et d’effacer toute trace de votre passion vidéoludique de votre LinkedIn, remettons un peu de contexte. Cette étude, bien qu’intéressante, a ses failles, et il est important de les souligner. Déjà, les participants n’ont jugé qu’une seule candidature fictive, celle d’un homme, pour un seul secteur spécifique. Difficile de généraliser ça à l’ensemble du marché du travail, vous ne croyez pas ?

De plus, le poste de conseiller clientèle ne mettait pas l’accent sur les compétences informatiques. Si le job avait été dans la tech, peut-être que le résultat aurait été différent ? Le déséquilibre des compétences demandées a probablement poussé les « recruteurs » d’un jour à survaloriser les compétences interpersonnelles associées au sport. Comme le disent les chercheurs, cela souligne surtout le besoin de plus d’études pour voir comment ces perceptions évolueront avec une meilleure compréhension des bénéfices du gaming. En attendant… peut-être gardez le volley sur le CV, juste au cas où.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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