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Bientôt la fin des dentiers ? Des dents humaines pourraient repousser d’ici 4 ans
Crédit: lanature.ca (image IA)

L’injustice biologique entre nos os et nos dents

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C’est quand même curieux, vous ne trouvez pas ? Le corps humain moyen abrite environ 206 os. C’est une charpente incroyable, constituée d’un mélange durci de calcium, de minéraux et de collagène qui nous porte littéralement tout au long de la journée. On n’y pense pas souvent, mais nos os sont d’une résilience folle. S’ils cassent, ils ont cette astuce géniale, presque magique : ils se ressouder, ils se régénèrent.

Mais pour nos dents… c’est une toute autre histoire, malheureusement. Bien qu’elles soient composées de certaines des mêmes matières et qu’elles soient le matériau le plus dur du corps humain – merci à cette couche protectrice qu’est l’émail –, elles n’ont tout simplement pas cette capacité cruciale de guérir ou de repousser par elles-mêmes. C’est rageant, non ? Cette lacune biologique conduit des millions de personnes à travers le monde à souffrir d’une forme ou d’une autre d’édentulisme, le terme savant pour dire qu’on n’a plus de dents. Mais, tenez-vous bien, cela pourrait ne pas durer éternellement.

Il semblerait que des chercheurs japonais soient sur le point de changer la donne. Ils font avancer un médicament expérimental, porteur d’immenses espoirs, qui promet de faire repousser les dents humaines. Je sais, ça ressemble à de la science-fiction, mais les essais sur l’homme ont bel et bien débuté en septembre 2024. Si tout se passe comme prévu, ces scientifiques espèrent que le médicament sera disponible pour toutes les formes d’édentulisme aux alentours de 2030.

La science derrière le miracle : anticorps et furets

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, comment ça marche exactement ? Katsu Takahashi, le chef du service de dentisterie à l’institut de recherche médicale de l’Hôpital Kitano à Osaka, a expliqué au journal The Mainichi qu’ils voulaient vraiment aider ceux qui souffrent de la perte ou de l’absence de dents. Il a souligné que, bien qu’il n’existe à ce jour aucun traitement offrant une guérison permanente, il sent bien que les attentes des gens pour la repousse des dents sont énormes. On peut le comprendre !

Ce développement n’est pas sorti de nulle part ; il fait suite à des années d’études acharnées autour d’un gène particulier. Il s’agit du gène-1 associé à la sensibilisation utérine, ou plus simplement USAG-1. Ce petit bonhomme a été identifié comme inhibant la croissance des dents chez les furets et les souris. C’est là que ça devient technique mais fascinant : en 2021, des scientifiques de l’Université de Kyoto – qui seront d’ailleurs impliqués dans les futurs essais humains – ont découvert un anticorps monoclonal.

D’habitude, on utilise cette technique pour combattre le cancer, mais là, l’anticorps a perturbé l’interaction entre l’USAG-1 et des molécules connues sous le nom de protéine morphogénétique osseuse, ou BMP. Katsu Takahashi, co-auteur de l’étude à l’époque, disait dans un communiqué de presse : « Nous savions que la suppression de l’USAG-1 profitait à la croissance des dents. Ce que nous ne savions pas, c’était si cela serait suffisant. » Il s’avère que les furets sont des animaux diphyodontes, ce qui signifie qu’ils ont des schémas dentaires similaires aux nôtres. Une coïncidence bien pratique pour la recherche.

Les essais cliniques : des hommes aux enfants, cap sur 2030

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Maintenant, les scientifiques vont voir jusqu’à quel point cette similarité tient la route, car ce sont bien des humains qui subissent actuellement un essai similaire. Cette étude, qui doit durer 11 mois, se concentre sur un groupe spécifique : 30 hommes âgés de 30 à 64 ans. Chacun de ces participants a la particularité de manquer d’au moins une dent. Le médicament ne se prend pas en cachette, non, il sera administré par voie intraveineuse pour prouver son efficacité et surtout sa sécurité. La bonne nouvelle, c’est qu’aucun effet secondaire n’a été signalé lors des études animales précédentes. On croise les doigts pour que ça continue.

Si tout se goupille bien, l’Hôpital Kitano passera à l’étape suivante, beaucoup plus délicate. Ils administreront le traitement à des patients âgés de 2 à 7 ans qui manquent d’au moins quatre dents. L’objectif final reste de disposer d’un médicament capable de faire repousser les dents d’ici l’année 2030. C’est demain, ou presque ! Même si ces traitements se concentrent pour l’instant sur des patients souffrant d’une déficience dentaire congénitale, Takahashi a bon espoir. Il souhaite que, à terme, ce traitement soit disponible pour absolument n’importe qui ayant perdu une dent. Imaginez un peu la révolution chez le dentiste.

Conclusion : Une lueur d’espoir pour nos sourires

credit : lanature.ca (image IA)

C’est quand même une perspective réjouissante, vous ne trouvez pas ? Penser que dans quelques années à peine, la perte d’une dent ne sera peut-être plus une fatalité irréversible mais juste un petit contretemps médical. Que ce soit pour des raisons génétiques ou à cause des aléas de la vie, la possibilité de voir son corps se réparer là où on pensait que c’était impossible… ça donne le vertige.

Bien sûr, il faut rester prudent, la science prend son temps et 2030, c’est encore un peu loin. Mais savoir que des chercheurs travaillent d’arrache-pied pour que nous puissions retrouver le sourire, littéralement, c’est le genre de nouvelle qui fait du bien. On va suivre ça de très près, c’est certain.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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