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La Chine bâtit une nouvelle espèce de superordinateur au-dessus de nos têtes
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une nouvelle course vers les étoiles

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On a tous en tête ces images granuleuses des années 60, cette course effrénée pour savoir qui, des Américains ou des Soviétiques, laisserait la première empreinte de botte dans la poussière lunaire. C’était une autre époque. Avancez de quelques décennies, jusqu’au 30 décembre 2025, date à laquelle Elizabeth Rayne a publié son analyse, et vous verrez que le compte à rebours 2.0 a une saveur bien différente. Aujourd’hui, on ne cherche plus seulement à planter un drapeau, mais à exiler nos infrastructures numériques.

La compétition fait rage pour lancer des infrastructures d’IA en orbite terrestre basse. C’est un peu fou quand on y pense, mais les laboratoires chinois et américains jouent des coudes pour déployer le premier superordinateur capable d’alimenter des systèmes d’IA depuis l’espace. Et pour l’instant ? Il semblerait bien que la Chine ait pris une longueur d’avance avec ce qu’on appelle désormais les « superordinateurs spatiaux ». À Pékin, l’Institut de technologie informatique (ICT) de l’Académie chinoise des sciences ne chôme pas : ses chercheurs s’activent pour propulser hors du sol un centre de données d’IA comprenant pas moins de 10 000 cartes de calcul haute performance. C’est colossal.

La riposte de la Silicon Valley et l’exploit de Starcloud

credit : lanature.ca (image IA)

Évidemment, ne croyez pas une seconde que l’Oncle Sam reste les bras croisés. De l’autre côté du globe, les magnats de la Silicon Valley investissent des centaines de milliards de dollars dans leurs propres initiatives orbitales. Elon Musk, par exemple, prévoit de mettre à jour ses satellites Starlink pour qu’ils puissent gérer des charges de calcul IA. Jeff Bezos et son équipe chez Blue Origin peaufinent leur propre version d’un hub de données IA depuis plus d’un an maintenant. Et n’oublions pas Sundar Pichai, le PDG de Google, qui a récemment levé le voile sur le « Project Suncatcher » : l’idée est de placer des micro-racks de machines directement à bord des satellites, avec une mise à l’échelle prévue si les essais sont concluants.

Mais, tenez-vous bien, celui qui pourrait bien coiffer tout le monde au poteau, c’est la startup Starcloud, soutenue par le géant Nvidia. Le mois dernier, ils ont réussi un tour de force : faire voyager une unité de traitement graphique Nvidia H100 à bord de leur satellite Starcloud-1, juste au-delà de l’atmosphère terrestre. On parle d’une puce de 80 gigaoctets, ce qui est, tenez-vous bien, 100 fois plus puissant que n’importe quelle puce ayant jamais voyagé dans l’espace auparavant. Mais ce n’est pas tout.

L’entreprise a réussi à entraîner le grand modèle de langage NanoGPT depuis la terre ferme via ce système. Pour la petite histoire, NanoGPT est le « bébé » d’Andrej Karpathy, cofondateur d’OpenAI, et il devient ainsi la première IA jamais entraînée dans l’espace. Starcloud-1 utilise désormais le LLM ouvert de Google, Gemma, pour exécuter et interroger des réponses. C’est historique : c’est la première fois qu’un GPU Nvidia alimente un modèle de langage depuis l’espace.

L’ambition chinoise et l’argument écologique

credit : lanature.ca (image IA)

Pendant que la Silicon Valley s’agite, la Chine continue sa poursuite méthodique de la domination de l’IA spatiale. Une collaboration récente entre Guoxing Aerospace et l’institut de recherche Zhejiang Lab a permis de déployer 12 satellites en orbite basse. C’était littéralement la première constellation informatique dans l’espace. Leur modèle d’IA, qui combine 5 péta-opérations par seconde avec 8 milliards de paramètres, se traduit déjà par des applications commerciales et pose les bases de ce qui pourrait devenir un véritable superordinateur orbital.

D’ailleurs, il faut noter que la société aérospatiale Zhongke Tiansuan, née au sein de l’ICT, avait déjà lancé un ordinateur spatial amélioré avec des puces haute performance dès 2022. Bon, sa puissance ne peut pas encore surpasser celle de Starcloud, mais il faut admettre que la fiabilité est là : le satellite de Zhongke Tiansuan est resté stable en orbite depuis plus de mille jours. C’est une prouesse d’endurance.

Mais pourquoi s’embêter à envoyer tout ça là-haut ? L’infrastructure IA dans l’espace pourrait offrir à la Terre un répit bienvenu face aux quantités astronomiques d’énergie et d’eau que cette technologie controversée dévore chaque année. Sans parler des gaz à effet de serre. Les centres de données Starcloud, par exemple, brûleront dix fois moins d’électricité en utilisant l’énergie solaire. L’équipe de Starcloud l’a d’ailleurs affirmé dans un livre blanc publié l’année dernière : « Les centres de données orbitaux à l’échelle du gigawatt sont parmi les projets spatiaux les plus ambitieux de tous les temps ».

Conclusion : Vers une informatique extraterrestre

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Ils sont convaincus que c’est faisable, économiquement viable et même nécessaire pour réaliser le potentiel de l’IA de manière durable. Cependant, tout n’est pas gagné d’avance. Ces satellites et ces puces informatiques hypersensibles doivent affronter des périls terrifiants : les vibrations intenses des lancements de fusées, la microgravité, les températures extrêmes, et l’exposition aux particules chargées hautement énergétiques du vent solaire. Les laboratoires concurrents cherchent désespérément à atténuer ces effets.

Beaucoup d’observateurs voient un véritable superordinateur opérationnel dans l’espace d’ici les années 2030. La seule question qui reste en suspens, c’est de savoir qui sera le premier à vraiment décoller pour de bon. L’avenir nous le dira, probablement plus tôt qu’on ne le pense.

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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